11. UNIVERS SAFFF ALTERNATIF'n'juvénile: BRMC, Strokes, KOL, Vines, Kooks, Libertines & Babyshambles, Interpol, Killers
Black Rebel Motorcycle Club
Rock alternatif US, Indie, Noise rock
Nick Jago, Peter Hayes, Leah Shapiro, Robert Levon Been
Influences: Rock n Roll, Garage rock, Punk,
The Sonics, The Seeds, 13th Floor Elevators,
The Rolling Stones, Johnny Cash, The Jesus
and Mary Chain
http://www.blackrebelmotorcycleclub.com/
Frédéric Régent, in http://www.music-story.com/black-rebel-motorcycle-club/biographie-03
Originaires de San Francisco, Peter Hayes (chanteur et guitariste, né le 10 février 1976) et Robert Levon Been (bassiste, chanteur, pianiste et guitariste, né le 22 août 1978) se rencontrent au lycée de Lafayette, une banlieue aisée de Frisco. Robert a « de qui tenir » puisqu'il est en fait le fils de Michael Been, ancien chanteur du groupe rock à succès The Call, mais il ne le révèlera que tardivement, se cachant d'abord sous le nom plus passe-partout de Robert Turner. Un temps, Peter fait partie d'une des nombreuses incarnations du Brian Jonestown Massacre, ce qui lui vaudra d'apparaître dans le fameux documentaire Dig ! quelques années plus tard.
Après avoir quitté le Massacre, Peter Hayes fait avec Robert L. Been la connaissance d'un Anglais expatrié de leur âge, Nick Jago, qui joue de la batterie et avec qui ils ne tardent pas à sympathiser et à former un trio, ceci en 1996. Ils mettent au point une musique très influencée par celle des groupes garage ou noisy comme The Jesus & Mary Chain ou My Bloody Valentine (les indépendants anglais (The Stone Roses, Ride les passionnent aussi), et ils se baptisent d'abord The Elements, mais ils constatent très vite qu'un autre groupe s'appelle déjà ainsi et ils optent alors pour Black Rebel Motorcycle Club (couramment nommé BRMC), nom que porte la bande de motards menée par Marlon Brando dans le film L'équipée sauvage. Hayes et Been écrivent des chansons tous les deux, même si le premier est plus productif et chante plus volontiers.
Rebelles en rotation lourde
Optant d'abord pour le système D, ils concoctent un disque fait « maison » à partir de leur meilleure démo, riche de 16 titres, et ils le vendent lors de leurs concerts, les 500 exemplaires gravés par leurs soins s'écoulant tous. C'est cette démo que la station KCRW de Santa Monica passe en rotation lourde tandis que l'antenne locale de la BBC à Sheffield l'élit « Disque de la semaine ». Ils s'installent alors à Los Angeles et reçoivent beaucoup d'offres de labels prestigieux. Sorti chez Virgin en avril 2001, leur premier album studio, Black Rebel Motorcycle Club, leur vaut les compliments de la presse, plus spécialement du New Musical Express, qui loue leur soif d'authenticité et leur consacrera pas moins de cinq « Une ».
A leur premier passage en Angleterre (pays où ils ont réellement été découverts et sont à ce jour plus populaires que chez eux), Noel Gallagher (Oasis) n'hésite pas à se dire leur fan. On les compare alors souvent à The Strokes mais en version « côte ouest » (ce qui les agace profondément) et ils connaissent leurs premiers soucis à cause de Nick Jago, qui, pour de sombres raisons de visa et de permis de travail, ne peut officiellement pas quitter les Etats-Unis, sous peine de ne plus pouvoir y remettre les pieds. Ils s'établissent alors temporairement à Londres, jusqu'à ce que le batteur ait régularisé sa situation.
Durant leur séjour dans la capitale anglaise, ils se taillent une réputation peu flatteuse auprès des journalistes, qui n'aiment guère les interviewer : rebelles mais aussi hautains et taciturnes, ils s'habillent de noir en toute saison et affichent un air sinistre, les drogues qu'ils prennent n'arrangeant pas les choses. Nick Jago, manifestement le plus fragile du trio, est même envoyé en cure de désintoxication et il fera plusieurs allers-retours dans le groupe, sa place étant prise un moment par Peter Salisbury, ancien batteur de The Verve. Ceci explique peut-être pourquoi leur deuxième album, Take Them On, On Your Own, sorti en 2003, comprend des chansons issues de leur vieille démo 16-titres, chose qui leur a été imposée par Virgin et qu'il n'ont pas appréciée du tout. L'album, qui comporte certaines chansons aux textes très engagés mais s'avère très moyen, se classera pourtant n°3 en Grande-Bretagne (leur meilleure performance), son prédécesseur n'ayant atteint que le n°25.
En 2005, Virgin les ayant finalement lâchés, ils se retrouvent un temps sans maison de disques avant de trouver refuge chez Echo, pour laquelle ils enregistrent Howl, un album aux accents très blues et folk, voire country, majoritairement acoustique, où Nick Jago, toujours aux prises avec ses démons, ne joue que sur un seul titre. Il se reprendra pour la tournée (où ils font appel à un copain, Michael « Spike » Keating, pour les aider à la deuxième guitare), mais ils prennent une décision qui s'avèrera malheureuse en invitant en première partie le Brian Jonestown Massacre (l'ancien groupe de Hayes), qui est alors en train de sortir de l'anonymat grâce à Dig ! et finit par attirer davantage qu'eux l'attention, leur nouveau répertoire étant loin de faire l'unanimité. L'aristocratie du rock semble quand même les avoir adoptés puisqu'un soir, ils ouvrent pour U2 dans un stade et jouent aussi avec Patti Smith. Néanmoins, ils retournent à Los Angeles un peu dépités et se lancent dans l'écriture de nouvelles chansons. A la sortie de Baby 81, en avril 2007 (qui sera suivi d'un EP : American X : Baby 81 Sessions), les ennuis semblent finis pour eux : si la presse semble les avoir un peu délaissés, le public, qui a apprécié qu'ils retrouvent sur cet album le son de leurs débuts, répond encore présent dans les salles et c'est sans doute tout ce qui importe pour eux.
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Baby 81 2007,
Howl 2005 -
B.R.M.C. 2001& Take Them On, On You ... 2003
STROKES
Rock alternatif US, Pop rock,
INfluenceS: Garage rock, Pré-Punk, Gang of Four, The
Velvet Underground, Television, The Cars, The

Stooges, Lou Reed
Frédéric Régent http://www.music-story.com/the-strokes/biographie
Pionniers dans le renouveau d'un rock'n'roll juvénile, les Strokes ont prouvé qu'un « look qui tue » et une ascendance favorisée pouvaient s'accomoder de bonnes chansons. En trois albums, ils sont devenus les leaders de la scène new-yorkaise du début des années 2000.
Le rock garage connaît un revival inattendu à partir du début du vingt-et-unième siècle, les Strokes pouvant être considérés comme le premier groupe important à émerger avec cette nouvelle vague.
Issus de familles aisées, le chanteur Julian Casablancas et le guitariste Albert Hammond Jr se rencontrent alors qu'ils sont élèves dans une pension en Suisse et se mettent à faire de la musique ensemble. C'est à New-York, à la fin des années quatre-vingt-dix, qu'ils forment leur quintette de beaux gosses avec quelques copains et sont remarqués par le producteur Gordon Raphael, qui accouche de leur EP, The Modern Age, puis de leur premier album, le très remarqué Is This It.
En 2003, Room On Fire est moins bien accueilli, mais la chanson « The End Has No End » devient un hit en France suite à son utilisation dans une pub télé.
Avec First Impressions On Earth en 2006, le groupe obtient son premier numéro un anglais et continue de drainer les foules. Si Julian Casablancas est le principal songwriter du groupe, les autres membres composent aussi, ainsi Albert Hammond Jr, qui publie en 2007 un album solo, Yours To Keep, assez été bien accueilli.
KING OF LEON
Rock alternatif US
Influence musicale: The Black Crowes, Pearl Jam, Pixies
http://www.kingsofleon.com/
http://www.myspace.com/kingsofleon
Ondine Benetier IN http://www.music-story.com/kings-of-leon
Adulée par les critiques, la fratrie Followill s'impose aujourd'hui comme l'une des plus importantes formations de la planète rock. L'année 2008 est celle de la consécration avec Only By the Night.
Elevés dans la plus stricte tradition religieuse, Caleb, Nathan et Jared Followill passent leur enfance sur les routes du Sud des Etats-Unis pour suivre leur père, prêcheur itinérant de l'Eglise Pentecôtiste Unie américaine, dans ses divers déplacements. En 1998, peu après le divorce des leurs parents, les trois frères s'installent à Nashville dans le Tennessee. Habitués à chanter en public lors des cérémonies religieuses auxquelles ils assistent régulièrement, Nathan, l'aîné, et Caleb forment pendant quelques temps un duo de country, et écument les rodéos de la région pour se produire. En 2000, rejoints par leur cousin Matthew, la fratrie au complet décide de former un groupe, abandonnant la country pour le rock. Les Kings of Leon sont nés.
Une naissance royale
Quelques temps après sa formation, le groupe rencontre le producteur américain Angelo Petraglia (Patty Griffin, Be Your Own Pet) qui leur organise plusieurs auditions à New-York. Signés sur le label RCA Records, les Kings of Leon s'attèlent alors à l'écriture de leur premier EP, Holy Roller Novocaine. Sorti en février 2003, ce cinq titres contient déjà la très érotique « Molly's Chambers », qui est utilisée, quelques mois plus tard, dans une publicité pour Volkswagen.
En août, la fratrie publie son premier album produit par Ethan Cohen (Ryan Adams, Ben Kweller) et Petraglia - qui coécrit d'ailleurs tous les titres. Profondément marqué par le timbre éraillé de Caleb et le duo de guitares qu'il forme avec son cousin Matthew, Youth and Young Manhood est directement influencé par les racines sudistes du groupe. Tirant son nom de la nouvelle Paris est une fête d'Ernest Hemingway, cet album permet aux jeunes Kings of Leon d'entrer dans le cercle très fermé des groupe de rock indépendants les plus prometteurs du moment. Jared Followill, le benjamin du groupe, n'a alors que dix-sept ans, et ment sur son âge pour pouvoir partir en tournée en Europe avec ses frères.
C'est après une tournée aux côtés des Strokes, puis de U2, que les Kings of Leon se lancent dans la création d'un second album. De nouveau aidé d'Ethan Cohen, leur producteur attitré, les trois frères et leur cousin livrent, au mois de novembre 2004, Aha Shake Heartbreak.
Plus nerveux que son prédécesseur, ce deuxième album voit les Kings of Leon abandonner leurs influences sudistes au profit d'un rock plus garage, qui ravit leurs fans et les critiques musicaux.
S'il possède des titres plus puissants que Youth and Young Manhood (« Taper Jean Girls », « Four Kicks », « The Bucket »), Aha Shake Heartbreak voit cependant la fratrie s'adoucir sur les très beaux morceaux quasi-acoustiques « Milk » et « Day Old Blues ». Interviewé par une flopée de magazines à la sortie de l'album, les Kings of Leon déclareront à propos de ce dernier que « si Youth and Young Manhood était une fête, Aha Shake Heartbreak serait une bonne gueule de bois ». Le ton est donné.
Du côté obscur
En 2005, les Followill sont conviés à assurer la première partie de Bob Dylan - lequel leur confiera d'ailleurs à propos du titre « Trani », « c'est une sacrée chanson ! » (1) -, puis du groupe américain Pearl Jam l'année suivante. Enregistré à Nashville, leur troisième album voit le jour en avril 2007. Intitulé ainsi en référence au rassemblement religieux annuel auquel les trois frères assistaient plus jeunes, Because of the Times sonne fort et allie cette fois-ci guitares incisives (« McFearless ») et grosses lignes de basse (« Charmer »).
Aussi sombre que surpuissant, l'album marque un tournant important dans la carrière des Kings of Leon : grâce à lui, les Followill passent en effet du statut de groupe indé à celui de groupe pour stade. Comme ils le souhaitaient (« Nous voulons faire un grand album » (1)), leur nouvel album prend la tête des charts anglais dès sa sortie en Europe. Le groupe déclenche même l'enthousiasme d'Ed O'Brien de Radiohead : « Je ne suis pas jaloux quand je vois d'autres groupes, mais quand je les vois eux, je me dis "j'adorerais être dans ce groupe". Ils sont jeunes, ils me rappellent les Bunnymen ou quelque chose comme ça. Ils grandissent, ils évoluent... Ce sont des musiciens incroyables » confie à l'époque le guitariste au magazine britannique New Musical Express (2).
Parallèlement, en août 2007, les Kings of Leon jouent au festival Rock en Seine où leur concert reçoit un très bon accueil du public.
Quelques mois après la sortie de Because of the Times, en février 2008, la fratrie Followill dévoile être déjà en studio pour l'enregistrement d'un nouvel album. Annoncé comme « encore plus rock » que ses prédécesseurs par le bassiste, Jared, le nouvel effort du quartet suscite l'attention constante des médias qui le voient déjà comme celui de la consécration.
Critiqué, le nouvel album de la fratrie ne fait pas l'unanimité, car jugé trop rock et moins subtil que les précédents par certains journalistes musicaux, et une partie des fans du groupe. « Sex On Fire », premier single issu d'Only By the Night, prend pourtant une nouvelle fois la tête des charts anglais dès sa sortie. Rien n'arrête la machine de guerre Followill.
THE VINES
Rock australien
http://www.thevines.com/
http://www.myspace.com/thevines
Influence musicale: Nirvana, Beatles, Supergrass,
Screaming Trees, The Dandy Warhols

Frédéric Régent, http://www.music-story.com/the-vines/biographie-02
Le groupe se crée à Sydney, en 1995, sur une idée de Craig Nicholls, chanteur et guitariste né le 31/08/1977. Encore lycéen, il gagne sa vie dans un McDonald's où il développe un goût prononcé pour les burgers et fait la connaissance de Patrick Matthews, qui joue de la basse. Le batteur David Olliffe, ami d'enfance de ce dernier, se joint alors à eux. Nommés dans un premier temps Rishikesh (en référence au séjour en Inde des Beatles, dont Craig Nicholls est très fan), ils adoptent The Vines comme patronyme, parce que dans les années 60, papa Nicholls avait joué de la guitare dans un groupe appelé The Vynes. Ils se produisent lors de fêtes entre copains, où ils interprètent beaucoup de chansons de Nirvana, les premières compositions de Craig Nicholls étant très influencées par celles de Kurt Cobain.
En juillet 2001, grâce au contrat qu'ils ont signé chez Heavenly Records, ils s'envolent pour Los Angeles, où ils vont accoucher de leur premier album. Mal à l'aise en studio et peu attiré par la perspective de tourner sans cesse, David Olliffe choisit de partir et des batteurs de séances comme Pete Thomas et Joey Waronker viennent aider nos débutants à finir leur travail. Enregistré avec le producteur Bob Schnapf (Foo Fighters, Beck, Elliott Smith) et mixé en partie par Andy Wallace (Nirvana, Sonic Youth, Rage Against The Machine...), Highly Evolved, paru à l'été 2002, est précédé de quelques mois par le single « Factory ». Il se classe troisième en Angleterre et onzième aux Etats-Unis, les Vines ayant vite été portés aux nues par le NME qui les a mis en couverture et voit en eux rien moins que « le futur du rock », tout comme son concurrent Rolling Stone.
Garage attitude
La situation tourne court lors d'un concert catastrophique donné en mai 2004, où Patrick Matthews, excédé, en vient aux mains avec Craig Nicholls (qui a frappé un photographe et pris à partie le public) et il quitte les Vines sitôt le dernier morceau du set joué.
Le fait que Patrick Matthews - qui après son départ rejoint Youth Group - soit un membre fondateur du groupe ne semble guère déranger Craig Nicholls, puisqu'il le remplace par Brad Heald. Après une série d'examens psychiatriques réalisés à l'initiative du management et de la maison de disques, on diagnostique chez Craig Nicholls une forme légère d'autisme, le syndrome d'Asperger, ce qui lui évite une condamnation. Beaucoup croient alors que le groupe ne va pas survivre à cette épreuve, mais Hamish Rosser et Ryan Griffiths font bloc autour de son leader et ils parviennent à enregistrer ensemble Vision Valley (avril 2006), un disque qui témoigne d'un net regain de forme de la part de leur leader, même si Bob Schnapf n'y a pas participé et même si le groupe ne tourne pas pour le promouvoir, se limitant à quelques shows.
Début 2008, un quatrième album, à nouveau produit par Bob Schnapf, est annoncé et Craig Nicholls serait suffisamment rétabli pour assurer une tournée.
UK, Pop, rock
Influences, Punk, The Kinks, The Clash
Gary Powell, John Hassall, Pete Doherty, Carl Barat
BABYSHAMBLES
UK, Rock alternatif
Influences: Punk, The Libertines, The Clash, The Kinks
Sophie Rosemont in, http://www.music-story.com/babyshambles/biographie

À la fois suite et réplique de la dissolution de The Libertines, Babyshambles est mené par l'auteur, compositeur, guitariste et chanteur anglais Pete Doherty. Ombrageant complètement ses partenaires, il insuffle toujours ce rock sulfureux dans lequel il excelle. Après un séduisant Down in Albion (2005), Shotter's Nation (2007) se révèle moins convaincant, mais se centre également sur le talent d'écriture et d'interprétation du bouillant leader.
Des Libertines aux Babyshambles
Peter Doherty est né le 12 mars 1979 dans la bourgade anglaise de Hexham. Elevé de façon assez stricte par un père militaire et une mère infirmière, il garde de son enfance un rejet de toute forme d'autorité.
À l'adolescence, il découvre The Smiths et le punk. Il commence alors à rêver de gloire en jouant de la guitare et en écrivant des poèmes. Après le lycée, il s'installe à Londres, fait une première année de littérature à l'université... et ne souhaite pas prolonger l'expérience. Lors d'une soirée, il rencontre Carl Barât. Liés par une amitié passionnelle, ils fondent ensemble un groupe de rock. C'est alors le début de l'aventure de The Libertines, qui s'achève en 2003 lorsque Barât donne congé à un Doherty devenu ingérable. Abus d'absences, de drogues et de confiance ont contribué à la séparation d'un groupe pourtant promis à un grand avenir. Tandis que Barât forme ses Dirty Pretty Things, Pete Doherty a déjà réuni ses Babyshambles.
Down in Albion
C'est avec un ami, le guitariste Patrick Walden, que Doherty fonde donc son propre groupe, Babyshambles, qu'il compte bien mener à sa façon... Ils recrutent la batteuse Gemma Clarke et les frères Perrett (Jamie et Peter), à la basse et à la guitare, pour enregistrer un single diffusé de façon assez confidentielle « Babyshambles » (2004), puis un premier album.
Mais les choses ne se montrent pas plus faciles qu'à l'époque de The Libertines. Gemma Clarke et les frères Perrett se brouillent avec Doherty, et claquent la porte. Ce dernier n'en a cure et les remplace par le bassiste Drew McConnell et le batteur Adam Ficek. L'enregistrement se termine sous de meilleurs auspices, avec notamment l'intervention à la production du maître Mick Jones (qui avait déjà travaillé avec Doherty sur les albums des Libertines).
Down in Albion paraît donc en 2005, et connaît un certain succès, qui doit aussi bien à l'efficacité rythmique des chansons et à leur richesse mélodique qu'à la popularité de Doherty auprès des journaux à scandales. Mais ce dernier agace son label, Rough Trade, qui décide de se séparer de ce groupe qu'il ne juge pas assez rentable.
Shotter's Nation
Cette fois produit par Stephen Streets, qui a son actif des références de Doherty (The Smiths, New Order, Morrissey...), l'album offre une vraie cohérence. Le rock, très inspiré des Kinks, fait mouche. Toujours en 2007, un DVD retraçant les premiers concerts du groupe, Up To Shambles:
THE KOOKS
Rock alternatif UK
http://www.thekooks.co.uk/home
http://www.myspace.com/thekooks
http://the-kooks.skyrock.com/
Influences: The Kinks, The Buzzcocks, The Jam, Thin Lizzy
Max Rafferty, Paul Garred, Luke Pritchard, Dan Logan, Hugh Harris
Ce quatuor de jeunes musiciens originaires de la ville côtière de Brighton n'a eu besoin que d'un single (« Naïve ») et d'un album, son premier, pour faire un malheur dans son pays et se retrouver à donner à un train d'enfer des concerts (à guichets fermés) en Europe et aux Etats-Unis. La presse anglaise voit volontiers en eux l'équivalent anglais des punks de pacotille formatés pour MTV, mais leur musique, résolument légère, tient plus de la pop indépendante, avec des guitares bien rugissantes et des refrains accrocheurs.
En 2004, Luke Pritchard (chant, guitare rythmique, né le 2 mars 1985), Hugh Harris (ex-Soul Solid, guitare, né en 1987), Paul Garred (batterie, né le 23 mai 1985) et Max Rafferty (basse, né en 1985) créent leur groupe alors qu'ils sont encore des étudiants du prestigieux Brighton Institute of Modern Music. Ils répètent d'abord sur quelques reprises, dont « Reptilia » des Strokes, et « empruntent » à David Bowie - une de leurs idoles - leur nom (la chanson « Kooks » sur l'album Hunky Dory - 1971).
In / Out
Une fois le groupe au point, ils enregistrent eux-mêmes un EP et se produisent à un événement local, le Brighton's Free Butt Festival, où ils font un malheur. C'est après ce concert que Virgin/EMI les signe illico presto et leur fait enregistrer avec le producteur Tony Hoffer deux singles (« Eddie's Gun » et « Sofa Song ») puis leur premier album, Inside In/Inside Out, qui sort en 2006 : séduisant sans trop de mal le jeune public anglais et même au-delà de celui-ci, il se vend très vite à deux millions d'exemplaires dans le monde, la chanson « Naïve » (écrite par Pritchard alors qu'il n'avait que seize ans) étant aussi un gros succès - numéro 5 en Grande-Bretagne.
Le New Musical Express les met alors au programme d'une tournée de promotion américaine et ils décrochent même une première partie des Rolling Stones à Cardiff (alors qu'ils sont tous d'âge à être les petits-fils de Mick Jagger...) A la fin de l'année, ils sont nominés par la presse pour divers Awards, mais n'en obtiennent aucun. D'autre part, concurrence oblige, leur parcours estudiantin plutôt select et leurs goûts musicaux très éclectiques (de David Bowie à Dire Straits en passant par The Police) leur valent d'être l'objet d'une certaine méfiance, voire d'une animosité de la part de plusieurs autres groupes et artistes, comme Lily Allen ou Razorlight, qui les débinent volontiers en interview, Luke Pritchard en particulier étant la cible des moqueries à cause de sa relation avec la chanteuse pop/jazz Katie Melua, qui lui aurait inspiré la plupart des chansons d'Inside In/Inside Out.
Cela n'empêche pas les Kooks de remporter tous les suffrages en concert et d'affoler les forums (il s'en crée même un rien que pour eux en France).

Ils pensent un moment à dissoudre les Kooks mais ils feront appel à Dan Logan (ex-Cat The Dog) pour prendre sa place, mais seulement dans l'optique de la tournée (du moins dans l'immédiat). Evidemment, tout cela n'affecte en rien la popularité du groupe puisque dès sa parution, Konk est propulsé à la première place des ventes, une place à laquelle les Kooks semblent abonnés pour le restant de leur carrière.
Rock alternatif US
Influences: Joy Division, The Cure, Echo & the Bunnymen, Bauhaus
http://www.interpolnyc.com/
Frédéric Régent, in http://www.music-story.com/interpol/biographie
Dans la lignée des Dandy Warhols de Welcome To The Monkey House, Interpol (nom choisi évidemment en référence à la police internationale et par jeu de mots sur « à l'intérieur de Paul », en allusion à leur chanteur/leader) semble bien chercher à remettre au goût du jour certains des meilleurs sons des années quatre-vingt mais sans en reproduire les maladresses, cette démarche étant en plus couronnée de succès à tous les niveaux.
Formé à New York en 1998, le groupe a un lien très fort avec la Grande-Bretagne par le biais de son vocaliste et guitariste Paul Banks, né en 1978 en Angleterre et entouré d'amis nommés Daniel Kessel (à la guitare), Carlos Dengler (ou Carlos D, à la basse) et Samuel Fogarino (à la batterie).
Pétri de références très new wave comme The Cure, Joy Division ou, plus proches d'eux, les Feelies, leur premier disque, Turn On The Bright Lights, les voit aussi se réclamer dans leurs textes d'auteurs comme Franz Kafka et Charles Bukowski, cultivant volontiers une certaine recherche vestimentaire, autant de choses qui les mettent résolument en marge des autres groupes états-uniens de leur génération.
Pour l'instant, Our Love To Admire, où, comme sur Antics, ils ont intégré des claviers (tenus par un certain Blasko), est certainement le plus achevé de tous leurs albums.
THE KILLERS
Influence musicale: Depeche Mode, New Order, The Cure
http://www.thekillers.co.uk/
In, http://www.music-story.com/the-killers/biographie-03
Ce groupe américain de Las Vegas emmené par Brandon Flowers s'impose dès son premier album Hot Fuss (2004) comme l'une des plus belles promesses pop/rock. Un temps considéré comme le successeur de U2, The Killers obtient les faveurs d'un large public avec les hits « Somebody Told Me », « Bones » (et son clip réalisé par Tim Burton) ou « Human , extrait du troisième album Day & Age (2008), plus synthétique que ses prédécesseurs.
The Killers se compose Brandon Richard Flowers (né le 21 juin 1981 à Las Vegas, Nevada) au chant et aux claviers, David Brent Keuning (né le 28 mars 1976 à Pella dans l'Iowa) à la guitare, Ronald Vannucci Jr (né le 15 février 1976 à Las Vegas) à la batterie et Mark August Stoermer (né le 28 juin 1977 au Texas) à la basse. La formation tient son nom d'un groupe imaginé par New Order dans le clip de « Crystal », dans lequel « The Killers » est écrit sur la grosse caisse de la batterie. Référence donc, à un groupe fétiche des quatre jeunes musiciens. Une seconde version indique une référence à une nouvelle d'Ernest Hemingway.
Petite annonce
En 2002, le groupe Blush Response décide de migrer vers Los Angeles : l'un de ses membres, Brandon Flowers ne l'entend pas de cette oreille et décide de rester à Las Vegas, quitte à faire une croix sur sa formation jazzy. Alors groom au Gold Coast Hotel, il tombe sur une annonce postée par David Keuning, alors vendeur dans une boutique de vêtements, dans le Las Vegas Weekly. Les deux musiciens lient connaissance et composent rapidement un de leurs premiers tubes : « J'avais le couplet de « Mr. Brightside » et Brandon m'a écrit le refrain », se souvient Keuning. Convaincus par le potentiel de leur premier morceau et portés par leurs influences communes (Oasis, New Order, The Cure et Joy Division), ils sélectionnent au cours de plusieurs auditions, Mark Stoermer (coursier médical et étudiant en philosophie) à la basse et Ronald Vannucci, Jr. (photographe dans une chapelle et étudiant en percussions) à la batterie. Les premières répétitions se font tantôt dans les locaux musicaux de l'université de Ronnie, tantôt dans un garage où la chaleur est écrasante. C'est ainsi que The Killers compose les premiers joyaux de l'album Hot Fuss.
Tramps
En 2003, The Killers enchaîne les tournées dans toute l'Angleterre puis revient sur son territoire natal pour se produire au CMJ Festival de New York.
Bouillon de rock
Hot Fuss porte bien son nom. Sorti en juin 2004, l'album est composé dans la chaleur étouffante d'un garage et enregistré dans des conditions rocambolesques (pendant l'enregistrement de « Believe Me Natalie », le batteur est expulsé de son siège à cause d'un tremblement de terre). Par une curieuse ironie du sort, il a failli coûter la vie aux « Tueurs », qui échappent à un crash aérien et à un incendie. Produit par Jeff Saltzman et Brandon Flowers, Hot Fuss éveille l'intérêt de plus de cinq millions d'acheteurs, et le single « Somebody Told Me » atteint le Top 30 américain dès la première semaine. La critique suit, les fans se multiplient... Les singles « Mr.Brightside » et « All These Things That I've Done » ont le même succès. Après une tournée internationale, le groupe regagne les studios d'enregistrement début 2005.
Son successeur, le très américain Sam's Town voit le jour en octobre 2006. Produit par Alan Moulder et Mark Ellis (Flood), le deuxième album se veut plus rétro. Chœurs gospels, trompettes, nappes de guitares et de synthés forment l'ossature d'un disque aux sonorités plus américaines, en opposition à Hot Fuss. Plus inspiré par Springsteen que par New Order, Sam's Town est une référence au casino-hôtel de Las Vegas. Les critiques se font plus timides, néanmoins il se ven aussi bien que le précédent et les concerts se jouent à guichets fermés. Le succès du single « When You Were Young » est moindre, mais le titre « Bones » bénéficie d'un clip réalisé par Tim Burton (le couple squelettique de la chaons regarde un film dans un drive-in).
En novembre 2007, tandis que la tournée Sam's Town touche à sa fin, est publié Sawdust, disque regroupant des titres inédits (« Sweet Talk » et « Leave The Bourbon On The Shelf »), raretés et faces B de singles
Une compilation qui contient « Tranquilize », un duo avec Brandon Flowers et Lou Reed. A la demande d'Anton Corbijn, leur version de « Shadowplay » est choisie pour intégrer la bande originale du film Control. Un an plus tard tombe le nouvel album Day & Age précédé du single « Human » en septembre.




















