INFLUENCES ODN EN SAFFF (6bis) BAUHAUS, Sister Of Mercy, Jesus & Mary Chain, Fields of the Nephilim, Christian Death
BAUHAUS BIOGAPHIE in http://www.premonition.fr/premor.php3?lien=actu/actu.php3X1Xactuid=214051&ta=9, Frédéric Thébault
Et pour l'occasion, il ramène avec lui Kevin et David, ce dernier troquant son véritable nom contre le pseudonyme de Jay, ou plutôt J. Murphy sera chanteur, Ash guitariste, David bassiste, et Kevin batteur. Il ne leur manque plus qu'un nom, et celui-ci est vite choisi pour sa symbolique. Ce sera Bauhaus 1919, en référence à l'école du même nom, qui a lancé un style d'architecture avant-gardiste au début du XXème siècle. Des lignes droites, des bâtiments rectilignes, principale fonction : l'adaptation des formes à la fonction. En résumé, un clin d'œil au modernisme dans toute sa splendeur et son horreur.
Un mois et demi seulement après sa création, en janvier 1979, Bauhaus, ayant laissé choir la particule "1919", sort une première démo, "Bela Lugosi's Dead / Boys". Immédiatement remarqué, le groupe est signé sur le label indépendant Small Wonder et "Bela Lugosi's Dead" devient single. Et quel single ! Le tout-Londres parle de cet étrange morceau, long (9 mn), lancinant, à donner des frissons dans le dos par son ambiance répétitive, vide et macabre : trois notes de basse incessantes, une guitare cristalline au lointain, une batterie minimaliste et monocorde... et la voix, cette voix chaude, austère, dramatique, cette voix qui ressemble tant à David Bowie, et qui répète inlassablement "Undead, Undead, Undead". Il y a aussi ce texte, hommage à l'acteur du cinéma muet Bela Lugosi, devenu fou après s'être trop identifié à son rôle principal en 1931, Dracula. Le groupe intrigue, fascine déjà, et quelques temps après quitte Small Wonder pour devenir la première signature d'un label devenu depuis mythique : 4AD.
Quelques mois plus tard, c'est le second single, "Dark Entries". Et là, les choses deviennent claires : Bauhaus n'est pas un groupe de passage, et si la presse se moque de son image théâtrale, le public ne s'y trompe pas et s'accorde à voir en eux l'un des possibles grand groupe des années à venir. Ils ne trahiront pas les espoirs.
À l'aube de 1980, Bauhaus sort son premier album, "In the Flat Field". À l'instar de Joy Division quelques mois auparavant, celui-ci annonce et confirme la couleur, ou plutôt la non-couleur de la nouvelle décennie : noir, et blanc. Et comme l'explique lui-même le groupe : "Les couleurs sont réservées aux arbres de Noël"... Double Dare et son intro à la basse angoissante donne le ton, l'album entier est un paquet de nerfs à vif, un abîme d'humeurs noires, d'ambiances fiévreuses et effrayantes. La voix envoûtante de Peter Murphy ajoute à l'étrangeté des climats, et une mystérieuse impression se dégage de chaque morceau, une attirance pour l'inconnu, l'étrange et le malsain. Un album où l'on va de surprises en surprises, de la folie enragée de Small Talk Stinks, Double Dare ou St. Vitus Dance aux ambiances plus feutrées, vicieuses et sournoises comme God in an Alcove, Spy in the Cab ou Nerves. L'album délivre une sensualité morbide, sensualité qui vire souvent à la sexualité d'ailleurs, car Murphy a un charisme fou, notamment en concert, quand, vêtu de cuir noir, il joue avec sa cape, tel un Nosferatu prêt à vous sucer le sang, juste avant d'effectuer un strip-tease quasi intégral. Groupe de scène avant tout, Bauhaus sait procurer d'intenses moments à son public grâce à son jeu très théâtral, lorsque par exemple Murphy saisit un spot d'avant-scène, et plonge le faisceau dans son visage, se transformant ainsi en un diablotin sorti tout droit de l'enfer. De concerts en concerts, le public ne cesse de s'accroître, et Bauhaus acquiert une notoriété de plus en plus importante.
Leur second album, en 1981, confirme leur talent. "Mask" se révèle plus abordable, mais toujours profondément sombre, sensuel et enfiévré. Le disque débute par un long larsen ayant pour effet de tendre immédiatement les sens de l'auditeur, de le "capturer" dans la musique. Hair of the Dog ouvre le bal, enchaînant avec The Passion of Lovers, devenu l'un de leurs singles les plus connus. Là encore, pas un titre de "Mask" ne déçoit. De la beauté tragique de Hollow Hills à l'ambiance sépulcrale de In Fear of Fear en passant par l'effroi surréaliste de Mask, personne ne ressort indemne de la contagion Bauhaus.
Il faudra attendre 1982 et leur troisième rejeton, "The Sky's Gone Out", pour percevoir un changement dans la musique du groupe. Plus dépouillé, l'album délaisse les moments de violence et d'hypertension pour des morceaux plus fins, plus racés, plus expérimentaux aussi, on a même droit à un reggae (à la sauce Bauhaus bien sûr) dans lequel Peter Murphy, avec beaucoup d'humour, se permet quelques ronflements ! On le sent, "The Sky's Gone Out" est plus que jamais le fruit de leur désir d'improvisation, témoins la trilogie The Three Shadows, ou les deux versions de Spirit, celle de l'album et celle du single, n'ayant que peu de points communs. Plus reposant, l'album n'en reste pas moins mystérieux, indéchiffrable. Les morceaux, intemporels, n'ont pas pris une ride. 1982, c'est aussi leur unique apparition dans le Top 20 avec la reprise d'un classique de David Bowie, Ziggy Stardust, toutes guitares dehors, mais sans grande nouveauté par rapport à l'original. David Bowie qui invite d'ailleurs
Bauhaus à une apparition dans le film de Tony Scott qu'il tourne avec Catherine Deneuve : "Les Prédateurs". On y voit le groupe pendant tout le générique de début, et un inoubliable Peter Murphy plus chauve-souris que jamais. 1982, c'est également la parution d'un album live, "Press the Eject and Give Me the Tape", témoignage réussi de leurs prestations scéniques, enregistré dans diverses salles, et notamment le Rose-Bonbon à Paris où ils donnent un concert devenu légendaire.
Mais dès 1983 rien ne va plus. Les fans reprochent à Bauhaus de se vendre au showbiz : Peter Murphy apparaît dans une publicité pour une marque de cassettes audio ; quant au groupe, selon eux, il devient trop connu. Tout ceci en sus des attaques de la presse qui ne les a jamais franchement appréciés, à tel point que Bauhaus invite le journaliste Steve Sutherland à un droit de réponse sur scène, en plein concert. Mais à leur grande surprise, ce dernier accepte, et pire encore, obtient du groupe une reconnaissance de leur erreur... "Burning from the Inside" paraît dans ce contexte, et donne une image fidèle de ce que vit le groupe : des morceaux fatigués, de plus en plus mélancoliques (Who Killed Mr Moonlight, Kingdom's Coming), et sans commune mesure avec la démence de leurs premiers titres. Malgré tout, Bauhaus peut garder la tête haute, pas une des chansons ne se laissant aller à la facilité. Un bel album avec de somptueux titres, voilà ce dont il s'agit. Le tube She's in Parties fait d'ailleurs un tabac en soirées, et Bauhaus, désormais reconnu comme chef de file du mouvement batcave, démontre sans conteste sa supériorité, même si cet album est clairement éloigné des ambiances typiques du genre.
C'est sans prévenir, et sans donner de raisons, que se sépare Bauhaus cette même année, laissant derrière eux quatre albums cultes et le souvenir d'une alchimie musicale particulièrement réussie. Peter Murphy, après l'expérience d'un seul album très réussi avec le bassiste de Japan, Mick Karn, sous le nom de Dali's Car ("The Waking Hour" en 1984), se lance dans une carrière solo conséquente mais inégale (huit albums à ce jour) et très confidentielle. Quant à ses ex-compagnons, après la poursuite infructueuse de précédents projets parallèles à Bauhaus, (sans David J.), sous le nom Tones On Tail (un album en 1984, "Pop"), ils forment Love And Rockets, Daniel Ash officiant au chant. Ces derniers sortiront plusieurs albums assez différents, des relents de musique gothique au glam-rock façon 70's, en passant par la noisy-pop et la dance-music. Boudés par le vieux continent, ils obtiendront un énorme succès aux États-Unis. En marge du groupe, David J. a sorti quelques albums solo, malheureusement peu réussis, et il faut bien l'avouer, plutôt soporifiques. Daniel Ash également, mais avec plus de réussite...
C'est alors qu'à la fin des années 90, la redécouverte de la musique et des groupes du début des années 80, dont on parle de plus en plus, donne l'idée au groupe, pourquoi pas, de se reformer. L'incroyable se produit alors : Bauhaus renaît de ses cendres, et affronte les scènes européennes pour une tournée qui remporte un grand succès. Un témoignage de ces concerts sortira sur CD ("Gotham", 1999), mais malgré l'attente de bon nombre de fans, cette reformation reste passagère, et les membres du groupe retournent à leurs occupations.
Bauhaus reste, 20 années après leur séparation, comme l'un des groupes les plus originaux et les plus intéressants que nous aient donné les années 80.
DICOGRAPHIE, par Laure Cornaire
Bauhaus sort son premier single en août 1979. C'est l'emblématique "Bela Lugosi's Dead", dont l'avenir révélera l'impact, autant musical que par l'imagerie que s'appropriera plus tard une certaine tribu. Lors d'un concert à Londres en décembre 1979, le groupe est signé par 4AD chez qui il sortira son premier album "IN THE FLAT FIELD" ainsi que trois singles "Dark Entries", "Terror Couple Kill Colonel" et "Telegram Sam", qui posent d'emblée le style tortueux de leur son. Après un changement de label pour atterrir chez Beggars Banquet, une approche musicale légèrement plus accessible et mélodique, inaugurée par "Kick in the Eye", se confirme avec l'album "MASK" (1981) et ouvre grand les bras du public américain au groupe. Un premier live "Press the Eject and Give Me the Tape" (1982) enregistré à Londres, Liverpool, Manchester, et Paris capture le répertoire déjà culte du groupe et son aura charbonneuse.
L'année 1982 sera placée sous l'égide des reprises : celle du Ziggy Stardust de Bowie, qui assurera au single une place dans les charts anglais, et celle de Third Uncle de Brian Eno qui ouvre le troisième opus du groupe, l'album "THE SKY'S GONE OUT". Mais c'est également cette année-là que les choses commencent à sentir le roussi pour l'entité Bauhaus. Le groupe sort tout de même un dernier album "BURNING FROM THE INSIDE", dont le titre évoque on ne peut mieux la situation implosive à laquelle la formation fait face. Lors du concert du 5 juillet 1983 à l'Hammersmith Palais de Londres, David J. prononce les mots qui signeront la fin de la fugitive mais intense existence de Bauhaus : "Rest in Peace", phrase qui donnera également son titre au live dudit concert.
Quinze années plus tard, une reformation inattendue ramène le groupe d'entre les morts pour une tournée internationale. Un best of "Crackle" (1998) sort dans la foulée, ainsi qu'un enregistrement de ces concerts "Gotham" (1999), signant probablement les ultimes sursauts de vie du groupe.
Site officiel: http://www.bauhausmusik.com/
SISTER OF MERCY
http://www.thesistersofmercy.com/
UK, Gothic Rock, 1979
Ben Christo : Guitare, Choeurs
Chris Catalyst : Guitare, Choeurs
Doktor Avalanche : Batterie
Andrew Eldritch : Chant
A post-punk UK rock outfit whose flirtations with gothic imagery have dogged the public and media perception of them throughout an eclectic career. Taking their name from a Leonard Cohen song, the Sisters Of Mercy formed in Leeds, Yorkshire, England, in 1980, when Leeds and Oxford University drop-out Andrew Eldritch (b. Andrew Taylor, 15 May 1959, England; vocals) teamed up with Gary Marx (b. Mark Pairman, England; guitar) and a drum machine. After releasing "The Damage Done" (on which Eldritch played drums and guitar, and Marx sang) on their own Merciful Release label, the band expanded to include Ben Gunn (guitar) and Craig Adams (bass) for supports with Clash, Psychedelic Furs and the Birthday Party. A cult reputation in the north of England was augmented by excellent press, and further enhanced by the release of their third single "Alice". A magnificent gothic dance saga, together with the subsequent "Temple Of Love" (which reached number 2 on the UK singles chart), it hallmarked the band's early musical character.
In-between these two landmark 45s Gunn left to be replaced by Wayne Hussey (b. Jerry Wayne Hussey, 26 May 1958, Bristol, England). WEA Records picked up the distribution for Merciful Release as the band's reputation continued to grow throughout 1983 and 1984. Despite the release of their debut album, the following year brought a creative watershed. Continuing rivalries between Marx and Eldritch forced the former to depart. This was only a stopgap treaty, with the band announcing a final split in July 1985 after a concert at the Royal Albert Hall (captured for posterity on the Wake video). The rest of the year witnessed extraordinary legal wrangles between Eldritch on one hand and Adams and Hussey on the other, each claiming use of the name Sisters Of Mercy. Eldritch went as far as releasing a record (Gift) under the title Sisterhood simply to prevent Adams and Hussey from adopting this halfway-house title. The duo eventually settled on the Mission as their new home, while Eldritch moved to Germany.
Still operating under the Sisters Of Mercy title, Eldritch recruited Patricia Morrison (b. 14 January 1962; ex-Gun Club) and fashioned a more dance-orientated sound on hit singles "This Corrosion" (UK number 7) and "Dominion" (UK number 13), and the Top 10 album Floodland. A two-year spell of inactivity was broken in 1990 with the Top 20 single "More", showcasing another new line-up; Tony James (ex-Sigue Sigue Sputnik; bass), Tim Bricheno (b. 6 July 1963, Huddersfield, Yorkshire, England; guitar, ex-All About Eve) and Andreas Bruhn (guitar). Vision Thing indulged Eldritch's penchant for deep-rooted, esoteric metaphor, which occasionally makes his lyrics futile and impenetrable. They undertook a loss-making, aborted tour with Public Enemy in 1991, though this did little to dampen the confidence of the self-confessed "world's greatest lyricist". A remixed version of "Temple Of Love", recorded with Israeli singer Ofra Haza, propelled the band into the UK Top 5 the following summer. New guitarist Adam Pearson featured on the following year's single, "Under The Gun", released to promote a greatest hits set. Eldritch's prolonged wrangles with EastWest Records subsequently kept the band out of the recording studio, although their erstwhile frontman remained active as a remixer on the dance music scene. Supported by various musicians he has kept the Sisters Of Mercy active as a live outfit.
Albums:
* First And Last And Always - 1985 (Merciful Release/Elektra)
* Floodland - 1987 (Merciful Release/Elektra)
* Vision Thing - 1990 (Merciful Release/Elektra)
Videos & DVD's:
* Wake: In Concert At The Royal Albert Hall - 1986 (PolyGram Music Video)
* Shot - 1989 (Warner Music Vision)
* Shot Rev 2.0 - 1993 (Warner Music Vision)
Bibliography:
* Sisters Of Mercy Discography: Heartland - Andrew James Pinell
* The Dark Reign Of Gothic Rock: In The Reptile House With The Sisters Of Mercy, Bauhaus And The Cure - Dave Thompson
| | |
JESUS & MARYCHAINS
http://ogami.subpop.com/bands/JAMC/website/home.html
With pretty pop melodies buried deep in feedback and grindingly distorted guitars, the Jesus and Mary Chain became darlings of the mid-'80s British press and a college-radio cult hit in the United States. Their melancholy noise made them one of the most distinctive of the Velvet Underground's many musical progeny and paved the way for critically acclaimed early-'90s noise-guitar bands such as My Bloody Valentine.
Shortly after forming the band just outside Glasgow, Scotland, the Reid brothers moved the Jesus and Mary Chain to London to record their first single, "Upside Down." In late 1984 came the first in an ongoing series of drummer changes (after 1986, the drummers were mostly used for live shows only, not for the albums). Bobby Gillespie, vocalist with another Scottish band, Primal Scream, replaced Dalglish on drums - which consisted of banging out simple time on a snare drum and one tom-tom, much like the Velvet Underground's Maureen Tucker. The Jesus and Mary Chain's early work was sneering, thrashing postpunk, delivered in furious 20-minute sets that sometimes ended with audiences violently annoyed by the brevity of the set, the loud feedback, and/or the Reids' singing with their backs to the crowd. The band accepted the obvious comparison to punk rock but then turned around in fall 1985 and recorded the first of its slow, throbbing noise-pop classics, "Just Like Honey," which was built on the classic Phil Spector drumbeat from "Be My Baby." Gillespie returned to Primal Scream a month before Psychocandy was released to enormous critical acclaim in both En¬gland and America.
The Darklands album was followed by a North American tour during which Jim Reid was arrested for assaulting a male heckler. (Reid was later acquitted by a Toronto court.) In early 1992 the group was banned from the British television show Top of the Pops over the lyrics to its single "Reverence," which included such lines as "I wanna die just like Jesus Christ / I wanna die just like J.F.K." That summer the band played the U.S. on the second annual Lollapalooza Tour. Stoned & Dethroned (1994) proved a departure for the Reid brothers, with its soft, acoustic sound; the album's first single, "Sometimes Always," featured Mazzy Star's Hope Sandoval. Though the song hinted at a commercial breakthrough, it was four years before another U.S. release. Munki, released by Seattle's Sub Pop label, was a flop. William Reid quit the same year, and the group disbanded in 1999. William recorded solo; Jim formed the band Freeheat. On April 27, 2007 the Jesus and Mary Chain regrouped and were joined on stage by Scarlett Johansson for a performance at Coachella Music Festival.
DISCOGRAPHIE: The Power Of Negative Thinking: B-Sides And Rarities 2008
Honey's Dead2006
Stoned And Dethroned 2006
Automatic2006
Rhino Hi-Five: Jesus And Mary Chain 2006
21 Singles2002
Munki1998
Hate Rock 'N' Roll1995
Barbed Wire Kisses 1988
Darklands 1987
Psychocandy 1985
Singles
Live in Concert 2003
Compilations
Zack And Miri Make A Porno 2008
Heroes - Original Soundtrack 2008
The Brit Box 2007
Now That's What I Call Music Vol. 21 (CD 1) 2007 *
The Gothic Collection 2006
Rough Trade Shops: Indiepop 12004
Lost In Translation 2003
Modern Rock of the 90's, Vol. 2 2000
Doubleshot: Modern Rock 2000
Sound: Check1998
Modern Rock 1987: Hang the DJ 1996
Doom Generation 1995
X Factor 1995
Alternative NRG 1994
The Crow1994
Love & a .45 1994
Freejack 1992
Where The Pyramid Meets The Eye 1990
Earth Girls Are Easy [Original Soundtrack] 1989
Some Kind of Wonderful 1986
Guest
The Power of Negative Thinking: B-Sides and Rarities
The Jesus and Mary Chain 2008
The Crow 1995
MY BLOODY VALENTINE
BIOGRAPHIE from The Rolling Stone Encyclopedia of Rock & Roll (Simon & Schuster, 2001)
The original My Bloody Valentine sounded nothing like the post-1988 model, which introduced a groundbreaking studio concoction of discordant guitar and effects and fragile melodies, kicking off Britain's late-'80s dream-pop scene.
After moving from New York to Ireland at age six, Kevin Shields befriended Colm O'Ciosoig, who shared his obsession with pop music. In 1984 the two formed My Bloody Valentine, named for a B movie, with singer Dave Conway. It wasn't until 1988's Isn't Anything, however, that MBV locked into its unusual, influential sound, inspired equally by the churning guitars of the Jesus and Mary Chain, the melodic sense of the Cocteau Twins, and the dissonance of Sonic Youth. (All of their U.K. releases from 1988 were subsequently released in the U.S.) Sire signed MBV that same year, but it took a full three years for the band to complete its full-length magnum opus, Loveless, which cost a reported $500,000 and nearly sunk its British label. (The LP reached only #24 in the U.K. and didn't chart in the States.) The band's approach onstage - motionless and reserved - popularized the phrase "shoe gazers" to describe their (and those who followed in their footsteps) passive, introspective demeanors.
My Bloody Valentine has yet to return after the deeply influential Loveless. After moving to Island Records, plans for a followup were reportedly hobbled by technical problems. Nevertheless, up through the late '90s, Shields promised that another album was imminent. By then, though, bassist Deborah Ann Googe had joined former Stereolab keyboardist Katharine Gifford in Snowpony, which released The Slow Motion World of Snowpony in 1998. O'Ciosoig joind Clear Spot. And Shields occasionally appeared on records by the likes of J Mascis and Dinosaur Jr and Experimental Audio Research before finally joining Primal Scream on tour in 2000 as a result of coproducing that group's XTRMNTR album.
Main Releases
DISCOGRAPHIE:
Loveless,1991
Isn't Anything1988
Singles
Tremelo2008
Tremolo 1991
Glider1990
Compilations
The Brit Box 2007
Music For The 90's 2007
Rough Trade Shops: Indiepop 1 2004
Lost In Translation 2003
Amateur 1995
Just Say Anything (Just Say Yes Vol. 5) 1991
Just Say Da (Just Say Yes Vol. 4) 1990
| | |
CHRISTIAN DEATH
FIELDS OF THE NEPHILIM
discography
| Compilations
|
| | |




