INFLUENCES ODN EN SAFFF (6) JOY DIVISION, NICK CAVE, DEAD CAN DANCE, LEGENDARY PINKDOTS

Publié le par SAF FF


                             JOY DIVISION
BIOGRAPHIE - DISCOGRAPHIEhttp://www.enkiri.com/joy/biojd_bio_f.html
Chapître I - Origines (The Stiff kittens & Warsaw) :

En 1976, le mouvement punk fit brutalement irruption et tira la musique pop de son apathie. Les leaders du mouvement furent les Sex Pistols, dont les titres célèbres, comme "Anarchy in the UK" ou "God save the Queen", allaient être les hymnes de cette génération du "no future". La plupart des musiciens punks ne savaient pas jouer, mais ne voyaient pas cela comme un obstacle pour atteindre leur but : monter sur scène et hurler leur rage à la face du monde ! Beaucoup étaient influencés par de célèbres groupes "culte" de la fin des années 60 et du début des années 70 : Le Velvet Underground, Lou Reed, David Bowie, Alice Cooper, Les Stooges, Iggy Pop, Les Doors...

Pendant la tournée Anarchy in the UK, les Pistols jouèrent à Manchester le 4 juin et le 20 juillet. Dans le public se trouvaient quatre jeunes gens vivant dans les environs de Manchester : Peter Hook, Bernard Albrecht et Terry Mason, trois copains d'école de Salford, ainsi que Ian Curtis - qui n'assista qu'au concert de juillet. Immédiatement, Peter, Bernard et Terry décidèrent de monter un groupe, avec Peter à la basse, Bernard à la guitare et Terry à la batterie, mais ils avaient besoin d'un chanteur. Ils passèrent une annonce au magasin de disques Virgin de Manchester. Ian y répondit et devint le chanteur du groupe, appelé alors the Stiff Kittens. Il allait également écrire les textes des chansons.




Ils répétèrent beaucoup durant quelques mois, et composèrent leurs premières chansons, dans le plus pur style punk. En mai 1977 le groupe changea son nom en Warsaw (en référence à "Warszawa" de Bowie) et Terry fut remplacé par Tony Tabac, bien que Terry resta proche du groupe. Un mois plus tard, Tony quittait le groupe et Steve Brotherdale prenait sa place. Ce fut à ce moment que Paul Morley du NME et le DJ Rob Gretton découvrirent le groupe et perçurent son remarquable potentiel. Warsaw enregistra une cassette de démo incluant cinq chansons aux Pennine Sound Studios en juillet, mais Steve quitta le groupe quelques jours après. Finalement, Stephen Morris rejoignit le groupe. En octobre, ils jouèrent à l'Electric Circus, qui devait fermer, avec The Fall et The Buzzcocks. Quelques morceaux furent enregistrés par Virgin comme témoignage de la scène punk de Manchester.

En décembre, ils enregistrèrent quatre titres, qui devaient apparaître plus tard sur "An Ideal For Living". En janvier 1978 le groupe changea de nouveau de nom pour s'appeler Joy Division, pour éviter toute confusion avec un autre groupe. Le 14 avril , ils participèrent avec 16 autres groupes à un concours : Tony Wilson, qui travaillait pour la chaîne Granada TV, et Rob Gretton furent grandement impressionnés par leur performance.
Chapître II - Naissance d'une légende (Joy Division - Factory) :

Joy Division entra en studio pour l'enregistrement de onze titres avec le label RCA. Pour la première fois, ils ne sonnaient pas comme tous les autres groupes punks. Mais certaines modifications faites par le producteur, et les conditions du contrat avec RCA leur déplurent. Pour cette raison le 21 mai, Bernard arriva à faire de Rob le manager du groupe. Le 8 juin, Tony ouvrait un club à Manchester, appelé The Factory I - d'après le nom du Factory de Warhol ou simplement après qu'Alan Erasmus, un acteur de théâtre, ami de Tony, ait vu un panneau avec ce mot dans le voisinage. Peter Saville, un jeune artiste local, conçut une affiche pour l'événement, et Joy Division sembla plein de promesses à beaucoup de critiques.

Ils répètèrent tout l'été ce qui eut pour effet immédiat de faire mûrir leur musique. Avec l'aide de Rob Gretton, ils purent empêcher la sortie du disque de RCA (qui devint plus tard le pirate "Warsaw"). Du fait de toutes ces répétions et de tous ces concerts, ils s'étaient considérablement améliorés, et les critiques comme le public étaient de plus en plus impressionnés. Le 20 septembre, ils passèrent sur Granada TV en live, et décidèrent de jouer "Shadowplay", un de leurs titres récents. Ils donnèrent un autre concert à the Factory où des exemplaires gratuits de "An Ideal for Living" furent distribués aux journalistes. Ce fut à cette occasion que les routes de Martin Hannett et de Joy Division se croisèrent pour la première fois.

A la fin de 1978, Tony Wilson et Alan Erasmus fondèrent une maison de disques appelée "Factory Records", qui deviendra le label indépendant le plus célèbre et créatif de son époque. Peter Saville fut choisi comme designer, et Martin Hannett comme producteur. En octobre, Hannett produisit deux titres de Joy Division, qui apparurent sur une compilation appelée "A Factory Sample". Les mois suivants, Rob Gretton organisa des concerts à Manchester, Leeds, Liverpool, Canterbury, Bristol, York et Londres, et le groupe commença à se créer un véritable public. Ils durent cependant faire face à un problème sérieux, car Ian était désormais victime de crises d'épilepsie.

Le 31 janvier 1979 , ils enregistrèrent quatre morceaux pour John Peel, le célèbre DJ sur BBC Radio 1. Cette Peel session fut diffusée deux semaines plus tard, et suivie d'un autre concert à Londres, puis d'une scéance d'enregistrement avec le label WEA, et enfin d'autres concerts, avec The Cure. Sur scène, Joy Division avait quelques caractéristiques spéciales : ils choisissaient les chansons qu'ils allaient interpréter juste avant le début du spectacle, et ils jouaient avec très peu de lumière à cause de l'épilepsie de Ian.
Chapître III - Unknown Pleasures :

Rob Gretton et Tony Wilson se mirent d'accord pour produire le premier album du groupe. Joy Division répéta quasiment jour et nuit tout le mois d'avril, et composa environ quinze nouvelles chansons. Avec Martin Hannet ils travaillèrent intensément sur "Unknown Pleasures". Les dix titres sont remarquables, de par la musique et les paroles bien sûr, mais aussi grâce à l'apport incontestable de Hannett qui sut les entourer d'une aura particulière. L'atmosphère, le son des morceaux sont oppressants, sombres et claustrophobes, mais en même temps puissants, émouvants et éclatants.

Puis ils reprirent la route, jouant en Angleterre avec Orchestral Manoeuvres In The Dark et quelques autres, et enregistrèrent plusieurs titres pour une radio locale, Piccadilly Radio. L'impact et le renom de Joy Division grandissait rapidement, même s'ils refusaient les interviews de façon presque systématique - pensant que leur musique parlait parfaitement pour eux. Ils n'avaient pas de promotion publicitaire : simplement des concerts, des concerts et encore des concerts, surtout dans la région de Manchester. En juillet 1979 parut "Unknown Pleasures", dans sa pochette noire, agrémentée d'un simple dessin en noir et blanc. Le design de Peter Saville n'incluait ni photo des membres du groupe ni leur nom . L'album reçut des critiques particulièrement élogieuses - meilleur disque depuis le LA. Woman des Doors - et resta longtemps dans les classements anglais indépendants. Bizarrement, tous étaient encore des amateurs, avec chacun un métier !

La batterie claque comme des coups de feu, sauf quand Steven délivre de furieux roulements sur ses fûts, la basse est omniprésente, parfois menaçante, parfois plus calme, mais toujours utilisée d'une manière tout à fait inhabituelle pour un groupe pop, avec un rôle primordial dans l'architecture des chansons et la mélodie. La guitare joue souvent avec la basse, dans une sorte de contrepoint; le son varie, distordu ou clair, plus ou moins aggressif, flou ou brillant et à la précision chirurgicale. Le chant et les paroles de Ian élèvent encore le niveau : on sent que Joy Division ne triche pas, mais se dévoile et s'expose. La colère ou la peur que l'on entend dans sa voix sont simplement la vérité nue.
Sur ces bases remarquables, l'apport de Hannett, incluant des synthétiseurs et du bruitage, plus un extraordinaire travail sur le son des instruments (avec Chris Nagle) crée une atmosphère unique de tension et de chaos.

A la fin juillet, Paul Slattery photographia Joy Division à Stockport, et le groupe donna une interview au NME. Au même moment, il travaillait avec Martin Hannett sur deux autres morceaux pour un single. Il repartit en tournée en août, principalement à Londres, avec Echo And The Bunnymen et Orchestral Manoeuvres, et à Liverpool. Ian, Peter, Steve et Bernard purent quitter leur autre job et se dédier totalement à Joy Division.

Leur performance au Leeds Futurama One festival fut grandement appréciée - ils jouèrent avec d'autres groupes comme Cabaret Voltaire, A Certain Ratio, Public Image Limited, Orchestral Manoeuvres In The Dark ... - ainsi qu'au Nashville Club à Londres. Invités par la BBC, ils jouèrent deux chansons pour le show TV "Something Else".

Après un autre concert à The Factory I, ils firent une tournée au Royaume-Uni en première partie des Buzzcocks : Liverpool, Leeds, Newcastle, Glasgow, Edinburgh, Aberdeen, Dundee, Bangor, Sheffield, Derby, Birmingham, Manchester, Leicester, Oxford, Bournemouth, Cardiff, Bristol, Londres, entre autres. Chaque nuit, le public était surpris et interpellé par la musique de Joy Division et l'intensité de leur performance sur scène. A Liverpool le public quitta les lieux juste après la prestation de Joy Division, comme s'il savait que rien d'aussi fort ne pourrait survenir, même si beaucoup n'avaient jamais entendu parler du groupe. A Bristol, les gens furent totalement vidés après leur apparition. De nombreux critiques, du NME, de Melody Maker ou de Sounds, partageaient exactement le même sentiment. Naturellement, les Buzzcocks devinrent jaloux du succès de Joy Division... Entre les concerts de la tournée, ils jouèrent aux environs de Manchester, et pour la première fois hors de Grande-Bretagne, à Bruxelles.

Le goupe fut alors contacté par le vice-président de Warner Brothers Records, qui leur offrit un million de dollars pour les signer sur son label. Rob Gretton et le groupe déclinèrent l'offre.

Le 26 novembre, Joy Division enregistra une seconde John Peel session avec Tony Wilson, qui fut diffusée quelques semaines plus tard sur Radio One.
Chapître IV - Closer :

Rob Gretton planifia une tournée en Europe pour Joy Division en décembre 1979 et janvier 1980. Onze dates en France, aux Pays-Bas, en Belgique et en Allemagne. Le premier concert fut donné à Paris, aux Bains-Douches : Bernard Lenoir, le John Peel français, diffusa le groupe live sur les ondes de la radio française; puis eurent lieu un concert à Manchester dans la nuit du Nouvel An, et celui du Paradiso à Amsterdam, où Joy Division, qui n'avait pu trouver de première partie, joua deux fois de suite !

Les shows suivants se déroulèrent à La Haye, Nimègues, Anvers, Cologne - dans une ancienne église, Rotterdam, Bruxelles, Eindhoven, Groningue et Berlin. De retour en Angleterre, ils travaillèrent à la composition de nouveaux morceaux - dont "Love Will Tear Us Apart" - et jouèrent à cinq reprises, à Londres, High Wycombe, Preston, Londres de nouveau et Bristol, A Certain Ratio assurant la première partie. Lors du concert de Preston, ils eurent de nombreux problèmes techniques, et Ian parla longuement au public, pour le faire patienter !

En mars 1980, ils entrèrent aux Britannia Row Studios pour enregistrer leur second album avec Martin Hannett. Entre temps ils avaient gravé "Atmosphere" et "Dead Souls", pour le single "Licht Und Blindheit", dans une édition française limitée à 1578 copies. Dans cet album, "Closer", ils fouillèrent encore plus profondément leurs pensées et leurs sentiments. Encore une fois, le travail et le talent incroyables de Martin Hannett offrirent à la superbe musique de Joy Division l'écrin le plus parfait.

Après l'enregistrement, en avril, le groupe donna quelques concerts : à Londres, au Moonlight Club, et au Rainbow Theatre, où les lumières, trop fortes, déclenchèrent chez Ian une terrible crise d'épilepsie à la fin du spectacle. Mais le groupe devait donner un deuxième concert la même soirée, à nouveau au Moonlight Club. Après un début furieux, Ian s'effondra, incapable de bouger ou de chanter.

Le groupe était déjà considéré comme culte, et toutes ses prestations scéniques étaient à deux doigts de provoquer l'émeute ou le chaos, aussi bien interne qu'externe : "Contrairement à The Fall, qui me donne envie de sortir et de donner un coup de pied à un chat, Joy Division me convainc que je pourais cracher à la face de Dieu." (Neil Norman, NME).

Joy Division devait préparer sa première tournée aux US avec les Buzzcocks, et huit concerts furent organisés à cet effet : mais la santé de Ian se détériorant, seuls cinq eurent lieu, à Malvern, Bury - où Ian ne put tenir très longtemps son rôle, Manchester, Derby et Birmingham le 2 mai.

"Closer" devait être publié sous peu - Factory avait entre temps sorti un 45 tours flexible gratuit avec de nouveaux titres, Joy Division devait partir pour les Etats-Unis et Warner Brothers Records leur avait de nouveau offert un contrat d'un million de dollars, assorti d'une totale liberté artistique.

Mais Ian n'en pouvait plus : sa santé et des problèmes sentimentaux l'accablaient. Le 17 mai, il revint dans sa maison à Macclesfield, regarda Stroszek, un film de Werner Herzog, l'histoire d'un chanteur, un paumé, qui finit par se suicider, écouta l'album d'Iggy Pop "The Idiot" et le matin du 18 mai se pendit dans sa cuisine. Il fut incinéré au cimetière de Macclesfield le 23 mai.

John Peel annonça la mort de Ian sur Radio One le 19 mai, et rendit hommage au groupe et à l'homme avec "Atmosphere", qui était alors quasi-inconnu au Royaume-Uni. Peter, Steve, Bernard, Martin, Rob, Tony et les autres étaient tout simplement anéantis par le suicide de Ian. "Closer" et le single "Love Will Tear Us Apart" sortirent finalement à la fin de juin 1980. Les pochettes, qui avaient été choisies des mois auparavant, étaient comme toujours designées par Peter Saville : elles incluaient deux photos en noir et blanc de Bernard Pierre Wolff, un remarquable photographe français, prises dans le cimetière de Gênes, Il Staglieno : un Christ mort entouré de personnes le veillant pour "Closer", et un ange se lamentant pour "LWTUA".

"LWTUA" inclut deux versions de la chanson, car ni Joy Division ni Martin Hannett n'avaient pu se décider sur la version qu'ils préféraient. Le titre atteignit la cinquième place des classements Indies. Une video du morceau fut égalemnt diffusée. La beauté et la force de "Closer" viennent de la convergence du travail intense du groupe, du monde intérieur de Ian avant que celui-ci ne s'effondre, et des visions et de la magie de Martin.

Assez bizarrement, plusieurs livres ont été écrits sur "Unknown Pleasures" et aucun sur "Closer". Peut-être parce que "Closer" va là où aucun groupe "pop" ne s'est jamais aventuré ?
Les chansons semblent venir - plus que jamais - d'un autre monde, avec les paroles de Ian remplies de doutes, d'inquiétude et de peurs, la basse bourdonnante de Peter, les riffs tranchants et acérés de la guitare de Bernard et la batterie hypnotisante de Steve, encore une fois sublimés par l'apport de Martin (synthétiseurs, travail sur le son ..., avec l'assistance de John Caffery et de Michael Johnson)."Closer" atteignit la sixième place des charts anglais, et les critiques furent unanimes à le louer. "LWTUA" monta jusqu'à la treizième place du classement des singles, et Joy Division fit la razzia du classement annuel du NME. Bien que leur musique ne ressemblait à aucune autre, elle fut classée comme new-wave, cold-wave ou gothic, mais quel que soit son nom, elle influença de nombreux goupes new-wave (The Cure, Echo and the Bunnymen, U2, etc...).

Chapître V - New Order :

Les membres du groupe s'étaient mis d'accord pour qu'en cas de départ de l'un d'entre-eux, quelle qu'en soit la raison, Joy Division s'arrête. Peter Hook, Stephen Morris et Bernard Albrecht (maintenant Sumner) formèrent New Order, très vite rejoints par Gillian Gilbert aux claviers, Bernard prenant en charge le chant. Mais, de leur premier album, "Movement" - sombre, encore une fois produit par Martin Hannett et toujours dans la lignée de Joy Division - à leurs chansons de danse décalées, ceci est une autre histoire, qui inclut la plus grosse vente de maxi 45 T au monde : "Blue Monday".

Pendant plus d'une décennie et demie, New Order ne joua quasiment jamais de morceau de Joy Division - à l'exception de leurs deux derniers titres que Joy Division n'enregistra jamais en studio ("Ceremony" et "In A Lonely Place"). Depuis leur retour à la fin des années 90, ils jouent en général quelques chansons de Joy Division à chaque concert.

En 1980 et 1981, Factory publia le single "Atmosphere" et l'album "Still", avec des titres rares et les chansons du concert de Birmingham de mai 1980, qui atteignit la cinquième place des charts anglais. En 1982 Ikon sortit une vidéo de Joy Division, filmée lors de plusieurs concerts du groupe "Here are the young men", et en 1986 et 1987, les "Peel Sessions" furent éditées. Factory publia un CD appelé "Substance" en 1988, avec les singles de Joy Division et quelques morceaux inédits, en même temps qu'un autre "Substance", pour New Order celui-là. Une vidéo pour "Atmosphere" fut tournée par Anton Corbijn, qui avait photographié le groupe à diverses occasions.

En 1995, quinze ans après la mort de Ian, une nouvelle compilation "Permanent" fut éditée, et en 1998 un coffret de 4 CD "Heart And Soul" fut commercialisé, suivi en 1999 par le concert de Preston, "Preston 28 February 1980". Les Peel sessions furent rééditées en 2000 dans le CD "The Complete BBC Recordings", et le concert de Paris, "Les Bains Douches 18 December 1979" sortit en 2001. Les années suivantes virent la sortie d'autres disques, dont "Refractured BoxOne" et quantité de disque semi-officiels, la plupart des enregistrements "live", mais aussi "Martin Hannett's Personal Mixes". En 2007 "Unknown Pleasures", "Closer", "LWTUA" & "Still" ont été réédités avec des bonus en tant que double CD mais aussi en vinyl.

De nombreux livres ont été écrits sur Joy Division, New Order et Ian Curtis dans plusieurs pays, dont la biographie de Ian par sa veuve, Deborah, et celle particulièrement intéressante de Mick Middles et Lindsay Reade, l'ancienne femme de Tony Wilson.

Le film "24 Hour Party People" réalisé par Michael Winterbottom, l'un des plus grands cinéastes anglais, raconte l'histoire de Factory, de l'époque punk à la faillite du label, avec des acteurs remarquables. En 2007, "Control", une biographie filmée de Ian Curtis, réalisée par Anton Corbijn a gagné plusieurs prix au Festival de Cannes.

"Joy Division - A Documentary" de Grant Gee sorti également en 2007 est un excellent complément aux films. 2007 a enfin été l'année qui a vu la sortie du livre tant attendu des photos de Joy Division prises par Kevin Cummins, "Juvenes".


 
 

NICK CAVE
Nick Cave passe son enfance en milieu rural, dans la région céréalière de l'État de Victoria, d'abord dans la petite bourgade de Warracknabeal, puis à Wangaratta, une ville un peu plus importante. Il a deux frères aînés, Tim (né en 1952) et Peter (né en 1954), et une sœur cadette, Julie (née en 1959). Il grandit dans un environnement littéraire : son père, Colin, est professeur d'anglais et de littérature, tandis que sa mère, Dawn, exerce le métier de bibliothécaire. Ses parents, anglicans fervents, lui inculquent une éducation religieuse qui le marquera, comme en attestent les nombreuses références au sacré qui parsèment ses écrits. Qui plus est, il fait partie du chœur de garçons de la cathédrale de Wangaratta. Souvent en conflit avec l'autorité scolaire, il est envoyé en pension en 1970, à la Caulfield Grammar School de Melbourne. L'année suivante, ses parents emménagent dans une banlieue de Melbourne, à Murrumbeena, et Nick redevient simple demi-pensionnaire. Il peut ainsi profiter du piano familial et participer à la chorale de son école, dirigée par un chef de chœur nommé Norman Kaye.

En 1973, au lycée Caulfield, Nick Cave fait la connaissance de Mick Harvey, Tracy Pew et Phill Calvert, avec lesquels il monte son premier groupe, qui deviendra The Boys Next Door. En 1978, Rowland S. Howard rejoint le groupe en qualité de guitariste. La collaboration entre Nick Cave et Mick Harvey, multi-instrumentiste et notamment bassiste des Bad Seeds, se poursuit encore aujourd'hui. En 1976, Nick Cave entame des études de peinture au Caulfield Institute of Technology, mais il abandonne en 1977, afin de se consacrer entièrement à la musique. À la fin de l'année 1978, peu après les 21 ans de Nick, son père décède dans un accident de voiture.

À la fin des années 1970, le groupe, partie prenante de la scène post-punk locale, donne de très nombreux concerts dans toute l'Australie avant de changer de nom en 1980 pour devenir The Birthday Party et de s'installer en Europe cette même année, d'abord à Londres, puis à Berlin-Ouest. La compagne et muse de Nick Cave, Anita Lane, suit le groupe en Europe, où il devient rapidement célèbre pour l'énergie déployée dans ses concerts, volontiers provocateurs, qui voient régulièrement Cave hurler et torturer sa voix, bondissant sans relâche aux quatre coins de la scène dans un déluge de rock agressif et d'effet Larsen.

Cependant, malgré de nombreux enregistrements et un culte grandissant autour du groupe en Europe et en Australie, The Birthday Party se sépare en 1984. Rowland S. Howard et Nick Cave ont en effet de plus en plus de mal à travailler ensemble, et leurs abus respectifs de drogues et d'alcool n'arrangent rien. Même si The Birthday Party n'a connu qu'un succès limité au long de sa carrière, il n'en reste pas moins considéré aujourd'hui comme une influence majeure des mouvements psychobilly, death rock ou rock gothique des années 1980.

Nick Cave forme alors avec Mick Harvey ce qui devient la première version de Nick Cave and the Bad Seeds, dont le nom exprime clairement le changement notable de statut du chanteur, qui est désormais le vrai leader. Les paroles des chansons explorent alors de nouveaux thèmes, Nick Cave délaissant quelque peu l'expressionnisme de ses débuts pour écrire des histoires pétries de lyrisme, foisonnant de détails narratifs. Les Bad Seeds se posent d'emblée comme un groupe à composante internationale en intégrant, outre Nick Cave et Mick Harvey, le guitariste allemand du groupe de rock industriel Einstürzende Neubauten, Blixa Bargeld, l'ex-bassiste anglais de Magazine, Barry Adamson, et le guitariste australien Hugo Race. Anita Lane participe également, notamment en écrivant les paroles de quelques chansons. Tel quel, le groupe enregistre son premier album, sorti en 1984 : From Her To Eternity.

Cette année-là, Nick Cave entame à Berlin, où il s'est installé, l'écriture de ce qui deviendra son premier roman, Et l'âne vit l'ange (titre original : And the Ass Saw the Angel), dont les thèmes bibliques et le lyrisme noir reflètent les préoccupations exprimées dans les paroles de ses chansons pour les Bad Seeds. À cette époque, s'étant séparé d'Anita Lane, il vit une histoire avec une Berlinoise du nom d'Elisabeth Recker. Au cours de ses années de vie à Berlin, il met la touche finale à quatre albums des Bad Seeds : The First Born is Dead en 1985, Kicking Against the Pricks (album de reprises) et Your Funeral... My Trial en 1986, et Tender Prey en 1988. Cette même année, il publie aussi King Ink, recueil de textes de chansons et de pièces de théâtre, incluant une partie de son travail avec l'artiste américaine Lydia Lunch.

En 1989, après avoir terminé son premier roman, Et l'âne vit l'ange, Nick Cave quitte Berlin-Ouest, peu de temps avant la chute du mur, pour s'installer à São Paulo, au Brésil, où il fait la connaissance d'une Brésilienne du nom de Viviane Carneiro, avec qui il aura un fils, Luke, en 1991. Ce dépaysement et la Saudade brésilienne lui inspireront la plupart des chansons acoustiques de The Good Son. Nick Cave a également trois autres enfants résidant en Australie. En 1993, il retourne s'installer à Londres. Il vit actuellement dans les environs de Brighton, au Royaume-Uni, en compagnie de son épouse, Susie Bick, mannequin et actrice britannique. Le couple est parent de jumeaux, Arthur et Earl.

La musique de Nick Cave illustre plusieurs films de Wim Wenders, dont Les Ailes du désir en 1987 (dans lequel Nick Cave apparaît en concert), Jusqu'au bout du monde en 1991, Faraway, So Close! en 1993 et The Soul of a Man en 2003. Par ailleurs, on découvre Nick Cave acteur dans un film australien indépendant dont il a co-écrit le scénario, Ghosts of the Civil Dead, réalisé par John Hillcoat en 1988, et dans le film Johnny Suede de Tom DiCillo, en 1991, aux côtés de Brad Pitt.

En 1996, Nick Cave and the Bad Seeds publient l'album Murder Ballads qui constitue, comme le suggère son titre, un recueil de chansons sur le thème du meurtre. Nick Cave y interprète deux duos : Henry Lee, avec la chanteuse de rock britannique PJ Harvey (avec qui il vit une brève histoire d'amour), et Where the Wild Roses Grow, avec la star de la pop australienne Kylie Minogue. Ce second titre connaît un franc succès à l'échelon international, et remporte en 1996 trois ARIA Awards en Australie, dont celui de la « Chanson de l'année ». L'album suivant, The Boatman's Call, qui paraît en 1997, marque une rupture de style radicale par rapport à la structure narrative quasi-théâtrale et à la teinte lugubre des chansons de Murder Ballads, Nick Cave choisissant d'adopter cette fois un ton autobiographique intimiste pour évoquer dans ses morceaux ses relations avec Viviane Carneiro et PJ Harvey. Après la sortie de cet album, Nick Cave décide de s'éclipser quelque temps de la scène publique afin de régler ses problèmes de dépendance à l'héroïne et à l'alcool. Il refait surface quatre ans plus tard, en 2001, ressourcé, avec un album complexe et sombre, No More Shall We Part, qui reçoit globalement un excellent accueil, tant de la part des critiques que de la part des fans.

En 1998, étaient parues à la fois une compilation « Best of » des morceaux les plus populaires des albums antérieurs de Nick Cave and the Bad Seeds (ainsi qu'un album live enregistré au Royal Albert Hall de Londres) et, en Australie exclusivement, une compilation non officielle de divers artistes ayant inspiré Nick Cave, Original Seeds: Songs That Inspired Nick Cave comprenant, entre autres, des morceaux de Johnny Cash et de Leonard Cohen. Un deuxième volet, Original Seeds Volume 2, est sorti en 2004.

À partir des années 1990, Nick Cave effectue des tournées en « solo », en plus de ses concerts avec les Bad Seeds. Pour ces concerts sans les Bad Seeds au complet, le groupe se compose de Nick Cave au piano et d'une équipe variable de trois autres musiciens à la basse, à la batterie et au violon. Le trio avec lequel Nick Cave tourne en 2006 inclut trois membres des Bad Seeds : Martyn P. Casey, Jim Sclavunos et Warren Ellis (surnommés les Mini-Seeds).

En 2000, Johnny Cash, l'une des idoles de Nick Cave, reprend, sur l'album American III: Solitary Man, le titre emblématique des Bad Seeds : The Mercy Seat. Il rend ainsi la politesse à Nick Cave qui avait, quelques années auparavant, sur Kicking Against the Pricks, repris The Singer. Nick Cave est ensuite convié, comme plusieurs autres artistes des scènes rock et country, à participer à la rédaction des notes de pochette de la rétrospective consacrée à « l'homme en noir » à l'occasion de son soixante-dixième anniversaire : The Essential Johnny Cash. Les carrières des deux artistes se croisent encore un moment, en 2002, le temps d'un duo sur le quatrième opus de la série American de Johnny Cash (American IV: The Man Comes Around). Ils reprennent pour l'occasion I'm So Lonesome I Could Cry, célèbre chanson d'une autre légende de la country, Hank Williams. Enfin, on peut retrouver sur le coffret posthume Johnny Cash: Unearthed un ultime duo rassemblant Johnny Cash et Nick Cave : il s'agit de leur version de Cindy, chanson traditionnelle américaine.

En 2003, consécutivement à l'échec relatif du nouvel album des Bad Seeds, Nocturama, Blixa Bargeld annonce qu'il quitte le groupe afin de se consacrer davantage à Einstürzende Neubauten. Hormis Nick Cave lui-même, Mick Harvey demeure alors le seul membre restant de la composition originelle des Bad Seeds. L'année suivante, paraît le premier double album du groupe, grand succès critique : Abattoir Blues/The Lyre of Orpheus.

L'année 2005 est celle de la sortie de B-Sides & Rarities, coffret de trois disques rassemblant pour la première fois cinquante-six chansons jusqu'à lors éparpillées : faces B de singles, raretés et morceaux figurant sur des bandes originales d e films.

Après le tsunami du 26 décembre 2004 ayant violemment touché l'Asie du Sud-Est, Nick Cave fait une apparition au concert WaveAid à Sydney, organisé afin de récolter des fonds pour les organis

ations humanitaires travaillant dans les régions dévastées.

Nick Cave, très attiré par le cinéma, écrit en 2004 le scénario du film The Proposition, qui sort l'a nnée suivante en Australie, en octobre 2005, et courant 2006 dans le reste du monde. Situé dans l'outback australien, ce western poétique et violent, réalisé par John Hillcoat, fait notamment se croiser les act eurs Guy Pearce, John Hurt et Emily Watson. La B.O., volontiers atmosphérique, est logique ment enregistrée par Nick Cave, épaulé par son complice Warren Ellis. Elle est commercialisée une semaine avant la sortie australienne du film.

Nick Cave et John Hillcoat projettent d'ores et déjà de réaliser un second film ensemble, une comédie située en Grande-Bretagne, dont le titre provisoire est Death of a Ladies Man (référence à Leonard Cohen).

Fin 2006, il fonde avec trois autres membres des Bad Seeds, Jim Sclavunos, Warren Ellis et Martyn P. Casey , un nouveau groupe de garage rock, baptisé Grinderman, dont le premier album est sorti en mars 2007. Nick Cave y joue pour la première fois de la guitare.

En 2007, il revient à la composition de BO avec Warren Ellis, pour le film L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford, et apparaît dans une des scènes finales dans le rôle d'un mu sicien.

Début 2008, Nick Cave & The Bad Seeds signent un retour salué par les critiques avec Dig, Lazarus, Dig!!!, album s'inspirant librement de la résurrection de Lazare.





DEAD CAN DANCE
BIOGRAPHIE in AMAROKPROG

Dead Can Dance est un groupe britannico-australien composé essentiellement de Lisa Gerrard (née le 12 avril 1961 à Melbourne, Australie) et de Brendan Perry (né le 30 juin 1959 à Londres, Royaume-Uni). Formé en 1981 à Melbourne, le groupe s'est séparé en 1998 mais s'est reformé en 2005 pour une tournée mondiale.

Dead Can Dance a été l'un des fers de lance du label discographique indépendant britannique 4AD, avec d'autres groupes tels que Bauhaus, les Cocteau Twins, les Pixies, This Mortal Coil ou les Throwing Muses.
Les deux membres fondateurs, Brendan Perry et Lisa Gerrard, ont développé leur propre univers, évoluant de la cold wave originelle vers des musiques d'inspiration liturgiques et médiévales aux sonorités incantatoires voire magiques, avant d'aboutir à une musique plus folklorique aux emprunts nord-africains, sud-américains ou asiatiques.

Histoire
En 1981 à Melbourne, Lisa Gerrard et Brendan Perry, se rencontrent et décident de fonder Dead Can Dance, (un nom inspiré du nom d'un masque aborigène, apparemment macabre mais qui devait symboliser la capacité des choses "inanimées" à devenir animées, comme les instruments de musique par exemple...). Les débuts sont difficiles mais le label 4AD leur ouvre les portes. Et là, le succès et la reconnaissance des critiques ne se font pas attendre.
Leur premier album Dead Can dance marie les influences rock de Perry avec celles plus mystiques et classiques de Gerrard. Ainsi se côtoient morceaux cold à la basse doucereuse (A passage in time) avec Perry au chant, à des morceaux plus enlevés et éthérés comme Ocean ou Musica Eternal. C'est aussi l'apparition des percussions, chose assez inhabituelle dans le paysage sonore de l'époque et ajoutant à l'ambiance cérémoniale de l'album.
Leur second opus, Spleen and Ideal est une référence aux poètes et symbolistes du XIXe siècle. L'ambiance générale est plus intimiste, plus sombre, l'instrumentation rock laisse place aux partitions classiques (violon, violoncelle, timbale). La voix de Lisa Gerrard est plus travaillée et plus discernable. La tournée étonne le public, peu habitué à ces ambiances mystiques et magiques, qui tranchent avec la new wave de l'époque, ou encore les atmosphères de concerts gothiques.
Les Dead Can Dance développent encore cette thématique de musique éthérée en produisant Within the realm of a dying sun. Cet album navigue entre morceaux mystiques comme Anywhere out of the world et atmosphériques Summoming of the Muse.
Puis avec The serpent's egg, leur quatrième album, ils multiplient les influences et les mélanges. L'émergence du style médiéval se fait sentir dans Orbis de Ignis ou Chant of the Paladin et la musique religieuse baroque dans Ulysses ou Severance.



Aion continue dans cette voie baroque et joue dans le registre de la musique liturgique de la Renaissance.








Dead Can Dance poursuivra ses explorations musicales avec Into the labyrinth et Spiritchaser, plus influencés par les musiques du monde et les percussions tribales.
Par la suite et parallèlement, ils entameront chacun une carrière solo et multiplieront les collaborations : Denez Prigent, CoEx, Elijah's Mantle, Pieter Bourke...
Lisa Gerrard, a développé sa propre mélopée aux accents mélancoliques, et est internationalement reconnue depuis sa participation à nombre de bandes originales de films de qualité (Heat, 1995; Nadro, avec Pieter Bourk, 1998; The Insider, avec Pieter Bourke, 1999; Gladiator, avec Hans Zimmer et Klaus Badelt, 2000; Ali, avec Pieter Bourke, 2001, Mission Impossible II (participation), 2001, La chute du Faucon Noir, avec Hans Zimmer, 2002; Whale Rider, 2002, Tears of the Sun, avec Hans Zimmer, 2003, et bien d'autres participations...)[1]. son langage construit de toute pièce comme un esperanto de la World Music. Brendan Perry a plus modestement écrit Eye of the Hunter, et collaboré aux projets ci-dessus cités.

2005 marque la reformation du groupe avec une tournée européenne et nord-américaine. L'occasion de découvrir de nouvelles compositions telles que Saffron ou Hymn For The Fallen.







THE LEGENDARY PINKDOTS

                                                                                                        Membres:
                                                                                                    
Edward Ka-Spel     
                                                                                       (chant, claviers, percussions)
Martijn de Kleer (guitare, basse, percussions,violon)
Phil Knight (claviers, percussions)
Niels Van Hoorn (saxo, clarinette, flute)
Raymond Steeg (ingénieur du son)


"The Legendary Pink Dots est un groupe de rock anglo-néerlandais formé en 1980 à Londres et expatrié en 1984 à Amsterdam. Leur style singulier est un mélange de rock psychédélique planant et d'une musique expérimentale, industrielle, à tendance post-punk, new-wave ou techno-pop, avec parfois des influences world ou jazzy.
Un groupe prolifique et iconoclaste, l'un des plus intéressants et créatifs de la scène musicale anglaise.Il a publié à ce jour 40 albums, dont plusieurs doubles et un triple (sans compter les tirages limités, les lives et autres compilations." WIKIPEDIA



DISCOGRAPHIE
* 1981 : Dots On The Eyes (TL : tirage limité, réédités en tirages "normaux", certains sous des titres différents et avec des inédits.Cf la mention RTL [réédition tirage limité] après certains albums).
* 1981 : Kleine Krieg (TL)
* 1981 : Only Dreaming (TL)







* 1982 : Apparition (TL)
* 1982 : Brighter Now
* 1982 : Chemical Playschool 2, Edition 2 (TL)
* 1983 : Chemical Playschool 3+4
* 1983 : Basilisk
* 1983 : Curse
* 1984 : Faces in the Fire
* 1984 : The Tower
* 1984 : The Lovers
* 1985 : Prayer for Aradia
* 1985 : Asylum
* 1981 : Chemical Playschool 1+2 (TL)
* 1986 : Island of Jewels
* 1988 : Any Day Now
* 1982 : Premonition (TL)
* 1988 : Traumstadt 1
* 1988 : Traumstadt 2 (TL)
* 1989 : The Golden Age
* 1989 : Traumstadt 5 (TL)
* 1989 : The Legendary Pink Box (RTL)
* 1990 : The Crushed Velvet Apocalypse
* 1988 : Traumstadt 3 (TL)
* 1988 : Traumstadt 4 (TL)
* 1991 : The Maria Dimension
* 1992 : Shadow Weaver
* 1993 : Shadow Weaver, Part 2: Malachai
* 1990 : Four Days
* 1995 : Chemical Playschool 8+9
* 1995 : From Here You'll Watch The World Go By
* 1994 : 9 Lives to Wonder
* 1997 : Chemical Playschool 10
* 1996 : It's Raining In Heaven
* 1997 : Ancient Daze (RTL)

* 1997 : Hallway of the Gods
* 1997 : Under Triple Moons (RTL)
* 1997 : Stained Glass, Soma Fountains (RTL)
* 1998 : Nemesis Online
* 1999 : Sing While You May (PoiPoka Mozhesh)
* 2000 : A Perfect Mystery
* 2002 : Synesthesia
* 2002 : All The King's Horses
* 2002 : All The King's Men

* 2001 : Chemical Playschool: Vol. 11, 12 & 13
* 2004 : The Whispering Wall
* 2004 : Poppy Variations
* 2004 : Crushed Mementos (RTL)
* 2006 : Your Children Placate You From Premature Graves
* 2006 : Alchemical Playschool

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