5. SAFFF Antimatter & Anathema mp3

Publié le par SAFFF


















ANTIMATTER

Metal Alternatif
Royaume-Uni, 1998-
Chris Phillips (Batterie), Rachel Brewster(violon)
Mick Moss (Chant, Guitare), Duncan Patterson(Basse)
Daniel Caravanagh

DISCOGRAPHIE:
Saviour (CD - 2001 )
Lights Out (CD - 2003 )
Live (Live - 2003 )
Unreleased 1998-2003 (Compilation)
Planetary Confinement (CD - 2005 )
Leaving Eden (CD - 2007 )


CHRONIQUES, in, http://www.metalorgie.com
Antimatter s'est formé en 1998 quand Duncan Patterson (alors transfuge de Anathema, après la sortie de Alternative 4) et son ami de longue date Michael Moss ont réuni leurs forces pour créer un son qui emprunterait à tout le spectre de leurs influences. Ce n'est qu'en 2002 que sort chez Prophecy Records leur tout premier album Saviour. Antimatter bouscule les conventions en délivrant un album entre ambient et rock feutré (pour ne pas dire trip hop), qui reçoit d'excellentes critiques un peu partout. Après ce coup d'essai et coup de maître, le groupe ne s'arrête pas là et dès 2003, Patterson et Moss sont de retour avec Lights Out superbe album mêlant les harmonies délicates de l'électronique, de l'ambient et du dark rock pour un résultat mélancolique et beau. A nouveau, le groupe est parvenu à tirer son épingle du jeu pour s'imposer à part de toutes les scènes. En 2004, le groupe apparaît également sur un tribute à Dead Can Dance (aux côtés de groupes aussi talentueux que Ulver, The Gathering, Arcana, Green Carnation notamment), interprétant Black Sun tandis que Mick Moss produit la version de How fortunate is the man with none par Daniel Cavanagh de Anathema. La carrière de Antimatter se poursuit en 2005 avec la sortie du très attendu troisième album Planetary Confinement, cette fois davantage acoustique et dans une veine plus organique que leurs précédents opus, riche de cordes et de piano. Après cette nouvelle réussite artistique, Duncan Patterson souhaite se consacrer à un nouveau projet dénommé Ion. Mick Moss quant à lui a débuté les enregistrements d'un nouvel album intitulé Leaving Eden en juin 2006, avec le renfort de ... Daniel Cavanagh bien sûr.


Anathema hors-jeu depuis 2003 (en attendant fébrilement tout de même le nouvel album enfin annoncé), c'est Antimatter qui défend ces dernières années les couleurs et les déprimes d'un rock amer, empreint de mélancolie et d'élégance mélodique. Avec le départ de son co-fondateur Duncan Patterson (ex-Anathema par ailleurs), Antimatter s'est retrouvé réduit à Mick Moss et ses musiciens. Autant dire que ce dernier a connu la même situation que Danny Cavanagh au moment d'aborder le Judgement d'Anathema en 1999. Comment se relever du départ d'un compositeur ultra-talentueux, élément clé de l'alchimie du groupe, parti exercer ses talents au sein de Ion?

Leaving Eden y répond avec de nouveaux arguments. Là où le précédent album Planetary Confinement avait subjugué par ses qualités mélodiques, sa variété et sa triste beauté, ce quatrième album est porté par des guitares plus incisives qu'à l'accoutumée. Bien sûr, le groupe affectionne toujours les tempos medium, mais le renflement du son est indéniable, donnant une tonalité plus rock à l'ensemble. Pour autant, les arrangements de cordes et de piano ne sont pas négligés, et ce n'est pas un hasard si on retrouve Danny Cavanagh sur ce disque. Il apporte sa maîtrise musicale et toute sa sensibilité aux compositions de Mick Moss. On découvre ainsi un album d'une classe folle où les émotions rappellent énormément l'univers d'Anathema, témoignage des liens quasi fraternels qui unissent les deux formations.

Comme toujours dans ces contrées musicales, on ressent l'influence de Pink Floyd, icône indépassable dans l'imaginaire de Mick Moss. Mais, on aurait tort de réduire Antimatter à une resucée ou un Anathema-bis. L'instigateur de Antimatter a du talent à revendre et le montre, tant dans les élans des guitares, heavy quand il le faut, et toujours mélodieuses (Another Face In A WIndow), que dans l'élégante simplicité de ses mots. Ceux-ci disent les fêlures et les soubresauts du temps qui passe, l'amour incertain, l'inquiétude de l'homme malade du monde qui l'entoure (Freak Show) et la mort qui peut-être soulage (Leaving Eden, magnifique morceau titre). Dans ce défilé de mots blessés, peu de place pour la lumière, aussi ténue que les tâches colorées ornant la pochette noire de cet opus, semblables aux traces fébriles de l'activité cérébrale.

Mick Moss est un orfèvre de la mélancolie, érigée en idéal artistique, s'incarnant dans des mélodies toujours intimistes malgré la richesse de certains arrangements, vibrant de l'amertume de celui qui se sait en décalage. Capable d'orchestrer des instrumentaux fins avec piano et violons sans larmoyer, il y a chez ce musicien des trésors de sensibilité, en particulier dans son chant superbement tenu tout au long de l'album. On citera pour l'exemple Conspire, ballade dans les limbes amoureuses au refrain aérien. Quant au morceau titre, s'il porte la marque de son auteur, on l'imaginerait presque sortir du répertoire de Katatonia, tant son mélange de guitares puissantes et subtiles et de chant éthéré file le frisson. Mick Moss partage avec le combo suédois la même dépréciation de l'existence, inhérente à l'impuissance de l'homme dont les combats sont perdus d'avance. Peut-être parlerait il d'Immaculate Misconception le temps d'un instrumental bien troussé. Aux élans heavy du disque répond enfin la guitare acoustique délicate de Fighting For A Lost Cause, jolie ballade lacrymale, qui conclue le disque de belle manière.

Sans être aussi définitif que Planetary Confinement, plus varié et à l'atmosphère mélancolique extraordinaire, Leaving Eden n'en constitue pas moins un très bel album de rock mélodieux et romantique, au sens le plus noble du terme. Ecrin de sentiments douloureux, c'est une pièce de choix, qui devrait plaire à un public amateur de Anathema, Katatonia ou encore Porcupine Tree.


Site Officiel :: www.antimatter.tk/
Second Site :: www.myspace.com/antimatterband


 


                                                                                                        Anathema

Rock / Expérimentale / Autre


http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewProfile&friendID=45005125


membres :
- Vincent Cavanagh (chant + guitare)
- Daniel "Danny" Cavanagh (guitare)
- Jamie Cavanagh (basse)
- Les Smith (claviers)
- John Douglas (batterie)


Angleterre, 1990-
site officiel, http://www.anathema.ws


BIOGRAPHIE in, http://www.zonemetal.com

L'histoire d'Anathema débute à Liverpool, dans la famille Cavanagh.
David, Vincent et Jamie débutent quelques accords de guitares ensemble : le groupe est né.
La formation anglaise débute alors sous le nom de Pagan Angel.
Après une brêve période Heavy Metal, le groupe recadre sa création vers le Doom.
En 1990 toujours, la formation publie sa première démo (An Illiad Of Woes) et en profite pour changer de nom.
Anathema voit alors officiellement le jour.
Un an après, en 1991, le groupe enregistre une seconde démo nommée All Faith Is Lost.
Ce second disque passe les frontières de l'Angleterre et reçoit de bonnes critiques à travers l'Europe.
Peaceville Records commence alors à s'interesser à ce groupe au fort potentiel.
Anathema signe alors avec le label et sort dans la foulée son premier EP The Crestfallen en 1992.
En 1993, c'est au tour de Serenades, le premier album du groupe de voir le jour. Ce disque est orienté gothique avec une voix guturale et reçoit un excellent accueil des fans éparses.
Deux ans après, en 1995, Anathema signe le MCD Pentecost III puis enchaîne sur The Silent Enigma, le second album du groupe.
Cet opus va marquer un tournant dans la carrière de la formation qui intègre des arrangements orchestraux et diverses voix dans sa musique et pousse encore plus loin les ambiances sombres dégagées par les morceaux du disque.
Anathema continue dans sa lancée en entamant une tournée européenne avec Paradise Lost.
En 1996, le groupe signe Eternity, leur troisième album, qui vient prouver une prise de maturité musicale impressionante.
Il faudra attendre 1998 pour que le groupe revienne avec un magnifique album nommé Alternative 4.
Cette nouvelle orientation musicale est en partie du aux nombreux changements de line-up du groupe. En effet, Dave Pybus à rejoint le groupe entant que bassiste, Martin Powell a fait de même mais aux claviers et John Douglas à la batterie. Dans le même temps, le batteur Shaun Steels et le bassiste Duncan Patterson se sont quant à eux eclipsés.
En 1999, Anathema publie Judgement chez Music For Nations. Là encore, le public comme la critique encense le disque. Les Smith rejoint la formation en 2000 aux claviers. En 2001 sort A Fine Day To Exit et en 2003 A Natural Disaster. Après la publication d'une compilation en 2002, Anathema revient en 2003 avec A Natural Disaster, un opus aussi intense que ses prédécesseurs.


DISCOGRAPHIE
An Illiad Of Woes (démo), 1990
All Faith Is Lost (démo), 1991
The Crestfallen [EP], 1992
Serenades, 1993
We Are The Bible [EP], 1994
Pentecost III, 1995
Eternity, 1996
Alternative, 1998
Judgement, 1999
Resonance (compilation), 2001
Resonance 2 (compilation, Anathema
A Natural Disaster, 2003
Hindsight (compilation), 2008


INTERVIEW ANTON / Vincent Cavanagh, 26/09/2008
Vos impressions sur votre dernier concert à Paris, Bataclan ?

Vinnie : J'ai l'impression que la foule a vraiment aimé, presque autant qu'à l'Olympia quand nous avons joué avec Porcupine Tree. Pour moi c'était un peu frustrant de ne pouvoir jouer qu'aussi peu de morceaux. En plus, personnellement je n'avais pas un bon son, je n'entendais pas grand-chose. C'est dommage. Par contre je pense que l'atmosphère dans la salle était vraiment bonne et c'est le point le plus important, même si je n'entendais rien, cela résonnait beaucoup dans les retours. Et bien sûr, avec la batterie juste derrière, c'était encore pire, mais bon !

Les français semblent vous suivre de plus en plus, votre déménagement pour Paris y est il pour quelque chose ?

Je pense que c'est de mieux en mieux, la France est un des pays qui nous tient le plus à cœur. Nous sommes maintenant assez populaires, c'est génial pour nous ! Et puis il y a d'autres pays : nous sommes allés en Pologne, en Grèce, en Turquie... Mais nous sommes revenus en France, et le concert à l'Olympia est le concert que j'ai le plus adoré de toute ma carrière. Et pourtant ça n'a duré que 40 minutes, c'était incroyable. Imagine ce qu'on aurait pu faire si on avait eu plus de temps... Je veux rejouer à l'Olympia !

Les médias semblent s'entendre de plus en plus avec votre musique, vous aimez cette idée ?

A mon avis, ce n'est pas toujours le cas, vraiment, ça dépend. Je pense que cela commence juste, il y en a qui nous suivent et qui se rendent compte de ce que nous faisons. Les médias qui suivent la musique grand public ne savent pas vraiment qui nous sommes. Beaucoup ne font que nous associer à Porcupine Tree, ils nous classent ensemble dans les trucs progressifs, et ce n'est pas juste parce que je pense que nous sommes différents d'eux. Je ne sais pas vraiment ce que veux dire « grand public » parce que nous ne vendons pas beaucoup d'albums « grand public ». Mais si cela veut dire que tu atteints un grand niveau d'audience qui te satisfait, alors oui j'aimerai. Cela donne plus de possibilités et moins de préjudices comme ceux que nous avons connus dans le passé lorsqu'on disait de nous qu'on faisait du Death Metal. C'était complètement faux ! Je n'ai rien contre le Death Metal, mais on ne faisait pas ça, c'est tout.

La musique d'Anathema se précise, de plus en plus atmosphérique, fini le gros son ?

Non on continue avec le gros son, pas tout le temps, mais on le fait encore. On a plus une musique d'esprit torturé, j'aime ça, on a une noirceur particulière... Je ne sais pas comment l'expliquer. L'énergie qu'on a avec la musique heavy, elle ne vient de la pédale de distorsion, elle vient de notre cerveau.

Quelles sont les musiques qui vous inspirent ?

J'écoute beaucoup de choses très différentes... J'écoute Eric Satie, Beethoven ou Rachmaninov. J'aime aussi Tom Waits, Jeff Buckley, The Mars Volta, The Beatles, Bob Dylan... Le point commun c'est qu'ils ont tous leur propre son.

Le prochain album "Horizons" est en cours de préparation, la tournée Hindsight vient jalonner vos phases de production, comment se passent les sessions de studio ?

D'abord je voudrais dire que l'album ne s'appellera peut être pas Horizons finalement, c'est un titre provisoire. Tout reste ouvert jusqu'à la dernière minute. Musicalement c'est très massif, chaque morceau est différent du précédent, avec beaucoup de genre musicaux différents. Le premier est très rapide, très lourd, et énergique avec du piano. Le deuxième est planant et mélodique sans riff heavy. Et puis il y a la musique probablement la plus noire que nous ayons jamais faite, le morceau le plus torturé que nous ayons composé depuis Nocturnal Emission, mais en différent. C'est assez étrange, avec une guitare claire, du piano, synth-bass et de la batterie électronique. Il y a des choristes aussi... c'est vraiment noir et triste. Je pense que c'est le meilleur morceau que nous ayons écrit jusqu'ici. Ce sera l'avant dernière de l'album. Ce sera comme une longue fin épique. Nous aimons construire les morceaux, ils sont souvent en deux parties. Tu te demandes toujours où la musique va. On ne prend pas vraiment consciemment la décision de faire telle musique ou telle autre, je veux dire, qu'on ne fait pas en sorte que ce soir noir à tel moment... On joue et on compose, c'est tout.

Vous prévoyez sa sortie pour quand ?

Impossible de le dire pour l'instant. Ce sera finit pour Noël, en novembre/septembre. Donc ce sera en vente au début de l'été, peut-être.

En tant que compositeur, auteur en studio avez vous eu des accidents d'écriture ?

Oui, parfois cela arrive. Dans l'écriture cela arrive plutôt souvent. Si on prend vraiment le temps de jouer avec les autres, de faire un effort commun...

L'horizon d'Anathema ?

Pour l'instant nous voulons surtout enregistrer un autre album rapidement après Horizons, parce que tout est déjà prêt. Pourquoi attendre ? Ça ne devrait pas prendre trop de temps. On veut continuer à faire des nouvelles choses, tout en restant nous-mêmes. Nous ne voulons pas changer notre approche de la musique. Nous nous connaissons de l'intérieur et nous savons ce que nous faisons. Ça n'a rien à voir avec le commercial ou le succès, ça c'est que certains pensent que nous voulons. Pour nous cela reste pur, on fait ce que l'on veut faire. Evidemment nous nous surprenons nous-mêmes. C'est ce qui nous fait continuer. On ne sait pas vraiment ce qu'on va faire plus tard, on a quelques idées, mais ça peut être très différent.



Publicité

Publié dans SAF FF

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article