Influences ODN en SAFFF (11) in BASSE, Pastorius, Clarke, Miller
Jaco Pastorius Stanley Clarke Marcus Miller
Prologue : Comment parler de basse sans parler de Jaco. Il a bouleversé le rôle de la basse, en étudiant
l'instrument de façon classique, comme une contrebasse, ce qui lui a permis de développer des techniques comme les harmoniques artificiels et factices. Ce n'est pas seulement un bassiste de génie, mais aussi un musicien qui n'a pas de limites (dans tous les sens du termes). La plupart des bassistes professionnels reconnaissent d'ailleurs leur influence majeure en sa personne. Stanley Clarke et Jaco ont tous deux contribué a développer la basse, que ce soit pour définir son rôle ou les techniques propres à cet instrument. Malgré toutes leurs différences, ils ont su apporter tous deux... leurs propres visions de la BASSE.
Jaco, après le mythe, la légende :
John Francis Pastorius III voit le jour à Norristown, en Pennsylvanie, le 11 Décembre 1951, dans un milieu on ne peut plus jazzy. Son père (Jack Pastorius) qui était chanteur et batteur, au début par hobby, puis par passion, l'initia très tôt a la musique, il était rarement chez lui, souvent sur la route, et il profitait du peu de temps qu'il pouvait passer avec sa famille pour enseigner son savoir a Jaco.Jaco parle de cette période sur sa cassette d'enseignement de 1986: "My father said to me, 'Jaco, look I'm gonna back in a year'- he was on the road a lot - 'and when I come back, I want you to know where every note is on the neck. If I say I want a C# on the G string, you better know where it is. 'And when he came back the next year, I knew it."
À l'âge de 6 ans, Jaco monta pour la première fois sur scène avec le groupe de son père en chantant un titre de Sinatra "come fly with me", et depuis cette période, Jaco fit de plus en plus de musique. Vers la fin de l'été 1959, la famille Pastorius s'installa à Fort Lauderdale où le climat y est beaucoup plus tropical, ce qui permet a Jaco de pouvoir nager pendant des heures dans l'océan et de profiter du soleil. Il rencontrera ainsi Fish Ray, un musicien qui devint sa première influence. Le sport, à cette époque, est aussi très prisé par Jaco : de 11 a 15 ans il était particulièrement doué en base-ball, basket-ball ou football américain.
À l'age de 12, il commença a jouer de la guitare, et il savait déjà jouer de la batterie, que son père lui avait offerte quelques temps avant. À 13 ans, il forme son 1er groupe avec deux amis d'écoles : Marco Pangello (clavier) et Johnny Caputo (basse). Ils nomment le groupe "The Sonics" et Jaco décide d'y jouer de la batterie. À cette époque, son niveau était déjà élevé pour son âge, il se permettait même de placer un solo de batterie au milieu du set, et jouait toujours dans les temps...
Un événement majeur allait tout changer en 1964 pendant un match de football Américain, où Jaco se cassa le bras gauche, ce qui lui posa des problèmes pour jouer de la batterie correctement. Ses mouvement était limités, de 13 à 17 ans, il ne pouvait plus frapper correctement certaines cymbales. Je pense personnellement que c'est a cause de cet incident que Jaco s'est mis plus tard à la basse.
Il joua malgré tout de la batterie à l'âge de 15 ans dans le groupe Las Olas Brass qui reprenait des titres populaires appartenant à d'autres artistes (Aretha Franklin, Wilson Pickett, James Brown) où il se fait rapidement remplacer par Rick Franks qui était d'un meilleur niveau que lui. Mais Jaco ne quitte pas le groupe, il remplace le bassiste Kenny Neubauer qui s'était préparé à quitter le groupe. Jaco : "He played a Hofner bass and was the best player in Florida at the time, He was really a phenomenon. But he got an offer to go to Europe for the summer. So when he left, I just switched over from drums to bass." Malgré son manque d'expérience pour jouer de la basse, il semble s'adapter très rapidement à son nouveau instrument. En fait, jouer de la basse ne lui pose pas de problème, et cela est aussi facilité par le fait qu'il a une morphologie bien adaptée (grandes mains, doigts très longs, pouces pouvant pratiquement faire un angle de 90°).
Un des membre du groupe se rappelle qu'il regardait des heures entières des séries télé comme Hawaii police d'état et Jéopardy en jouant de la basse en même temps, ce qui permet de développer les cals et la connaissance du manche.
Son plus jeune frère Rory dit aussi qu'à l'âge de 16 ans, il était le meilleur bassiste de la Floride du sud, et qu'à 17 ans, il avait encore progressé et qu'il était le meilleur bassiste de l'état entier. Contin
iuum a été d'ailleurs en partie écrit a l'âge de 18 ans.
Pendant l'été 1968, Jaco fit une découverte qui changea totalement son approche concernant la basse. Dans une boîte de nuit, il vit un groupe (Nemo Spliff) dont le bassiste Carlos Garcia utilisait une technique de mute faite avec la main gauche, qui devint après quelques études l'une des signatures du jeu de Jaco (Come On, Come Over ; Opus Pocus etc.) Il acheta aussi le jour suivant le même ampli que Carlos : l'acoustic 320 qu'il utilisa le reste de sa carrière et qu'il trouvait mieux que son ampli actuel : un Sunn. Quand Acoustic sortit de nouveaux modèles, Jaco garda son ampli. Avec ces éléments, Jaco trouva le son qu'il n'allait désormais plus changer (Fender Jazz Bass, Acoustic 360, cordes Rotosound filés demi-rond). En été 1968, Jaco eu sa première Jazz Bass qu'il a eu grâce a un échange avec Bobbing. Cette Jazz Bass datée de 1960 était d'origine dotée de deux potards qu'il remplaça plus tard par 3 potards, pour plus de punch, de précision et de basses.Un peu plus tard, quand il eut 19 ans, il acheta une deuxième Jazz Bass (1962) et la transforma en fretless, en enlevant les frettes et bouchant les trous avec du mastic bois. Pour éviter d'user inutilement la touche, et donner un son régulier sur tout le manche, il appliqua 10 couches de vernis epoxy (la même que celle des coques des bateaux).
Après quelques temps il découvrit les harmonique artificielles, et factices, ce qui lui permit d'écrire des morceaux comme Birdland, Portrait of Tracy. À partir de ce moment, tout alla très vite, Jaco changea de groupe fréquemment : Woodchuck (1969-1970), Tommy Strand & the Upper Hand (1971-1972), Wayne Cochran & the C.C (1972-1973), Weather Report (1976-1982).
En continuant d'affiner sa technique et son jeu, et parallèlement à sa carrière en groupe, Jaco fait aussi des album solos, son premier sort en 1976 et devient très vite légendaire et incontournable de sa discographie. Il commence enfin à toucher de l'argent pou
r les fruits de son travail (il a 19 ans quand il touche ses premiers cachets) et il a du mal à assumer son nouveau statut, et pour pouvoir supporter ces moments difficiles, il choisit l'alcool et la drogue pour l'aider à supporter la pression...
En 1980, il décide de s'offrir un big band avec lequel il va entamer une tournée mondiale pour ses trente ans. Et pas mal de problèmes apparaissent : il saborde pas mal de concert en refusant de jouer et a beaucoup de problèmes avec ses dépendances qui n'arrangent vraiment pas les choses. En 1985, il divorce, ce qui l'amène directement en hôpital psychiatrique.
En 1986, il semble guéri, mais replonge dans l'alcool rapidement. Ce qui l'amène malheureusement à croiser la route d'un patron de bar qui lui refuse l'entrée un peu trop brutalement. Après une semaine de coma, Jaco succombe d'un traumatisme crânien aggravé d'une pneumonie, le 21 Septembre 1987. Dés lors le monde de la basse lui fera un hommage unanime. La quarantaine d'album qu'il a fait laissent une trace indélébile dans l'histoire de la musique et beaucoup de musiciens lui font encore hommage
en sortant des tributes a sa mémoire. Si Hendrix avait été bassiste, je pense qu'il se serait appelé Jaco Pastorius tant leur destin fut proche...
Matos :
Basse : Fender- 62'Jazz Bass
Cordes : Rotosound Roundwound Swing Bass
Amplification : 2 Acoustic Model 360
Une tête en son clair et une en son saturé
Effets : MXR - 113, BOSS Digital Delay , Octave Divider footpedal, Distortion d'une des têtes a lampe de l'Acoustic
Albums digne d'interêt :Tous ! mais c'est vrai que certains se distinguent du lot :
Black Market (Columbia) 1976. Jaco joue sur cet album avec Weaver Report.
Heavy Weather (Columbia). Splendide album vraiment incontournable (Birdland, A remark you made, Teen Town...).
Jaco Pastorius (distribué par sony jazz gold) 1976. Son 1er album solo fit découvrir Jaco au reste du monde. De splendides morceaux (Opus pocus, Forgotten love ), des supers solos (Donna Lee, Continuum, Portrait of Tracy.. ) Vraiment un album indispensable à tout bassiste qui se respecte.
Word of Mouth (Warner) 1981. Accompagné d'un Big Bang, Jaco met tout son talent au service de la Musique. Plein de bon morceaux dont une Reprise de Blackbird des Beatles, et une interprétation dans le style de Bach de Chromatic Fantasy.
Invitation (Warner) 1983. Des compos désormais célèbres jouées au Budokan de Tokyo en live.
The Birthday Concert (Warner) 1981. Concert donné en public pour ses 30 ans. De superbes impros, et des invités extraordinaires sur scène..
Live in Italy (JazzPoint). Coffret digipack avec 2 CD, le premier Live in Italy avec une reprise de Bob Marley ( I shot the sheriff ) et le deuxième CD avec Jaco sur scène, mais seul avec un écho à bande. Impressionnant !
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www.stanleyclarke.com (site officiel)
FICHE WIKIPEDIA:
Genre(s) Jazz, Jazz fusion, Jazz funk

RESUME: Stanley Clarke (né le 30 juin 1951 à Philadelphie, États-Unis) est un musicien américain. Il joue essentiellement de la contrebasse et de la basse électrique. Il est connu pour avoir un son très particulier, dû au fait qu'il joue sur des basses de marque Alembic. Il a démocratisé la technique du slap, créée à l'origine par Larry Graham, en l'appliquant au jazz. il contribuat grandement au nouveau rôle de la basse dans un groupe notamment dans les solos.
Ses débuts
Après avoir été diplômé de l'école de musique de Philadelphie, il part à New York en 1971 et commence à jouer avec des personnalités du monde de la musique tels Horace Silver, Art Blakey, Dexter Gordon, Gato Barbieri, Joe Henderson, Pharoah Sanders, Gil Evans et Stan Getz. Sa carrière 
Il crée un groupe de jazz fusion, Return to Forever, avec le pianiste Chick Corea, avec lequel il sortira plusieurs albums. À la même période, il commence à faire des albums solo.
En 1991, Stanley Clarke reçoit un BMI Film & TV Awards pour le morceau Black on Black crime dans le film Boyz N the Hood.
Discographie
* 1973 : Children of Forever (One Way)
* 1974 : Stanley Clarke (Epic)
* 1975 : Journey to Love (Epic)
* 1976 : School Days (Epic)
* 1977 : Live (1976-1977)
* 1977 : I Wanna Play for You (Epic)
* 1978 : Modern Man (Nemperor)
* 1980 : Fuse One (IMS)
* 1980 : Rocks, Pebbles and Sand (Epic)
* 1981 : The Clarke/Duke Project, Vol. 1 (Epic)
* 1982 : Let Me Know You (Columbia)
* 1983 : The Clarke/Duke Project, Vol. 2 (Columbia)
* 1984 : Time Exposure (Epic)
* 1985 : Find Out! (Epic)
* 1986 : Hideaway (Epic)
* 1988 : Project (CBS)
* 1988 : If This Bass Could Only Talk (Portrait)
* 1989 : 3 (Epic)
* 1991 : Boyz N the Hood (OST)
* 1992 : Passenger 57 (Epic)
* 1993 : East River Drive (Epic)
* 1993 : Live at the Greek (Epic)
* 1994 : Live in Montreux (Jazz Door)
* 1995 : Rite of Strings (Gai Saber)
* 1995 : At the Movies (Epic Soundtrax)
* 2002 : Le Transporteur (The Transporter) (OST)
* 2003 : 1, 2, to the Bass
* 2005 : La Fièvre du roller (OST)
* 2007 : The Toys of Men
* 2008 : Thunder (groupe SMV)
MARCUS MILLER
BIOGRAPHIE in http://www.concerts.fr/Biographie

Marcus Miller est bassiste bien sûr, mais sait-on qu'il est également clarinettiste et même batteur
Né à Brooklyn en 1959, dans une famille musicienne (son père était organiste à l'église et chef de choeur), Marcus Miller, qui a très tôt pratiqué la clarinette et le piano, se consacre à la guitare basse en jouant dans diverses formations new-yorkaises dès l'âge de quinze ans.
Sa carrière de musicien de studio l'amène très vite à travailler avec des artistes aussi divers que Aretha Franklin, Grover Washington Jr., McCoy Tyner, Elton John, Bryan Ferry... Sa rencontre avec Miles Davis, en 1981, laissera quant à elle une marque profonde et durable.
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Ses propres albums se succèdent à un rythme patient. Avec Tales, en 1995, il revisite l'histoire de la musique noire-américaine des trente années précédentes. On l'entend en concert dans Live and More, en 1997. Puis, en 2001, c'est M2 (ses initiales, M au carré) : le funk y côtoie l'écriture mélodique ou certains standards de Coltrane et Mingus, relus et "actualisés".
MM a également écrit pour le cinéma (pour Eddie Murphy, pour Spike Lee...). Marcus Miller est également un accompagnateur recherché, on a pu l'entendre aux côtés de Marriah Carrey, Nougaro, mais aussi de Brian Ferry, Whitney Houston, Maceo Parker ou Al Jarreau.
Il continue d'aimer les confluences d'influences qui font sa griffe et sourit quand il raconte : "Je suis à New York et je prends un taxi ; le type voit ma basse et dit : Quel genre de musique vous jouez ?" Un jour je réponds "jazz", le lendemain je dis "funk", selon l'humeur."
DISCOGRAPHIE WIKIPEDIA
| Période solo (de 1982 à aujourd'hui * 1983 - Suddenly | « Période David Sanborn » (1975-2000) * 1977 - Lovesongs * 1980 - Hideaway * 1980 - Voyeur * 1981 - As We Speak * 1982 - Backstreet * 1984 - Straight To The Heart * 1987 - Change Of Heart * 1988 - Close-Up * 1991 - Another Hand ![]() * 1992 - Upfront * 1994 - Hearsay * 1995 - Pearls * 1996 - Songs From The Night Before * 1999 - Inside |
| « Période Luther Vandross » (1981-2003) * 1981 - Never Too Much * 1982 - Forever, For Always, For Love * 1983 - Busy Body * 1985 - The Night I Fell In Love * 1986 - Give Me The Reason * 1988 - Any Love * 1991 - Power of Love * 1993 - Never Let Me Go * 1994 - Songs * 1995 - This is Christmas * 1996 - Your Secret Love * 1998 - I Know * 2000 - Smooth Love * 2001 - Luther Vandross * 2002 - Home for Christmas * 2003 - Dance With My Father | « Période Miles Davis » (1980-1990) * 1981 - The Man with the Horn * 1981 - We Want Miles * 1982 - Star People * 1986 - Tutu * 1987 - Music from Siesta * 1989 - Amandla « Période The Jamaica Boys » (1986-1990) * 1987 - Self-Titled * 1989 - J. Boys |
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DECOUVERTES
"I am a musician. My instrument of choice is the guitar. I have done some things in my career I am proud of and some I am not. None of them do I regret. I don't believe my triumphs or successes can be measured by who I have played with or how many records have been sold. This is why I am writing my own biography. But for the purposes of clarity I will name some artists I have worked with who have been very much a part of my journey as a musician.
How I came to play with certain artists and musicians can be traced back to recognising or having an instinct for opportunities when they have been in front of me. I don't mind saying this is what I am most proud of. Being invited in the mid eighties by percussionist Miles Bould to collaborate together on some demos was one such opportunity which proved to be an important one. This led to him recommending me to play on Julia Fordham's album Porcelain (1988), produced by Hugh Padgham. He would go on to produce Phil Collins' album But Seriously which was the best selling album of the year ('89/'90) and included the world-wide hit Another Day in Paradise. Hugh invited me to play on this album which got me noticed by many artists and producers including Sting who I have been working with ever since. I have recorded every album Sting has produced since The Soul Cages. I have performed over one thousand concerts with him since 1990, spanned over five world tours. He is perhaps the most influential artist to my career and certainly the one I have been with the most.
Towards the end of the eighties I became more prolific as a session musician. Pino Palladino and Manu Katché were often in the studio with me. They have been hugely influential to my approach as an instrumentalist. What I have learnt from them is incalculable. We played on many albums for various artists around Europe and beyond.
I joined The Pretenders in 1989. The opportunity of joining Sting's band came around the same time which put me in the agonising position of having to make a choice between the two. To this day I still don't know if I made the right one but judging by how I feel today I suspect it was. Playing with Sting opened the door to countless opportunities. I have played on at least one hundred albums since I met him. My confidence in my own abilities as a musician has grown as a result. I have recorded four solo albums and co-written songs for various artists. Some successful, some not. All of them worth it. The most significant thing I have learnt from Sting is the importance or quest for growth as a musician. This is why I am still a student of music and my fascination for different genres and disciplines never wavers.
I don't see the need to name any more names. These can be found in various discographies on my career. But the single most influential person in my career would have to be my sister Julie who got me started on the guitar when I was very young. I was born in Buenos Aires, Argentina to an American father and Irish mother. The soundscape to my childhood was The Beatles, The Rolling Stones, Bossa Nova music, Tango music, Argentine folklore and church music, classical music, Irish folk music and the blues. I went to high school in the USA (Wisconsin) which gave me an understanding of American culture and music. I moved to London, England to study classical guitar and composition at the Guildhall School of Music when I was 18 and have lived here ever since.
I am a proud father to six children. I am very happy with my life and my musical journey continues."
| Solo Albums:
| Selected Work With Other Artists
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