INFLUENCES ODN EN SAFFF (4) JANIS, JIMI, JIM, The Who, LED ZEPPELIN

Publié le par SAF FF



JANIS JOPLIN


Née le 19 janvier 1943 à l'hôpital St. Mary à Port Arthur, au Texas. Fille de Seth Joplin, employé chez Texaco, elle a un jeune frère, Michael, et une jeune sœur, Laura. Elle grandit en écoutant des musiciens de blues comme Bessie Smith, Odetta, et Big Mama Thornton, et chante à la chorale locale. Au lycée Thomas Jefferson, elle sèche souvent les cours. Plutôt attirée par la peinture initialement, c'est au lycée qu'elle commence à chanter du blues et du folk avec des amis. Joplin entre à l'Université du Texas d'Austin en 1960, où elle n'obtiendra jamais de diplôme. Une rumeur raconte qu'elle avait été élue "le garçon le plus laid" du campus.
Cultivant un comportement rebelle qui pourrait être vu comme libéré - le mouvement de libération de la femme n'en était qu'à ses balbutiements - Joplin se trouve un style à partir de ses idoles féminines du blues, ainsi que dans la Beat Generation. Elle quitte le Texas en stop pour San Francisco en 1963. Elle chante le soir même de son arrivée, profitant d'une séance de open-music au Coffe and Confusion.
Janis Joplin déménage de nouveau dans San Francisco en 1966, où, grâce à sa voix très blues, elle rejoint le Big Brother and The Holding Company, un groupe montant, surtout populaire auprès de la communauté hippie. En juin 1966, Janis Joplin a fait sa première apparition en public avec Big Brother and the Holding Company au Avalon Ballroom. Le groupe signe un contrat avec le label indépendant Mainstream Records et enregistre un album auquel ils donnent leur nom en 1967. Cependant, le manque de succès de leurs premiers singles conduit l'album à rester peu vendu.
Le premier grand succès du groupe a lieu au festival pop de Monterey, où ils jouent notamment une version de "Ball and Chain" de Big Mama Thornton, avec une performance vocale exceptionnelle de Janis. (Le documentaire de D.A. Pennebaker Monterey Pop montre Cass Elliot, co-chanteuse du quartet pop The Mamas & The Papas, parmi la foule, disant "Wow, that's really heavy" ("Wow, c'est hallucinant").) Cette performance, ainsi que leur album de 1968 Cheap Thrills, caractérisé par des morceaux remplis d'émotions, ont fait de Janis Joplin une des stars incontournables de la musique de la fin des années 1960.
Sa consommation de drogue augmente : elle est accro au speed et consomme occasionnellement de l'héroïne, entre autres. Elle boit aussi énormément : sa boisson favorite est le "Southern Comfort", une liqueur de Louisiane.
Comme beaucoup de chanteuses de cette époque, l'attitude agressive de Janis en public est à l'opposé de sa vraie personnalité. Le livre Love, Janis, écrit par sa sœur, révèle que dans sa vie privée, Joplin était une femme très rationnelle, timide, sensible, et très dévouée à sa famille. Néanmoins, flambeuse fameuse, elle eut de nombreuses relations d'un soir, notamment avec, parmi les plus illustres, Jim Morrison, Jimi Hendrix, Leonard Cohen (qui a écrit en son honneur la chanson Chelsea Hotel), Country Joe McDonald, Kris Kristofferson et même, de passage à Londres, avec Eric Clapton, sans compter quantité de jeunes filles volages.
Après s'être séparée de Big Brother, elle forme un nouveau groupe pour l'accompagner, le Kozmic Blues Band, et enregistre I Got Dem Ol' Kozmic Blues Again Mama ! (1969). La même année, elle participe au célèbre festival de Woodstock. Le groupe se sépare rapidement, et Joplin forme le Full Tilt Boogie Band. Ils enregistrent l'album Pearl (1971), qui sort après sa mort. Il devient l'album le plus vendu de sa courte carrière, grâce à certains tubes comme "Me and Bobby McGee", et le chant a cappella "Mercedes-Benz", commentaire social ironique, écrit par Joplin et Michael McClure.
Parmi ses dernières apparitions en public, on peut la voir à deux reprises dans l'émission télévisée The Dick Cavett Show le 25 juin et le 3 août 1970. Elle a également participé au Festival Express 1970, un festival itinérant et délirant à travers le Canada en juillet de la même année, avec Buddy Guy, The Grateful Dead, The Band et tant d'autres.
Pendant l'enregistrement de "Pearl" en automne 1970 avec son nouveau Full Tilt Boogie Band et le producteur de Phil Ochs Paul A. Rothchild, Janis Joplin est découverte morte le 4 octobre 1970 dans sa chambre d'hôtel. Elle avait 27 ans. Sa mort est due à une overdose d'héroïne, deux semaines après Hendrix (décédé le 18 septembre). Cette overdose était apparemment due à une héroïne trop pure. Ses derniers enregistrements complets sont "Mercedes-Benz" ainsi qu'un chant d'anniversaire pour John Lennon le 1er octobre 1970 ; Lennon raconta plus tard à Dick Cavett que l'enregistrement n'arriva à sa maison à New York qu'après sa mort. Le jour de sa mort fut celui de l'enregistrement de "Me and Bobby McGee", elle n'a jamais entendu le morceau, mourant le soir même.

Discographie:
* 1967 : Big Brother and the Holding Company
* 1967 : Light is faster then sound
* 1967 : Live at Monterey (International Pop Festival)
* 1968 : Cheap Thrills
* 1969 : I got dem ol'kozmic blues again mama!
* 1969 : Live in Woodstock
* 1969 : Live texas (international pop festival)
* 1969 : Summertime, live in amsterdam (04-01-69)
* 1971 : Pearl
* 1972 : Joplin in concert
* 1973 : Janis Joplin's greatest hits
* 1974 : Early performances
* 1974 : Soundtrack from janis movie
* 1975 : Janis
* 1982 : Farewell song
* 1984 : Cheaper thrills
* 1993 : Janis (CD set)
* 1995 : 18 essential songs
* 1997 : Absolute Janis
* 1998 : Live at Winterland '68
* 1999 : Rare pearls (box of pearls 05)
* 2001 : Love, Janis
* 2008 : joplin in concert


JIMI HENDRIX



"Jimi Hendrix aura marqué le XXème siècle par un talent hors norme, faisant voler en éclat les frontières du rock et du jeu de guitare électrique. Bluesman virtuose et inventeur de sonorités fulgurantes, il laisse une empreinte inaltérable, fascinante, continuant d'influencer bon nombre de musiciens des dizaines d'années après sa mort. Point d'orgue de la génération psychédélique, sa courte carrière de quatre ans est emblématique d'une comète rock explosée en plein vol, à l'age vingt-sept ans.
Né en 1942 d'un père aux origines indiennes, noires, blanches et Irlandaises et d'une mère noire d'à peine dix-huit ans, Johnny Allen Hendrix ne voit pas son père durant ses trois premières années, celui-ci étant retenu à l'armée. Lorsque le père revient au foyer, il s'aperçoit que sa femme ne s'occupe pas de son enfant et embarque le petit Hendrix rebaptisé James Marshall. Le couple renouera et se séparera plusieurs fois jusqu'à la mort de la mère, Lucille Jeter, en 1950, suite à son alcoolisme et sa dépression. Une enfance douloureuse pour Jimmy (surnom qui se transformera au cours de sa carrière en Jimi), battu et pauvre, il est la risée de son école, qu'il fréquente assez peu au demeurant.
Dès l'âge de huit ans, cet enfant introverti veut jouer les morceaux de jazz et de rhythm'n'blues entendu dans le poste de radio familial : il se fabrique une guitare rudimentaire et s'entraîne jusqu'à ce que son père décide de lui en offrir une vraie pour quelques dollars. Amateur de rock' n roll et de jazz, il traîne dans les clubs de sa ville et forme de petits groupes jusqu'en 1961, année ou il décide de rejoindre l'armée pour couper cours aux problèmes qu'il a avec le lycée et son père.
Embarqué dans le 101e régiment aéroporté, il découvre tour à tour le jeu sauvage des bluesmen qu'il rencontre, le parachutisme et Billy Cox avec qui il se lie d'amitié. Ce nouvel ami, bassiste et féru de jazz, forme avec Jimi Hendrix les Kinks Kasual. Ils reprennent ensemble, à l'occasion de petits concerts, des standards de blues et de rock' n roll. Il quitte l'armée en juillet 1962 suite à une blessure et pars rejoindre Billy Cox à Nashville. C'est l'année de ses premières séances en studio et de sa rencontre avec Little Richard. Il rejoint sa formation sous le pseudonyme de Maurice James en tant que second guitariste. La légende veut que Little Richard l'écarta du groupe pour des raisons d'ego. Le charisme et les solos d'Hendrix prenant trop de place dans son show. Il décide alors de rejoindre New-York courant 1964, écumant les petits clubs et les séances de studio sous-payées. Il tourne avec des groupes de plus ou moins grande importance (Isley Brothers, Curtis Knight...), et en profite pour rencontrer quelques-unes de ses idoles du blues, en profitant pour échanger quelques techniques. Lassé d'être un simple exécutant, il monte en 1966 le Jimmy & The Blue James. Ses premières influences vont des premiers groupes garage qui expérimentent le blues sous hallucinogènes, à Bob Dylan (auquel il rendra hommage plus tard sur la version explosive de « All Along The Watchtower »), le tout distillé sur une nouvelle Fender Stratocaster équipée d'une pédale fuzz, équipement qui allait bientôt entrer dans la légende.
Dès lors, il fait vite impression dans un New-York branché, vite ébahi devant son talent et la puissance de son jeu, de Keith Richard à Bob Dylan en passant par Miles Davis. Chas Chandler, bassiste des Animals, décide de le produire et l'emmène dès septembre en Angleterre. Un groupe y est rapidement monté, un trio en l'occurrence nommé The Jimi Hendrix Experience, inspiré par Cream, comprend Noel Redding (pourtant guitariste) à la basse et John « Mitch » Mitchell à la batterie. Le jeu frénétique de Mitch allié à la fluidité de Noel pousse le groupe à rapidement enregistrer ses deux premiers 45 tours vers la fin de 1966. Ils font la première partie de nombreux artistes et commencent l'enregistrement de leur premier LP Are You Experienced ? sorti en Angleterre en mai 1967, au son novateur, gorgé de trouvailles, au blues psychédélique collant parfaitement à l'époque. Album où figurent des paroles intemporelles, entre illuminations sous acide avec « Purple Haze » ou « Love Or Confusion », d'une poésie rock digne d'un Jim Morrison (« Is that the stars in the sky, or is it, rain fallin' down / Will it burn me if I touch the sun-uh, yeah, so big, so round »), et blues d'une sexualité ravageuse : « Fire » ou « Foxy Lady ». Le public retiendra particulièrement sa reprise de « Hey Joe », pourtant loin d'être la plus belle prestation de l'album. Sa sortie aux États-Unis en juin est précédée par le premier vrai rassemblement hippie qu'est le festival de Monterey en Californie, c'est le départ d'une carrière fulgurante et extraordinaire.
Suite au succès de ses 45 tours et de l'album, l'enregistrement du second LP se profile, mais Jimi doit tout de même remplir le contrat d'un producteur véreux et opportuniste nommé Sam Chaplin (manager de Curtis Knight) à qui il cède quelques séances. Continuant leur tournée incessante, l'Experience enregistre Axis : Bold as love (sorti fin 67), toujours produit par Chas Chandler et au son dans la droite lignée du premier LP mais aux recherches sonores plus approfondies. Entre hymne à la liberté, ballades poignantes et blues psyché virtuose, l'album séduit la critique, mais ne comporte pas assez de hits. Pourtant ses talents de poètes et sa sensibilité exacerbée en font de lui plus qu'un guitariste virtuose, il devient l'emblème d'une génération en révolte, dont les paroles et la musique touchent au plus profond, comme avec « Little Wing » tout en générosité et simplicité.
Jimi, travailleur incessant, et déjà dopé, se retrouve à New-York où il enregistre intensément au Record Plant. Un nouvel album se dessine dans un esprit en fusion, les premières séances du futur double LP Electric Ladyland commencent en 1968. Il s'adjoint les talents de nombreux musiciens (le bassiste Jack Cassidy du Jefferson Airplane, l'organiste Al Kooper, le batteur Buddy Miles ou Steve Winwood) et en profite pour commencer à écarter Chas Chandler et Noel Redding.
De ces jams et morceaux enfiévrés sortiront un chef d'œuvre, salué par la presse au même titre que le Forever Changes de Love ou le Sgt Peppers des Beatles. Créant des atmosphères enfumées (la version longue de « Voodoo Chile ») en des morceaux sauvages, proches de l'orgasme où explose une maîtrise inégalée de la guitare et de la wah-wah : « Voodoo Child (Slight Return) ». Entre tournée incessante et expérimentations diverses, l'année 1968 se clos à un rythme infernal.
Jimi Hendrix continue à honorer ses contrats, mais commence, à juste titre, à rechigner d'être considéré comme la bête de foire, ses gimmicks sur scène attirant plus les foules que ses compositions. L'année 1969, marquée par le haut de la vague hippie, traîne le groupe pourtant en partie dissout de concerts en concerts, Jimi s'échappe dès qu'il le peut pour développer ses idées en studio. C'est l'année de l'officialisation définitive de Billy Cox au poste de bassiste, c'est également l'année du festival de Woodstock. Sa prestation retardée n'y sera pas éblouissante, mais elle s'inscrira à jamais dans la mémoire d'une génération en plein enlisement dans la guerre du Vietnam. Fin 1969, Sam Chaplin refait parler de lui, Jimi, pour avoir la paix, lui «offre» l'enregistrement du concert au Fillmore East de New-York avec une formation éphémère : Band of Gyspys, avec Billy Cox à la basse et Buddy Miles à la batterie. Album qui sortira en mai 1970, qui fait place à un son plus chaleureux porté par la basse et à la batterie martelée. On en retiendra surtout la vibrante référence à la guerre du Vietnam sur « Machine Gun », où les musiciens cherchent à reproduire le son désespéré des combats à l'aide de leur instrument.
Hendrix commence à être surmené mais continue à enregistrer, et cette fois dans le studio qu'il s'est fait construire à New York : l'Electric Lady. Travailleur acharné aux idées bouillonnantes, il est également un grand innovateur des techniques de studio. L'Electric Lady comporte le must de la technologie de l'époque (le premier enregistreur 16 pistes et la première console 24 voies) et il n'hésite pas à expérimenter, toujours épaulé par le célèbre ingénieur du son Eddie Kramer. Il travaille sur un double LP au son plus soul, plus chaleureux et profite pleinement des capacités du studio, multipliant les overdubs et les essais, réinventant et innovant sans cesse. En parallèle, ses prestations scéniques sont de plus en plus approximatives : il rate et annule de nombreux concerts pour diverses raisons, en particulier à causes de la drogue et de l'alcool qu'il consomme en très grande quantité depuis près de quatre ans. Il retourne à Londres et suite à une soirée bien arrosée, il s'endort, gavé de somnifères. Sa compagne du moment le retrouve le lendemain matin, le 18 Septembre1970, étouffé dans son vomi et inconscient.
l décédera peu de temps après dans l'ambulance qui l'emmène vers l'hôpital. Psychologiquement en danger et victime de la surpression, Jimi Hendrix s'est éteint à l'âge de vingt-sept ans. Un mois plus tard, c'était au tour de Janis Joplin, un an plus tard celui de Jim Morrison.
Jimi Hendrix laisse derrière lui le rêve hippie effondré et l'héritage considérable de sa musique. Ses nombreuses heures passées en studio feront la joie d'éditeurs peu scrupuleux : le nombre des albums non-officiels sortis après sa mort dépassant les trois cents ! Il faudra attendre la mort en 1996 de Chas Chandler pour que son père puisse enfin retrouver les droits de son fils, il s'occupera avec Eddie Kramer des rééditions dès l'année 1997 des albums préexistants et d'albums posthumes cohérents, tel que First Rays Of The New Rising Sun, le double album qu'il avait presque achevé à l'Electric Lady.
Jimi Hendrix aura vécu le blues jusqu'au bout, le transcendant de son énergie, inventant des sons inscrits définitivement dans l'histoire de la musique. Artiste complet, il révolutionna la guitare, élevant le rock vers des sommets rarement atteints. Mais pour beaucoup, Hendrix fut plus qu'un virtuose, il fut l'enfant vaudou, celui qui incante et sublime, rendant la vie tellement plus intense, vous entraînant dans un trip à 100 à l'heure où les déflagrations sonores vous martèlent le fond de l'âme. Expression de la liberté et de la rage de vivre, ses compositions sensibles, empreintes de poésie naïve et déchirée, véhiculent une sauvagerie sans limite."
Stephen Des Aulnois
Discographie (de son vivant):
* Are You Experienced (mai 1967)
* Axis: Bold as Love (décembre 1967)
* Jimi Hendrix &Curtis Knight: Flashing (Capitol 1967)
* Jimi Hendrix & Curtis Knight: Get That Feeling
* Electric Ladyland (septembre 1968)
* Band of Gypsys (avril 1970)
* Historic Performance Recorded at Monterey International Pop Festival: Jimi Hendrix Experience / Otis Redding (1970, US REPRISE LP MS 2029. Enregistré en 1967.)



THE DOORS


Membres:

Jim Morrison †
Robby Krieger
Ray Manzarek
John Densmore
En à peine cinq ans d'existence, The Doors est devenu l'un des groupes les plus emblématiques de l'histoire du rock ! Le talent d'écriture et la voix sensuelle de son leader offrent aujourd'hui encore une réflexion sur l'existence et la vie en communauté, l'amour et la destruction.
The Doors : la rencontre: C'est à Melbourne, en Floride, que naît Jim Morrison, le 8 décembre 1943. Etudiant à Los Angeles, il présente ses chansons à Ray Manzarek (clavier), membre du groupe "Rick and the Ravens". Rapidement, ils se produisent au Whisky à gogo, un club de la ville. Très vite, ils s'entourent de John Densmore (batterie) et Robbie Krieger (guitariste), tous deux membres des "Psychedelic Rangers".
A l'été 1965, ils créent le groupe rock et blues The Doors, un nom emprunté par Morrison au poète du XVIIIe siècle William Blake. Particularité de la formation : elle ne comporte pas le traditionnel bassiste.
Grandeur et décadence de Jim Morrisson
En 1967 sort le premier album du groupe The Doors, qui figure parmi les disques légendaires de l'histoire du rock, grâce aux titres "The End", "Crystal Ship", "Soul Kitchen", "Break On Through", mais surtout au chef-d'œuvre "Light My Fire", qui restera l‘un de leurs plus grands succès.
La même année, le groupe joue dans la célèbre salle de San Francisco, le Fillmore. Puis il enchaîne les albums avec Strange days en 1968 et Waiting For the Sun en 1969. Ce dernier comprend les titres "Spanish Caravan" et "Summer's Almost Gone" et devient numéro un des ventes pendant quatre mois en Europe. Emblème du mouvement hippie, The Doors se démarque par son extravagance et sa crudité, qui conduit le leader Morrison à montrer ses parties intimes lors d'un concert à Miami en 1969. Cette attitude lui vaut d'être conduit en justice.
Puis sort en 1970 la célèbre chanson "Roadhouse Blues", extraite de l'album "Morrison Hotel". L'année suivante verra la sortie du dernier disque du groupe avec Jim Morrison : L.A. Woman, probablement le meilleur opus du groupe grâce aux titres "Riders On The Storm", "Love Her Madly", "The Wasp" et "L.A. Woman". Malgré le succès de remporté par l'album qui atténue l'impact de l'affaire de Miami sur le public, Morrison préfère partir s'installer à Paris en 1971.
The Doors sans leader

Le 3 juillet 1971, le chanteur-poète décède à Paris dans des conditions peu claires, probablement des suites d'une overdose. Il est enterré au cimetière du Père Lachaise, devenu un lieu symbolique pour tous ses fans.
Jusqu'en 1973, les musiciens restant continuent à faire vivre le groupe, Ray Manzarek assurant le chant. Deux albums, Other voices et Full circle, verront le jour, avant la séparation.
Il faudra attendre le nouveau millénaire pour que le groupe se reforme autour de Manzarek et Krieger et de nouveaux musiciens : Ian Astbury (du groupe The Cult) au chant, Ty Dennis et Angelo Barbera (du Robby Krieger Band) à la batterie et à la basse. Ensemble, ils parcourent de nombreuses villes pour se produire sur scène, entourés de Stewart Copeland, l'ancien batteur du groupe Police. Leurs albums "Backstage And Dangerous : The Private Rehearsal" et "Legacy : The Absolute Best" , notamment, se vendent très bien.

Discographie:
Albums studio
* 1967 : The Doors
* 1967 : Strange Days
* 1968 : Waiting For The Sun
* 1969 : The Soft Parade
* 1970 : Morrison Hotel
* 1971 : L.A. Woman
* 1971 : Other Voices
* 1972 : Full Circle
* 1978 : An American Prayer: Jim Morrison
Albums live
* 1970 : Absolutely Live
* 1983 : Alive She Cried
* 1987 : Live At The Hollywood Bowl
* 1991 : In Concert
* 1998 : Jim Morrison Live : Feel The Blues Featuring Albert King
* 2000 : Riders On The Storm : The Doors Concerto
* 2000 : Live In Detroit
* 2001 : No One Here Gets Out Alive
* 2001 : Live In Hollywood: Highlights From The Aquarius Theatre Performances
* 2001 : Live At The Aquarius Theatre: The First Performance
* 2001 : Live At The Aquarius Theatre: The Second Performance
* 2002 : Backstage And Dangerous: The Private Rehearsal
* 2003 : Boot Yer Butt
* 2007 : Live In Boston
* 2008 : Live In Pittsburgs


WOODSTOCKERS



 


LED ZEPPELIN

Led Zeppelin est un groupe de rock anglais, précurseur du hard rock et du heavy metal. Composé de musiciens virtuoses et novateurs, c'est l'un des plus grands groupes de l'histoire du rock. On lui doit notamment Stairway to Heaven, Dazed and Confused, Since I've been loving you, Whole Lotta Love, Kashmir, etc.
Formation
* Jimmy Page - guitare électrique, guitare folk, mandoline
* Robert Plant - chant, harmonica
* John Paul Jones - basse, orgue, mandoline, piano, mellotron, guitare folk, flûte
* John Bonham - batterie, percussions
Naissance En 1968, lorsque les Yardbirds se séparent, Jimmy Page est encore sous contrat et doit honorer des dates de concerts. Alors il recherche des musiciens pour former un nouveau groupe avec le manager des Yardbirds, Peter Grant. John Paul Jones apprend la nouvelle et contacte Jimmy Page avec qui il a déjà travaillé lors de différentes sessions studio. Jimmy Page, connaissant le professionnalisme de John Paul Jones, l'accepte tout de suite. Pour le chanteur, Jimmy Page pense tout d'abord à Steve Marriott, le chanteur des Small Faces puis à Terry Reid. Celui-ci décline l'offre mais l'oriente vers un jeune chanteur qui l'a impressionné, Robert Plant. Jimmy Page l'écoute en concert et est, à la fin du concert, enthousiasmé. Il ne manque plus que le batteur. Robert Plant connaît un batteur surdoué avec qui il a joué au sein d'un groupe de rock : John Bonham. Ce dernier refuse d'abord l'offre puisqu'il était entré en contact avec Joe Cocker pour occuper un poste stable au sein de son groupe. Mais sous la pression de Jimmy Page et de Peter Grant, il accepte finalement l'offre et le quatuor forme les New Yardbirds, qui partent alors en tournée en Scandinavie. Ils empruntent un look très proche à celui des Who et le son au Jeff Beck's Group. Pour ne plus s'afficher comme les Yardbirds et pour marquer un tournant musical, Les New Yarbirds changent leur nom pour Led Zeppelin le 9 novembre 1968 lors d'un concert au London Roundhouse à Chalk Farm (en Angleterre). C'est le batteur Keith Moon du groupe The Who qui donna l'idée du nom Led Zeppelin avec sa phrase: « Ce groupe va couler comme un dirigeable de plomb. ».
Les débuts  Leur manager, Peter Grant, obtient un contrat de cinq ans avec la maison de disque Atlantic Records. Ils enregistrent leur premier opus en une trentaine d'heures pendant leur tournée en Angleterre ce qui lui donnera l'aspect d'un album live. Led Zeppelin sortira le 12 janvier 1969 quatre mois après leur premier concert. Cet album homonyme, fortement influencé par le blues et le folk, propose des riffs ravageurs et un chanteur puissant. Après l'annulation du Jeff Beck's Group de leur tournée aux États-Unis, Peter Grant saute sur l'occasion et les remplace par Led Zeppelin en première partie des concerts de Vanilla Fudge, d'Alice Cooper et d'Iron Butterfly. Durant cette tournée, le public américain est conquis par les solos démonstratifs de Jimmy Page, les interprétations personnelles et improvisations : des morceaux, comme Dazed and Confused, pouvaient durer plus de trente minutes. Certains groupes refusent tout simplement de remonter sur scène. À partir de ce moment, Led Zeppelin sera seul en tête d'affiche. Ils enregistrent au cours de leur voyage un deuxième disque, Led Zeppelin II (sorti le 22 octobre 1969), dans la même veine que le précédent opus. Cet album donnera au groupe une notoriété qui fera de lui le plus gros vendeur du début des années 1970. La presse sera pourtant divisée, certains leur reprochant leur sexisme ou une certaine violence parfois injustifiée.
Apogée de la gloire Titre du quatrième album de Led Zeppelin.
Leur album suivant, Led Zeppelin III (sorti le 5 octobre 1970), montrera que le groupe ne se résume pas à quelques accès de guitares rageuses et à la voix agressive de Robert Plant. La moitié du disque sera composée exclusivement de ballades folk parfois reproduction note à note de morceaux de Bert Jansch ou Davy Graham, habitude que Jimmy Page gardera avec les morceaux à tonalité plus blues, souvent intégralement pompés sur des classiques de John Lee Hooker, Leadbelly ou Robert Johnson. Peu élégant il ne citera jamais ses sources. La réputation sulfureuse que Led Zeppelin se forge est due à de nombreux écarts : chambres d'hôtel dévastées, groupies et abus de drogues, entre autres. Leur 4e album,(dont la pochette ne possède ni un nom d'album, ni le nom du groupe), est sorti le 8 novembre 1971. Certains textes sont inspirés du Seigneur des anneaux de Tolkien et sont empreints d'occultisme. Ce sera leur album le plus vendu grâce au classique Stairway to Heaven. C'est un album équilibré où l'on sent que le groupe a atteint sa pleine maturité. Les compositions sont riches et variées, passant du folk au hard rock avec aisance.
Deux ans plus tard, le groupe sort Houses of the Holy le 28 mars 1973, premier disque ayant un titre à proprement parler. L'album est très varié, Led Zeppelin s'essayant au reggae ou au funk, et perdant ainsi un peu de sa spontanéité. En cette même année, Robert Plant, dont la voix est usée par des tournées à répétition (450 concerts en quatre ans) et l'usage de la cigarette, subit une opération des cordes vocales qui le laissera aphone pendant plusieurs semaines. En 1974, le groupe crée son propre label : Swanson, qui produira plusieurs groupes et financera une partie du premier film des Monty Python : Sacré Graal.
Le 24 février 1975, le groupe publie son sixième album studio (double), intitulé Physical Graffiti. Pour beaucoup, il s'agit du dernier grand album de Led Zeppelin.
Descente aux enfers Le 31 mars 1976, le groupe sort Presence, album connu pour la chanson Achilles Last Stand qui dure plus de 10 minutes. L'année suivante, Karac Plant, le fils de Robert Plant, meurt (27 juillet 1977). Cet événement, ainsi que le mouvement punk en plein essor à cette époque, porte un coup dur au groupe, qui décide de prendre une pause. Le 15 août 1979, In Through the Out Door sort dans une pochette emballée dans du papier kraft, fragile et de collection. Led Zeppelin doit beaucoup au travail de John Paul Jones. En effet, Jimmy Page vit plongé dans le chaos de la drogue et John Paul Jones en profite pour marquer l'album de son empreinte. L'album est donc teinté de sons issus de synthétiseurs. Il travaille notamment avec Robert Plant sur All my Love, morceau que ce dernier dédie à son fils Karac.
La tombe du batteur John Bonham Le groupe se dissout en 1980, après la mort du batteur John Bonham (mort en suffocant d'un coma éthylique). Le dernier concert avait eu lieu le 7 juillet 1980, à Berlin. Un dernier album posthume composé de chutes de studio et de faces B de 45 t intitulé Coda sortira le 19 novembre 1982 (la coda signifie le passage d'un endroit d'un morceau à la partie finale de celui-ci : en d'autres termes, la fin du morceau).
Derniers soupirs. Robert Plant et Jimmy Page se réuniront à nouveau à deux reprises au milieu des années 1990. Une première fois pour l'album No Quarter (aussi appelé Jimmy Page and Robert Plant Unledded jeu de mot entre Unledded et Unplugged) qui reprend principalement des titres de Led Zeppelin et contient deux nouvelles chansons. Un album enregistré au Maroc et donc à forte consonance orientale, contenant notamment l'inoubliable Nobody's Fault but Mine mâtiné d'instruments traditionnels maghrébins. Ensuite, pour Walking into Clarksdale, un album somme toute un peu quelconque qui n'apportera pas vraiment de bonnes nouvelles concernant une possible reformation du groupe. Ce retour s'inscrivait dans un mouvement de fond où les ténors des années 1960 et 1970, tels les Rolling Stones et Pink Floyd, effectuaient, avec plus ou moins de succès, un retour sur le devant de la scène, profitant d'un effet de mode qui leur était favorable.
Depuis, Robert Plant, Jimmy Page et John Paul Jones continuent avec des hauts et des bas leurs carrières solo respectives. À noter aussi que Jason Bonham (fils du batteur John Bonham) avait été pressenti pour remplacer son père dans une reformation dans les années 1990. Il a notamment édité un excellent album live qui reprend les titres phares de Led Zeppelin. On remarque de suite la filiation entre Jason et son père au niveau du jeu (The Jason Bonham Band, album In the Name of my Father).
La Philosophie « live » Jimmy Page avait une conception particulière de leurs concerts et a toujours su l'insuffler au groupe. Tout d'abord, contrairement aux autres concerts de l'époque Led Zeppelin n'avait pas de première partie. Leur prestation était en effet trop longue (jusqu'à trois heures) pour en intégrer une. Ensuite, Led Zeppelin ne s'est jamais contenté de jouer ses morceaux tels qu'on les entendait sur leurs albums studios. Jimmy Page, particulièrement, retravaillait chaque morceau qu'il jouait durant la tournée afin d'en expérimenter chaque aspect. Page modifiait non seulement ses solos, mais aussi le corps des morceaux. Les différences vont du détail à de profondes modifications. Par exemple, le morceau Dazed and Confused du premier album, dure 6 minutes dans la version studio contre 25 lors de la tournée de 1973 et jusqu'à 45 en 1975. Ce n'étaient pas de simples rallongements d'un même thème mais souvent des medleys contenant le plus souvent des reprises, ou bien de nouveaux thèmes qui parfois devenaient par la suite des titres à part entière.
La version live du titre Whole Lotta Love a été augmentée de cinq ou six jam session ajoutés au contenu original. Page a également modifié et prolongé son solo. Le batteur John Bonham faisait aussi parfois durer le solo de batterie de Moby Dick jusqu'à 40 minutes.
Genre musical  Si le groupe est célèbre pour être pionnier du hard rock et du heavy metal il est en fait influencé par de très nombreux autres genres musicaux (Le blues surtout, le rockabilly, la musique celtique, la folk music...) ce qui fait du groupe une formation très éclectique. Si la légende veut que le groupe ait commis en tournée un nombre impressionnant d'excès en tout genres (drogues, orgies diverses) typiques au hard rock pur et dur, il fait preuve d'un grand raffinement folk, pratiquement sur chaque album (Black Mountain Side sur Led Zeppelin, Thank You sur Led Zeppelin II, la quasi-totalité de Led Zeppelin III, The Battle of Evermore sur Led Zeppelin IV, Bron-Yr-Aur sur Physical Graffiti, etc...), et un nombre important de leur concerts comportaient un set acoustique.
Led Zeppelin discography (Studio albums)


* 1969: Led Zeppelin
* 1969: Led Zeppelin II
* 1970: Led Zeppelin III
* 1971: Led Zeppelin IV
* 1973: Houses of the Holy
* 1975: Physical Graffiti
* 1976: Presence
* 1979: In Through the Out Door
* 1982: Coda [117]
Filmography
* 1976: The Song Remains the Same
* 2003: Led Zeppelin (DVD)
* 2007: Mothership (DVD)
Source : Wikipedia.fr

THE WHO
Biographie, Internaute:
The Who figure parmi les plus grands groupes de rock des sixties londoniennes. En quinze ans d'existence, il est devenu le représentant mod et rythm'n'blues par excellence de cette époque.
   
     
The Who a été fondé dans la banlieue de Londres en 1964 par le guitariste Pete Townshend, le chanteur Roger Daltrey, le bassiste John Entwistle et le batteur Keith Moon. Un an plus tard, le groupe s'impose avec les chansons « I Can't Explain » et « Anyway Anyhow Anywhere », mais surtout avec l'incroyable « Generation », qui donne naissance à un premier album. Ce titre devient rapidement l'un des rares hymnes de toute une génération par la violence qu'il suscite sur scène. Il se vend à 300 000 exemplaires.
Les tubes s'enchaînent, « The kids are all right », « Substitute », « I'm A Boy »...
Désormais réputé comme meilleur groupe de scène, The Who enchaîne les tournées. Après les Etats-Unis et les festivals de Monterey en 1967, ils se produisent en Angleterre et sur l'île de Wight en 1969. A chacun de leurs passages dans les hôtels du pays, ils ne passent pas inaperçus. Les problèmes de drogue et la dégradation d'instruments font partie de leurs rituels. Le groupe enregistrera d'ailleurs « The last time » des Rolling Stones en soutien à  Mick Jagger et Keith Richard concernant leurs démêlés avec la justice pour leurs usages de stupéfiants.
1969 est également l'année de Tommy, premier opéra-rock de l'histoire. Crée par Pete Townshend, ce chef d'œuvre raconte le parcours initiatique (drogue, sexe, mysticisme...) d'un sourd, muet, aveugle. Le succès est phénoménal et donne lieu à de nombreuses adaptations (dont une en 1975 de Ken Russel pour le cinéma, avec Roger Daltrey dans le premier rôle). L'année suivante, The Who enregistre Live At Leeds, considéré comme le meilleur album live de l'histoire du rock, avec ses versions dévastatrices de classiques comme « Summertime Blues » ou « Shakin' All Over », et des extraits de Tommy. En été 1971 sort Who's Next qui est un énorme succès grâce à « Baba O' Riley » et le formidable « Won't Get Fooled Again ». Mais l'ombre de Tommy plane, et un an plus tard les Who en sortent une version symphonique avec le London Symphony Orchestra, mais aussi quelques pointures du rock comme Rod Stewart, Ringo Starr et Steve Winwood. 1973 marque la naissance d'un deuxième "opéra-rock" intitulé Quadrophenia. C'est un voyage dans le temps à l'époque de la jeunesse "mod" et qui sera également adapté au cinéma avec Sting de Police.

The Who sans Keith Moon

Après deux albums moins bien accueillis en 1975 (The Who by numbers) et 1978 (Who are you ?), les Who restent adulés par le public américain, au même niveau que les Rolling Stones et Led Zeppelin,
La disparition de Keith Moon le 7 septembre 1978 affaiblit la notoriété du groupe, qui perd alors son membre le plus spectaculaire. Ils tentent de se reformer mais en 1982, ils entament une tournée "d'adieux" avant de démarrer chacun une carrière personnelle.
Toujours aussi populaire, le groupe anglais se retrouve cependant sur les scènes mondiales lors de grands événements tels que le festival Live Aid en 1985, leur 25ème anniversaire en 1989, ou le relancement de l'album Quadrophenia en 1997. En 1994, le coffret-anthologie 30 Years of Maximum R & B regroupe toute l'œuvre du groupe, et  The Iron Man, le concept album de Pete Townshend sorti dans les années 1980, est porté à l'écran en dessin animé en 1999.
En 2002, vingt ans après la fin officielle du groupe, ses membres effectuent toujours des tournées occasionnelles. Mais en juin, le bassiste John Entwistle décède d'une crise cardiaque. Pilier rythmique du groupe, dont le jeu exceptionnel tranchait avec une attitude stoïque sur scène, il n'emporte pourtant pas le groupe avec lui. Pete Townshend et Roger Daltrey prolonge l'existence des Who et sortent même en 2006 un nouvel album, Endless Wire, première composition sous l'étiquette Who depuis 24 ans. Il s'ensuit une tournée mondiale.

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