8. 3. UNIVERS SAFFF Eagle Seagull MP3, I am kloot, Pavement MP3, The Warlocks, Unto Ashes

Publié le par SAFFF


                                             EAGLE SEAGULL

  http://www.myspace.com/eagleseagull 
Interview Hi-nu.com (extraits):

"Le disque d'Eagle Seagull est là depuis un moment avec du mal à en faire quelque chose. Progressivement il était passé du négatif au positif mais sans lien direct dans les phrases. Il manquait quelque chose, quelque chose contenu qui peine quand même à exploser...
« C'est lui qui effleure le visage féminin et qui essaye de lui prendre la main pour finalement pleurer sur son épaule. Approchant ses doigts de sa joue et fléchissant les jambes pendant les montées, il a le timbre presque maladif. Pas malade des arrangements ni des notes accompagnatrices d'une pénitence luxueuse et chargée. Un plaisir non refusé, orné même d'une attention insistante. Boisé à souhait et ces guitares grasses pour ne pas dire encombrantes. Des facilités arrivant par intermittences. « Tiens, la distorsion vient au refrain ! ». Une technique galvaudée, sans dire d'un titre rappelant l'époque où le tout était moins assorti.
Un orgue qui joue sur la corde sensible, une cornée trop fragile...présentant un revers de cravate doublé avec fantaisie. Il y en a même un avec feu d'artifice brodé. Une sorte de couronnement secret. Être le seul à savoir qu'on est le roi de quelque chose. Un roi ou quelque chose. »
...C'est peut être ça le feu d'artifice à la fin, une excuse.

Pouvez vous me dire qui est qui sur cette photo et, en les regardant dans les yeux, ce qu'ils ont dans la tête à cet instant?

Oh jésus ! Et bien, le premier en partant de la gauche, c'est moi, Eli Mardock. Si je me souviens bien, je pensais à ce truc d'Oprah que j'avais entendu dire, de garder le menton haut pour être mieux sur les photos.
A coté de moi, c'est mon frère Luther Mardock, qui a quitté le groupe il y a un an. Je me souviens qu'il avait parfois cet énorme sourire ridicule. Je pense que Denny Schmickle (le photographe) lui a dit d'avoir un air sinistre. Donc apparemment, voici un air sinistre.
Derrière c'est Mike Overfield, qui, étant gentil et timide, est très dur à décrypter. Il souhaitait pouvoir être caché derrière ses lunettes de soleil.
A coté de lui c'est Johnny Idt (pronnoncer "it"). Il est le séducteur du groupe. Les filles lui tournent toujours autour après les concerts et il est toujours tiré à quatre épingles. Peu importe, je suis sûr qu'il est en train de penser à quelque chose du genre: "Mec, JE suis le plus excitant".
A coté c'est Austin Skiles (on aime bien l'appeler Awesome Styles). Il a l'air assez hilare sur cette photo. Très coquet et très beau. Denny lui a sûrement dit qu'il était joli. Insouciant, on dirait qu'il vient juste de mettre sa langue dans la bouche de Denny. Ou peut- être qu'il a déjà commencé à lécher l'objectif de l'appareil photo.
Au bout à droite c'est Britt Hayes, un des "motherfucker" les plus cools que je connaisse. Il est comme un Samuel L.Jackson blanc avec des cheveux. Il est probablement en train de se féliciter du fait qu'il ressemble plus à un membre de Wolf Parade.
Et pour finir, au milieu du premier rang siège Carrie Butler. Je me demande si Denny a volontairement cadré pour qu'on ait presque l'impression qu'elle est torse nu. De toutes façons, je ne peux pas prétendre savoir ce qu'elle a en tête. Elle est une de ces personnes dont le visage peut être vide comme un masque quand elle veut.

Sur cette photo, la longueur de cheveux est elle une sorte de hiérarchie?

Ha, je pense que c'est probablement vrai. Comme elle est la seule fille, Carrie peut obtenir tout ce qu'elle veut quand elle le veut (on est tous étrangement effrayés par elle - moi du moins)

Quel est le rôle de chaque membre ?

Jusqu'ici, j'ai écrit la plupart des chansons. Deux des chansons de l'album sont des collaborations:"Death Could Be at the Door" fut écrite avec Mike Overfield et "Hello Never" avec Johnny Idt. Dans notre prochain album, il y aura nettement plus de collaborations dans le processus d'écriture. Austin et moi avons travaillé ensemble sur certaines chansons pour lesquelles je suis très excité et j'ai également travaillé avec Mike et Johnny. Mais pour les arrangements, etc... Tout le monde est très impliqué.
Quoi qu'il en soit, on change parfois d'instruments mais voilà de quoi nous jouons habituellement: Eli Mardock (vox, claviers, guitare), Mike Overfield (basse, claviers, guitare), Johnny Idt (guitare, basse, clavier), Austin Skiles (guitare, vox, basse), Britt Hayes (batterie), Carrie Butler (violon, vox, claviers).

J'ai entendu dire que les garçons étaient dans le groupe depuis 2004. Qu'aviez-vous envie d'oublier quand vous avez changé votre nom The Good Looks pour Eagle Seagull?

Ouais, on a joué notre premier concert sous le nom de The Good Looks en octobre 2004. Aucun de nous n'aimait ou n'assumait vraiment ce nom mais il en fallait juste un pour mettre sur les affiches. De toutes façons, je haïssais ce nom. Je crois que tous les autres le haïssaient aussi et nous étions d'accord pour le changer. Nous sommes devenus Eagle Seagull aux environs de février 2005. Mais bon, on a joué un seul concert sous ce nom alors je n'y pense pas trop.

Les groupes de plus de quatre membres sont facilement plus bruyants, peuvent créer un son plus dense et être constant avec ça. Est-ce votre but de garder ce "fil" du son dans vos morceaux?

L'album ne donne pas vraiment une bonne indication sur le son que peut avoir le groupe actuellement. La quasi-totalité de l'album a été enregistrée alors que le groupe était composé de Luther, Mike, JJ, Britt et moi. Austin nous a rejoint à la fin et a joué de la guitare sur le titre "Photograph". Carrie, quelques mois plus tard. A cause des conditions complètement agitées dans lesquelles l'album à été enregistré (dans un sous-sol, à aller et venir pendant des mois), j'ai dû jouer une grande partie de l'album simplement parce qu'on n'avait que quelques petits instants pour travailler et que personne n'était disponible pour venir jouer. Ce que je veux dire, c'est que les morceaux que nous jouons sur scène sont à chaque fois complètement différents de ceux de l'album. Par exemple, "Holy" sur l'album a été enregistrée comme une chanson très calme et langoureuse, mais en concert elle devient vraiment fougueuse et intense avec beaucoup de...vacarme. Mais je dirais que non, notre but n'est pas de créer un son dense et constant ; c'est bien pour nous d'être six, surtout parce qu'on est capable de beaucoup modifier nos morceaux avec différentes instrumentations, etc.

De la même façon que parfois les guitares pleurent sur cet album, le piano et les claviers donnent ce son chaleureux et finalement, à chaque fois, on dirait des " lovesongs ".

Um, c'est peut être vrai. Laisse moi compter...six des onze chansons parlent d'amour je crois. Certaines sont assez récentes, d'autres ont été écrites trois ou quatre ans plus tôt en suivant les divers tourments amoureux que je traversais à cette époque.

Est ce plus difficile d'écrire des chansons d'amour avec une fille dans le groupe ?

Non, je n'ai pas de pudeur et ne me pose aucune contrainte. Mais je crois que j'en écris moins maintenant.

J'ai senti qu'une chanson du nouvel album était antérieure aux autres comme une vieille chanson, comme une mauvaise association de couleurs (Heal it / Feel it...

...Tu as raison (pour celle ci). Sa composition date d'il y a quatre ans.

Peux tu nous raconter l'histoire de la fabrication des chansons pour arriver à l'album?

Je crois que ça prendrait beaucoup de temps. Je vais juste dire qu'enregistrer cet album a été l'une des choses les plus frustrantes et enrichissantes que j'ai faite. Frustrante à cause du sous-sol crasseux, de l'atmosphère et de la planification désorganisée, agitée et décousue. Enrichissante car je suis plus ou moins satisfait de la façon dont l'album sonne (compte tenu des conditions) et de l'enthousiasme qu'il a provoqué. Cela dit, je pense que nous sommes tous excités par l'idée de progresser et de commencer l'enregistrement du prochain album (ce que l'on fera cet hiver- et dans un vrai studio cette fois ci).

Si vous étiez la Mère de la Nature, que voudriez-vous prendre à l'aigle pour donner à la mouette et inversement?

Hmm...Je crois que je ne changerais rien. Je suis le puriste des puristes.

Est ce que les feux d'artifices et pianos valent le café et les cigarettes ?

J'espère."



                                                                                                                                                                             I AM KLOOT
Sites: http://www.iamkloot.com/

Indie / Pop / Acoustique Manchester

"There's blood on your legs... I love you..."

John Bramwell - Vocals, guitar
Peter Jobson - Bass
Andy Hargreaves - Drums & percussion


Article de Magic rpm.com

La scène mancunienne ne finira jamais de nous surprendre. I Am Kloot est l'un de ces groupes surprise qui ne ressemble à aucun autre de ses petits camarades nés, comme lui ou comme ses camarades d'Elbow, dans les années 1999-2000. Un groupe affublé d'un nom grotesque (I Am Kloot signifie approximativement "je suis une couille"), mais d'une rare élégance dans sa musique et ses textes. Le trio de Manchester, composé du chanteur/guitariste/songwriter John Bramwell, du bassiste Peter Jobson et du batteur Andy Hargreaves, sort un très réussi premier album en 2001, intitulé Natural History - qui valut au trio la une de magic #50. Bien qu'ils se défendent de faire du folk, leur musique reste à l'image de leur tout premier single, réalisé en 1999 sur le minuscule label Uglyman Records, Titanic/To You : de la pop douce aux mélodies entêtantes. Des textes sensibles aussi. Après le tout aussi bon I Am Kloot, leur troisième Lp, Gods And Monsters, sera un peu plus décevant. Plus décousu surtout. Mais qui, paradoxalement, contient l'une de leur plus belle chanson : la gracieuse Over My Shoulder. Le groupe s'apprête à sortir son nouvel album, I Am Kloot Play Moolah Rouge, pour le début de l'année 2008.





                     PAVEMENT
, USA (Stockton, CA), 1989-1999
Indie Rock


Bob Nastanovich:Chant, Claviers, percussions, harmonica, ex-Silver Jews, ex-Ectoslavia
Mark Ibold : Basse, membre de tournage de Sonic Youth
Steve West : Batterie
Scott Kannberg a.k.a Spiral Stairs:Chant,Guitare,Preston School of Industry
Stephen Malkmus a.k.a SM : Chant, Guitare, ex-Sliver jews, Stephen Malkmus and the Jicks


BIOGRAPHIE, in Musicme.com
Le groupe est formé en 1989, à Stockton (Californie) par Stephen Malkmus et un ami de longue date Scott Kannenberg. Ces deux guitaristes-chanteurs sont alors connus sous leurs pseudonymes respectifs "S.M." et "Spiral Stairs". Ils sont bientôt rejoints par le batteur Gary Young qui met à disposition son home-studio pour l'enregistrement du premier EP Slay Tracks. Celui ci est édité en 1989 sur le label auto-financé Treble Kicker et ce uniquement aux Etas-Unis. En 1990 et 1991 deux EPs, Demolition plot J-7 et Summer Babe, et un mini-LP Perfect sound forever sortent sur le label américain Drag City. Le charme lo-fi de Summer Babe assure finalement au groupe un contrat avec le label anglais Big Cat.

Le bassiste Mark Ibold et le percussioniste Bob Nastanovich les rejoignent alors et ils sortent leur premier album, Slanted and Enchanted en 1992. Cet album devient un succès avec, selon allmusic guide, son style de son combinant dissonance chaotique et brisures de mélodies cristallines et ses paroles cryptiques et laconiques. L'influence la plus visible est celui du groupe de rock anglais The Fall, quoique Kannberg ait dit préférer le groupe The Replacements à The Fall. Une compilation des premiers EPs, Westing (by musket and sextant) sort un an plus tard en 1993.

En 1994, le groupe se sépare de Gary Young au profit de Steve West avant la sortie de Crooked rain crooked rain. La rotation régulière de ce disque sur les radios et MTV accroit la renommée du groupe dans la lo-fi. Wowee Zowee(1995) persiste dans un registre expérimental et divers toujours sans concessions. Puis en 1997, loin de l'immédiateté du précédent, le groupe s'oriente vers une approche plus méditative avec Brighten the corners.

En 1999, Pavement publie son dernier album, Terror twilight, produit par Nigel Godrich avec Gary Young de retour à la batterie. Malheureusement le relatif succès commercial de cet album sera sans suite puisque Pavement tire sa révérence. Stephen Malkmus publie dès 2001 un premier album solo qui est dans la continuité de la défunte formation, accompagné à la batterie par John Moen, et Scott Kannenberg formera 'Preston School Of Industry'.

Influences

Le groupe ayant le plus inspiré Pavement est probablement les britanniques de The Fall et leur post-punk dont ils reprennent "The classical". Le groupe indie rock américain Sonic Youth et Dunedin Sound (un mouvement indie-pop néo zélandais) font également partie des influences notables.
Du côté des reprises, Pavement publia en 1997 "Oddity", une chanson de The Clean, sur un album tribute à ce dernier et Stephan Malkmus publia un peu plus tard sa version de "Death and the maiden" de The Verlaines. Le groupe a également repris "The killing moon", une chanson du groupe Echo and the Bunnymen (une grande référence de Malkmus), ainsi qu'en concert, "Sinister Purpose", une chanson de Creedence Clearwater Revival ou "Expressway to your skull" de Sonic Youth.

On retrouve également des éléments provenant des Pixies, de R.E.M. et de Classic rock dans la musique de Pavement.

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In, http://www.matadorrecords.com
"Pavement's extraordinary fifth album is their first recorded on 24 tracks and the first produced by Nigel Godrich (Radiohead's OK Computer, Beck's Mutations). The result is a spacious, detailed sound bigger than any previous Pavement record. The guitars are crystalline, the highs and lows clearly separated.

"Pavement have evolved from garage-rock pranksters to the most surefire band on the planet." -Rob Sheffield, Details

The varied Terror Twilight layers soaring vocal melodies over Ringo Starr tempo changes, blues jams with the swing of the Groundhogs, and early 70s classic rock tropes from Don McLean to the James Gang. No mere compendium of influences, this album's awareness of rock history lends it epic proportions. One could compare it to Loaded or Abbey Road for its effortless juxtaposition of the ordinary and the bizarre, for placing a warmhearted pop song like "Spit On A Stranger" next to the ominous Black Sabbath-inspired epic "The Hexx." It sounds simple and natural, the work of musicians who listen to records and think.

"Pavement stands as the finest rock band of the '90s." -Robert Christgau, Village Voice

By far their most solid and coherent album to date, Terror Twilight still contains the classic Pavement elements: a countryish, folky roots-rock shamble foundation, cryptic lyrics and the occasional two-second blast of white noise. Bigger production, greater variety, and a higher level of emotional investment elevate this album above its immediate predecessors. Prepare to be blown away.

"Is Pavement the greatest rock band of all time?" -Matt Diehl, Request"


DISCOGRAPHIE:
Slanted & Enchanted (1992)
Crooked Rain, Crooked Rain

Brighten the Corners


Terror Twilight

Maxis (Eps)

DVD:Slow Century (2002)

 

                             THE WARLOCKS
Site officiel: http://www.thewarlocks.com

BIOGRAPHIE in, http://www.musicnetplanet.com


L'histoire des Warlocks fait déjà partie de la légende : des tubes gisant au fond d'un marécage, des contrats signés dans la douleur et un line-up plus qu'instable (plus de 19 musiciens sont déjà passés dans le groupe) ce qui, en d'autres circonstances, aurait inévitablement relégué la musique au second plan face à pareille destinée marquée par l'excès. Mais avec The Warlocks, la beauté et la grâce étranges de chansons comme ‘Baby Blue' et le brillant ‘Shake The Dope Out' l'emportent toujours. Si Lucifer écoute autre chose que les Warlocks sur son iPod en 2003, c'est à ne plus rien y comprendre. Le groupe a deux albums à son actif: le tentaculaire premier album ‘Rise And Fall' et ‘Phoenix', deux disques qui ont été accueillis avec beaucoup d'enthousiasme dans le monde entier pour leurs morceaux aux structures en forme de mantra et leur remise au goût du jour d'un psychédélisme brumeux du 21ème siècle. La presse dans son ensemble n'hésite pas à les comparer à Neu !, aux Happy Mondays et au Velvet Underground mais l'âme reste la clé du talent des Warlocks. Là où d'autres rêvent tout éveillés de faire renaître l'atmosphère pervertie du Exploding Plastic Inevitable d'Andy Warhol ou la gloire rageuse du 'Beggars Banquet' des Stones, les Warlocks font tout cela et même plus. Aujourd'hui, après avoir signé un contrat pour le monde entier avec Mute Records en partenariat avec City Rockers pour le Royaume-Uni et Birdman pour l'Amérique, le moment est venu pour eux de prêcher leur gospel déviant sur une plus grande échelle. "Je ne changerai strictement rien à ce que nous avons fait avant", nous dit le leader des Warlocks, Bobby Hecksher, dans un hôtel de l'est londonien, scellant une fois pour toutes le sort de ces événements passés en battant l'air d'une main blanche et manucurée. « Tout simplement parce-qu'ils ont été nécessaires pour que le groupe en soit là maintenant. On a l'impression aujourd'hui de repartir à zéro. J'ai envie que notre musique passe un cap, qu'elle soit plus originale encore. Je n'ai pas envie de copier les autres. Tous nos disques précédents n'ont bénéficié d'aucun budget et j'ai toujours eu l'impression qu'ils ne rendaient pas justice au véritable mur de son que nous créons quand nous jouons. Aujourd'hui, cela est possible... » Les généalogistes du rock peuvent respirer : les Warlocks est aujourd'hui un groupe stable à la hauteur de leurs ambitions. Les musiciens sont : (profonde inspiration) : JC Rees; guitare; Corey Lee Granet; guitare; Bobby Martine; basse; Laura Grigsby; tambourin et orgue; Danny Hole; batterie; Jason Anchondo; batterie, et bien sûr, Bobby Hecksher guitare et voix lead. Chacun d'entre eux possède cet air menaçant et ce look provocateur incontournables pour un groupe qui s'est formé le jour de la disparition de Anton LaVey (gourou de l'Eglise de Satan). Mais assez d'information. Comme pourrait le dire David Byrne, comment en sont-ils arrivés là ? Bobby Hecksher a grandi dans les marécages de la baie de Tampa en Floride. Elevé plus ou moins dans les studios de la station de radio de son grand-père (où sa mère était secrétaire), il y absorbe religieusement les bases du rock'n'roll. « Mon grand-père m'a beaucoup influencé. Il a créé sa station de radio à partir de rien. Et c'est de là que des pans entiers du rock'n'roll sont venus jusqu'à moi ». A l'âge de 16 ans, sa vie bascule lorsque sa famille quitte les marécages de Floride pour Los Angeles. Libéré du joug familial, Bobby commence alors à vivre une adolescence de rêve : il joue avec Beck (on le retrouve à la basse sur 'Stereopathetic Soul Manure'), fréquente l'atmosphère décadent du club ‘Mad Hatter' et joue de temps en temps avec le groupe Brian Jonestown Massacre. Sans oublier les fêtes avec le légendaire gourou de l'acid, Timothy Leary. Toutes ces expériences ont trouvé leur place dans la musique des Warlocks. Si le premier album 'Rise & Fall' (sorti sur Bomp en 2000) annonce la couleur de la musique à venir, c'est-à-dire évolutive et intoxiquée, alors 'Phoenix' (sorti sur City Rockers) permet au groupe de franchir un cap déterminant. Véritable petit bijou, cet album baigne dans les vapeurs de narcotiques et dans ses moments les plus forts, il convoque l'esprit des Spacemen 3 - Sonic Boom prête même sa voix au morceau ‘feedback' - et l'enveloppe d'une lumière typique de la Côte Ouest à la ‘Easy Rider'. Il n'y aura pas d'album plus fort que celui-ci cette année. 'Phoenix' met aussi en valeur un don naturel qui permet aux Warlocks d'écrire des berceuses ultra-précises aussi bien que des morceaux de 14 minutes qui partent à l'assaut des synapses de l'auditeur. Lorsque Bobby joue les crooners sur le mantra apaisé 'Hurricane Heart Attack', les fantômes de Nico et Edgar Allen Poe entrent dans la pièce. De plus, avec le nouveau single 'Shake The Dope Out', ils tiennent là le single que les Stones auraient du écrire après 'We Love You'. Pour résumer, il semblerait que l'avenir tend les bras aux Warlocks. Il y aura tout d'abord une petite tournée des festivals européens puis une série de concerts aux Etats-Unis avec les Raveonettes. "Tout ce qui m'intéresse c'est de donner le meilleur pour les Warlocks. Je veux toucher les gens. S'ils sortent d'un de nos concerts en ressentant quelque chose ou simplement en faisant l'expérience d'un sentiment nouveau, alors nous aurons réussi quelque chose. Nous sommes passés par une phase chaotique et aujourd'hui enfin, notre destin est entre nos mains..."

Discography
November 11, 2000, The Warlocks (EP) Bomp! Records
October 16, 2001, Rise and Fall Bomp! Records
2002 Phoenix (EP), Birdman Records
November 5, 2002, Phoenix Album, Birdman Records
August 23, 2005, Surgery, Mute Records
October 23, 2007, Heavy Deavy Skull Lover, Tee Pee Records





à venir
 

   




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Publié dans UNIVERS SAF FF

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