JETHRO TULL
http://www.j-tull.com/
UK, 1969, Hard Rock
Membres:Ann Marie Calhoun : violon
James Duncan : Batterie
David Goodier : Basse
Ian Anderson : Chant, Guitare, flute, bouzouki, mandoline, harmonica
Martin Barre : Guitare
Membres passés
Tony Iommi : Guitare. Only for a short time then when he got out of prison he found out he was fired
Andrew Giddings : Clavier
DISCOGRAPHIE SELECTIVE
Repeat The Best Of Jethro Tull Vol. II (CD -1977 )
Broadsword and the Beast (original) (CD - 1982 )
M.U. The Best Of Jethro Tull (CD - 1985 )
J-Tull Dot Com (CD - 1999 )
Nightcap : The Unreleased Masters 1973-1991 (CD - 2000 )
Living with the Past (CD - 2002 )
Songs from the Wood (CD - 2003 )
A (CD - 2004 )
Stormwatch (CD - 2004 )
Christmas Album (CD - 2004 ) Broadsword and the Beast (CD - 2005 )
Crest of a Knave (CD - 2005 )
Under Wraps (CD - 2005 )
ABOUT BY Rodney Quill in http://www.jethrotull.com/press/jethrotullbiography.html
Early in 1968, a group of young British musicians, born from the ashes of various failed regional bands gathered together in hunger, destitution and modest optimism in Luton, North of London.
With a common love of Blues and an appreciation, between them, of various other music forms, they started to win over a small but enthusiastic audience in the various pubs and clubs of Southern
England. The breakthrough came when they were offered the Thursday night residency at London's famous Marquee Club in Wardour Street, Soho.
The early Jethro Tull released their first Blues-oriented album, This Was, in the latter part of 1968 before moving on to more home-grown and eclectic efforts in 1969 with Stand Up and a flutter
of single releases, including Living In The Past, in the UK market.
Benefit, Aqualung, and Thick As A Brick followed and the band's success grew internationally. Various band members came and went, but the charismatic front man and composer, flautist and singer
Ian Anderson continued, as he does to this day, to lead the group through its various musical incarnations.
Jethro Tull were, by the mid-seventies, one of the most successful live performing acts on the world stage, rivalling Zeppelin, Elton John and even the Rolling Stones. Surprising, really, for a
group whose more sophisticated and evolved stylistic extravagance was far from the Pop and Rock norm of that era.
With now some 30-odd albums to their credit and sales totalling more than 50 million, the apparently uncommercial Tull have continued over the next three decades to travel near and far to fans
across the world.
After forty years at the bottom, at the top and various points in between, Tull are still performing typically more than a hundred concerts each year. Ian Anderson and Martin Barre remain at the
centre of a group of sometimes changing but highly capable - indeed excellent - musicians. Currently, Doane Perry, veteran Tull drummer of some 24 years experience, together with John O'Hara on
piano and accordion, and David Goodier on bass guitar are to be found in the line-up, delighting audiences and continuing the legacy of Tull's music with its rich variety and depth of expression
wherever fans, young and old, want to hear Rock, Folk, Jazz and Classical-inspired music for grown-ups.
KING CRIMSON
UK, 1969
Genres musicaux: Progressive rock, Rock,
Free jazz, Rock expérimental, Heavy metal
Artistes associés: Genesis, Yes, Van der Graaf Generator,
The Beatles, Pink Floyd, Peter Gabriel, Roxy Music, Marillion .
Influence musicale: Bela Bartok, Karlheinz Stockhausen,
John Coltrane, Mahavishnu Orchestra
Succession musicale: Radiohead, The Mars Volta
www.elephant-talk.com
Pat Mastelotto : Batterie
Tony Levin : Basse
Adrian Belew : Chant, Guitare, Basse, Batterie, Claviers
Robert Fripp : Guitare
Membres passés
David Cross : Violon
Mel Collins : Saxophone
Jamie Muir : Percussion
Bill Bruford : Batterie
Andy McCulloch : Batterie
Gordon Haskell : Chant, Basse
John Wetton : Chant, Guitare, Basse
Michael Giles : Batterie
Ian McDonald : Guitare, Claviers, Ian McDonaldibraphone , Flûte, Saxophone
Greg Lake : Chant, Guitare, Basse
C'est l'histoire d'un des groupes les plus fondamentaux , d'un des jalons les plus essentiels du rock voire de la musique contemporaine (tant transcender les genres fait partie de ses
incontestables attributs), ayant réussi à faire dire de lui (dans un élan comme seuls les géants peuvent en déclencher) à un chroniqueur inspiré (cité malheureusement de mémoire) qu'il opéra « la
fusion à froid du rock, du jazz, et de Stockhausen », d'un combo aux mille visages mais toujours dirigé de main de maître par l'inénarrable Robert Fripp et au patronyme plus qu'amplement mérité
(royal pour la grandeur inégalée, l'éclectisme absolu, pourpre pour la beauté étrange et sulfureuse des sommets musicaux offerts depuis plus de trente ans, le tout relevant effectivement très
souvent d'une inspiration démoniaque) : le donc bien nommé et immense King Crimson.
C'est en Octobre 1969 à Londres que commença la formidable aventure qui se poursuit encore actuellement et que l'on peut diviser en quatre périodes.
La première démarra par le coup de tonnerre, l'incroyable déflagration que représenta dans le ciel serein de la scène pop-rock de l'époque ce « premier modèle » (Peter Gabriel) , ce « chef
d'œuvre de l'étrange » (Pete Townshend), ce « Sergent Pepper's de la musique progressive » (Xavier Chatagnon de Rock & Folk) qu'est sans aucun doute In the court of the crimson king, l'album
dont même les non spécialistes se souviennent encore (l'album à l'oreille), tant son contenu allait ouvrir au rock et à la musique en général des perspectives d'une nouveauté aussi radicale
qu'inouïe (étymologiquement parlant).
Car ne nous y trompons pas, même si dans le véritable bouillon de culture que représente cette époque, certaines voix s'étaient déjà faites entendre, désireuses de sortir la musique populaire
d'un indéniable formatage (et on peut penser à l'inspiration romantique et onirique des Moody Blues - utilisant déjà le mellotron - de « The Days of future passed », baroque et extravagante du «
Nice » des The Nice, symphonique et ténébreuse du « Shine on Brightly » des Procol Harum et de sa longue suite « In held twas in I »), les Pink Floyd en étant encore à une formule certes
originale mais rétrospectivement relativement classique dans le psychédélisme ambiant, Yes et Genesis encore dans les limbes, c'est bel et bien le premier opus du Roi Pourpre (en compagnie
peut-être de ceux de la Soft Machine mais dans un tout autre registre) qui s'impose magistralement comme la pierre de base du rock qu'on ne tarderait pas à appeler progressif et qu'il fondait
donc littéralement, autant que la référence absolue de tous les musiciens soucieux de recherches sans compromis, de croisements, d'invention et d'audace, le tout à un niveau de perfection
formelle et de maîtrise instrumentale qui laisse pantois pour une première production et que très peu atteignirent par la suite, quelque soit leurs ambitions initiales.
Et si dans cette première période, la formation de départ (R. Fripp, G. Lake, M.Giles, I.Mac Donald, P.Sinfield) allait subir maints changements de personnel, jusqu'au premier split général, le
cap était définitivement donné d'une fusion toujours inventive, d'une beauté parfois sereine mais toujours sidérante, de rock symphonique et mélodique, ou énergique et furieux, de jazz déjanté et
insoumis, et d'expérimentation quasi avant-gardiste, variant sans pratiquement jamais défaillir (à quelques redites près dans In the wake of Poseïdon et quelques légères baisses de régime dans
Islands) ses effets, dans un fabuleux kaleïdoscope d'influences et de timbres (des instruments les plus classiques aux dernières innovations technologiques de l'époque) pour accoucher d'une
musique d'une richesse, d'une diversité et d'une cohérence hors du commun.
En 1972 la valse des membres du groupe cesse faute de combattants (les exigences du maître Fripp ne sont pas toujours faciles à assumer, et la vie de tournée toujours harassante pour un groupe ne
vendant tout de même pas beaucoup d'albums et contraint de tourner beaucoup pour vivre), et les divergences musicales avec le dernier résistant (parolier talentueux et unique membre fondateur
restant) P. Sinfield étant devenues trop criantes, le capitaine Fripp se retrouve seul, mais avec une parfaite idée de la voie où il désire désormais s'engager.
Car la deuxième période du groupe jusqu'en 1974 (autour des musiciens de base : B. Bruford qui n'hésite pas un instant à quitter un groupe pourtant aussi prestigieux que Yes, J. Wetton et D .
Cross auquel J. Muir apporte un bref mais lumineux concours), souvent la préférée par les aficionados du groupe, va voir celui-ci atteindre des hauteurs peut-être parfois encore plus élevées. R.
Fripp atteint désormais sa maturité créative et instrumentale (il devient définitivement l'incroyable guitariste que même des virtuoses comme Steve Vaï ou Joe Satriani reconnaissent, sans que les
béotiens épris de soli tape-à-l'œil puissent le comprendre, un maître absolu) et c'est bien autour de sa guitare prédominante, tranchante comme l'acier, au son énorme et aux embardées
frénétiques, que la créature va renaître et emprunter des chemins toujours aussi inexplorés (les capacités de défrichage du groupe et de son mentor sont pratiquement sans égales) mais côtoyant de
plus en plus intimement les berges sombres d'un nihilisme torturé et d'une noirceur radicale.
Et de Lark's tongue in aspic à Red (influence majeure de Kurt Cobain, qui va jusqu'à totalement réinventer un heavy métal d'une monstrueuse intelligence et faire ainsi exploser les limites du
genre) en passant par Starless and bible black, King Crimson va illuminer l'histoire musicale du XX ème siècle de quelques unes de ses pages les plus paroxystiquement éblouissantes.
Mais les voies du maître sont impénétrables et il fait brutalement de nouveau le vide autour de lui et cette fois-ci pour une très longue période.
Car l'animal ne renaîtra qu'en 1981 avec B. Bruford et deux nouveaux venus l'américain T. Levin et le transfuge virtuose de Talking Heads A. Belew, inaugurant ainsi une formule inédite à deux
guitaristes, source évidente de renouvellement.
Et c'est sûrement à ce dernier que la nouvelle orientation du groupe doit beaucoup pour cette troisième période plus âpre, plus urbaine, plus « indy » par certains côtés, parfois plus tribale,
plus dansante, peut-être un peu trop influencée par la new-wave ambiante (d'où le nouveau guitariste était évidemment issu) par d'autres, sûrement moins aboutie (toutes proportions gardées eut
égard aux habitudes prises, mais ce côté « brut de fonderie » allait perdurer, explicitant, si besoin en était, clairement, que cette musique là n'est pas forcément faite pour plaire) passant des
morceaux les plus fracassés et les plus sauvagement déstructurés, aux presque ballades en passant par ces valses hypnotiques et obsédantes que permettent les possibilités nouvelles de dialogues
entre les deux guitaristes et dont le premier jalon monochrome Discipline reste l'opus majeur (mais il ne faudrait surtout pas oublier d'écouter une fois dans sa vie les véritables tueries que
sont « Industry » et « Lark's tongue in aspic part III » sur Beat, et les terribles descentes aux enfers de « Neurotica » et « Requiem » sur Three of a perfect pair).
Mais R.Fripp éprouve alors de nouveau le besoin de se ressourcer, et la dernière formation, modèle de stabilité par rapport aux précédentes, est brutalement dissoute en 1984, l'inter-règne, comme
se plait à les appeler R.Fripp lui-même, durant jusqu'en 1994, date à laquelle débute la dernière période du groupe, période heureusement encore d'actualité.Et que l'on pourrait qualifier
finalement de synthèse, car à partir d'une formation certes hors du commun (un double trio guitare, basse, batterie où les nouveaux arrivants Trey Gunn et Pat Mastelotto, ancien accompagnateur de
David Sylvian avec qui Rober Fripp avait déjà travaillé pendant son éloignement du groupe, épaulent les grands anciens de la période précédente) King Crimson forge sur un procédé quasiment
idiosyncrasique d'alternance de sonorités électronisantes à souhait et de réminiscences acoustiques, l'amalgame du heavy-métal progressif perfectionné pendant les deux premières périodes, et des
incroyables duels de guitares endiablées initiés par la troisième (et qui deviennent une véritable marque de fabrique du groupe) accentuant avec une puissance encore accrue le côté abrasif d'une
musique aux débordements d'une ténébreuse et incoercible rage, et atteignant de nouveaux sommets dans Thrak et The power to believe.
Plût aux forces de l'ombre et de la beauté convulsive que l'aventure ne s'arrête pas là, comme le laisse heureusement présager les dernières rumeurs.
DISCOGRAPHIE SELECTIVE:
2003 The power to believe Sanctuary -
2002 Happy with what you have to be happy with Sanctuary -
2000 The construkction of light Virgin -
1995 B Boom Discipline records -
1995 Thrak Discipline records -
1994 VROOOM Discipline records -
1984 Three of a perfect pair EG -
1982 Beat EG -
1981 Discipline EG -
1975 Usa EG -
1974 Red EG
1974 Starless and bible black EG -
1973 Larks tongues in aspic EG
1972 Earthbound EG -
1971 Islands EG
1970 Lizard EG
1970 In the wake of poseidon EG
1969 In the court of the Crimson King EG
Chapître I - Origines (The Stiff kittens & Warsaw) :
En 1976, le mouvement punk fit brutalement irruption et tira la musique pop de son apathie. Les leaders du mouvement furent les Sex Pistols, dont les titres célèbres, comme "Anarchy in the UK" ou
"God save the Queen", allaient être les hymnes de cette génération du "no future". La plupart des musiciens punks ne savaient pas jouer, mais ne voyaient pas cela comme un obstacle pour atteindre
leur but : monter sur scène et hurler leur rage à la face du monde ! Beaucoup étaient influencés par de célèbres groupes "culte" de la fin des années 60 et du début des années 70 : Le Velvet
Underground, Lou Reed, David Bowie, Alice Cooper, Les Stooges, Iggy Pop, Les Doors...
Pendant la tournée Anarchy in the UK, les Pistols jouèrent à Manchester le 4 juin et le 20 juillet. Dans le public se trouvaient quatre jeunes gens vivant dans les environs de Manchester :
Peter Hook, Bernard Albrecht et Terry Mason, trois copains d'école de Salford, ainsi que Ian
Curtis - qui n'assista qu'au concert de juillet. Immédiatement, Peter, Bernard et Terry décidèrent de monter un groupe, avec Peter à la basse, Bernard à la guitare et Terry à la batterie,
mais ils avaient besoin d'un chanteur. Ils passèrent une annonce au magasin de disques Virgin de Manchester. Ian y répondit et devint le chanteur du groupe, appelé alors the Stiff Kittens. Il
allait également écrire les textes des chansons.
Ils répétèrent beaucoup durant quelques mois, et composèrent leurs premières chansons, dans le plus pur style punk. En mai 1977 le groupe changea son nom en Warsaw (en référence à "Warszawa" de Bowie) et Terry fut remplacé par Tony Tabac, bien que Terry resta proche
du groupe. Un mois plus tard, Tony quittait le groupe et Steve Brotherdale prenait sa place. Ce fut à ce moment que Paul Morley du NME et le DJ Rob
Gretton découvrirent le groupe et perçurent son remarquable potentiel. Warsaw enregistra une cassette de démo incluant cinq chansons aux Pennine Sound Studios en juillet, mais Steve quitta le
groupe quelques jours après. Finalement, Stephen Morris rejoignit le groupe. En octobre, ils jouèrent à l'Electric Circus, qui devait fermer, avec
The Fall et The Buzzcocks. Quelques morceaux furent enregistrés par Virgin comme témoignage de la scène punk de Manchester.
En décembre, ils enregistrèrent quatre titres, qui devaient apparaître plus tard sur "An Ideal For Living". En janvier 1978 le groupe changea de nouveau
de nom pour s'appeler Joy Division, pour éviter toute confusion avec un autre groupe. Le 14 avril , ils participèrent avec 16 autres groupes à un concours : Tony Wilson, qui travaillait
pour la chaîne Granada TV, et Rob Gretton furent grandement impressionnés par leur performance.
Chapître II - Naissance d'une
légende (Joy Division - Factory) :
Joy Division entra en studio pour l'enregistrement de onze titres avec le label RCA. Pour la première fois, ils ne sonnaient pas comme tous les autres groupes punks. Mais certaines modifications
faites par le producteur, et les conditions du contrat avec RCA leur déplurent. Pour cette raison le 21 mai, Bernard arriva à faire de Rob le manager du groupe. Le 8 juin, Tony ouvrait un club à
Manchester, appelé The Factory I - d'après le nom du Factory de Warhol ou simplement après qu'Alan Erasmus, un acteur de théâtre, ami de Tony, ait vu un panneau avec ce mot dans le voisinage.
Peter Saville, un jeune artiste local, conçut une affiche pour l'événement, et Joy Division sembla plein de promesses à beaucoup de critiques.
Ils répètèrent tout l'été ce qui eut pour effet immédiat de faire mûrir leur musique. Avec l'aide de Rob Gretton, ils purent empêcher la sortie du disque de RCA (qui devint plus tard le pirate
"Warsaw"). Du fait de toutes ces répétions et de tous ces concerts, ils s'étaient considérablement améliorés, et les critiques comme le public étaient de plus en plus impressionnés. Le 20
septembre, ils passèrent sur Granada TV en live, et décidèrent de jouer "Shadowplay", un de leurs titres récents. Ils donnèrent un autre concert à the Factory où des exemplaires gratuits de "An
Ideal for Living" furent distribués aux journalistes. Ce fut à cette occasion que les routes de Martin Hannett et de Joy Division se croisèrent pour la première fois.
A la fin de 1978, Tony Wilson et Alan Erasmus fondèrent une maison de disques appelée "Factory Records", qui deviendra le label indépendant le plus célèbre et créatif de son époque. Peter Saville
fut choisi comme designer, et Martin Hannett comme producteur. En octobre, Hannett produisit deux titres de Joy Division, qui apparurent sur une compilation appelée "A Factory Sample". Les mois suivants, Rob Gretton organisa des concerts à Manchester, Leeds, Liverpool, Canterbury, Bristol, York et Londres, et le groupe
commença à se créer un véritable public. Ils durent cependant faire face à un problème sérieux, car Ian était désormais victime de crises
d'épilepsie.
Le 31 janvier 1979 , ils enregistrèrent quatre morceaux pour John Peel, le célèbre DJ sur BBC Radio 1. Cette Peel session fut diffusée deux semaines plus tard, et suivie d'un autre concert à
Londres, puis d'une scéance d'enregistrement avec le label WEA, et enfin d'autres concerts, avec The Cure. Sur scène, Joy Division avait quelques caractéristiques spéciales : ils choisissaient
les chansons qu'ils allaient interpréter juste avant le début du spectacle, et ils jouaient avec très peu de lumière à cause de l'épilepsie de Ian.
Chapître III - Unknown Pleasures :
Rob Gretton et Tony Wilson se mirent d'accord pour produire le premier album du groupe. Joy Division répéta quasiment jour et nuit tout le mois d'avril, et composa environ quinze nouvelles
chansons. Avec Martin Hannet ils travaillèrent intensément sur "Unknown Pleasures". Les dix titres sont remarquables, de par la musique et les
paroles bien sûr, mais aussi grâce à l'apport incontestable de Hannett qui sut les entourer d'une aura particulière. L'atmosphère, le son des morceaux sont oppressants, sombres et claustrophobes,
mais en même temps puissants, émouvants et éclatants.
Puis ils reprirent la route, jouant en Angleterre avec Orchestral Manoeuvres In The Dark et quelques autres, et enregistrèrent plusieurs titres pour une radio locale, Piccadilly Radio. L'impact
et le renom de Joy Division grandissait rapidement, même s'ils refusaient les interviews de façon presque systématique - pensant que leur musique parlait parfaitement pour eux. Ils n'avaient pas
de promotion publicitaire : simplement des concerts, des concerts et encore des concerts, surtout dans la région de Manchester. En juillet 1979 parut "Unknown Pleasures", dans sa pochette noire,
agrémentée d'un simple dessin en noir et blanc. Le design de Peter Saville n'incluait ni photo des membres du groupe ni leur nom . L'album reçut des critiques particulièrement élogieuses -
meilleur disque depuis le LA. Woman des Doors - et resta longtemps dans les classements anglais indépendants. Bizarrement, tous étaient encore des amateurs, avec chacun un métier !
La batterie claque comme des coups de feu, sauf quand Steven délivre de furieux roulements sur ses fûts, la basse est omniprésente, parfois menaçante, parfois plus calme, mais toujours utilisée
d'une manière tout à fait inhabituelle pour un groupe pop, avec un rôle primordial dans l'architecture des chansons et la mélodie. La guitare joue souvent avec la basse, dans une sorte de
contrepoint; le son varie, distordu ou clair, plus ou moins aggressif, flou ou brillant et à la précision chirurgicale. Le chant et les paroles de Ian élèvent encore le niveau : on sent que Joy
Division ne triche pas, mais se dévoile et s'expose. La colère ou la peur que l'on entend dans sa voix sont simplement la vérité nue.
Sur ces bases remarquables, l'apport de Hannett, incluant des synthétiseurs et du bruitage, plus un extraordinaire travail sur le son des instruments (avec Chris Nagle) crée une atmosphère unique
de tension et de chaos.
A la fin juillet, Paul Slattery photographia Joy Division à Stockport, et le groupe donna une interview au NME. Au même moment, il travaillait avec Martin Hannett sur deux autres morceaux pour un
single. Il repartit en tournée en août, principalement à Londres, avec Echo And The Bunnymen et Orchestral Manoeuvres, et à Liverpool. Ian, Peter, Steve et Bernard purent quitter leur autre job
et se dédier totalement à Joy Division.
Leur performance au Leeds Futurama One festival fut grandement appréciée - ils jouèrent avec d'autres groupes comme Cabaret Voltaire, A Certain Ratio, Public Image Limited, Orchestral Manoeuvres
In The Dark ... - ainsi qu'au Nashville Club à Londres. Invités par la BBC, ils jouèrent deux chansons pour le show TV "Something Else".
Après un autre concert à The Factory I, ils firent une tournée au Royaume-Uni en première partie des Buzzcocks : Liverpool, Leeds, Newcastle, Glasgow, Edinburgh, Aberdeen, Dundee, Bangor,
Sheffield, Derby, Birmingham, Manchester, Leicester, Oxford, Bournemouth, Cardiff, Bristol, Londres, entre autres. Chaque nuit, le public était surpris et interpellé par la musique de Joy
Division et l'intensité de leur performance sur scène. A Liverpool le public quitta les lieux juste après la prestation de Joy Division, comme s'il savait que rien d'aussi fort ne pourrait
survenir, même si beaucoup n'avaient jamais entendu parler du groupe. A Bristol, les gens furent totalement vidés après leur apparition. De nombreux critiques, du NME, de Melody Maker ou de
Sounds, partageaient exactement le même sentiment. Naturellement, les Buzzcocks devinrent jaloux du succès de Joy Division... Entre les concerts de la tournée, ils jouèrent aux environs de
Manchester, et pour la première fois hors de Grande-Bretagne, à Bruxelles.
Le goupe fut alors contacté par le vice-président de Warner Brothers Records, qui leur offrit un million de dollars pour les signer sur son label. Rob Gretton et le groupe déclinèrent l'offre.
Le 26 novembre, Joy Division enregistra une seconde John Peel session avec Tony Wilson, qui fut diffusée quelques semaines plus tard sur Radio One.
Chapître IV - Closer
:
Rob Gretton planifia une tournée en Europe pour Joy Division en décembre 1979 et janvier 1980. Onze dates en France, aux Pays-Bas, en Belgique et en Allemagne. Le premier concert fut donné à
Paris, aux Bains-Douches : Bernard Lenoir, le John Peel français, diffusa le groupe live sur les ondes de la radio française; puis eurent lieu un concert à Manchester dans la nuit du Nouvel An,
et celui du Paradiso à Amsterdam, où Joy Division, qui n'avait pu trouver de première partie, joua deux fois de suite !
Les shows suivants se déroulèrent à La Haye, Nimègues, Anvers, Cologne - dans une ancienne église, Rotterdam, Bruxelles, Eindhoven, Groningue et Berlin. De retour en Angleterre, ils travaillèrent
à la composition de nouveaux morceaux - dont "Love Will Tear Us Apart" - et jouèrent à cinq reprises, à Londres, High Wycombe, Preston, Londres de nouveau et Bristol, A Certain Ratio assurant la
première partie. Lors du concert de Preston, ils eurent de nombreux problèmes techniques, et Ian parla longuement au public, pour le faire patienter !
En mars 1980, ils entrèrent aux Britannia Row Studios pour enregistrer leur second album avec Martin Hannett. Entre temps ils avaient gravé "Atmosphere" et "Dead Souls", pour le single "Licht Und
Blindheit", dans une édition française limitée à 1578 copies. Dans cet album, "Closer", ils fouillèrent encore plus profondément leurs pensées et
leurs sentiments. Encore une fois, le travail et le talent incroyables de Martin Hannett offrirent à la superbe musique de Joy Division
l'écrin le plus parfait.
Après l'enregistrement, en avril, le groupe donna quelques concerts : à Londres, au Moonlight Club, et au Rainbow Theatre, où les lumières, trop fortes, déclenchèrent chez Ian une terrible crise
d'épilepsie à la fin du spectacle. Mais le groupe devait donner un deuxième concert la même soirée, à nouveau au Moonlight Club. Après un début furieux, Ian s'effondra, incapable de bouger ou de
chanter.
Le groupe était déjà considéré comme culte, et toutes ses prestations scéniques étaient à deux doigts de provoquer l'émeute ou le chaos, aussi bien interne qu'externe : "Contrairement à The Fall,
qui me donne envie de sortir et de donner un coup de pied à un chat, Joy Division me convainc que je pourais cracher à la face de Dieu." (Neil Norman, NME).
Joy Division devait préparer sa première tournée aux US avec les Buzzcocks, et huit concerts furent organisés à cet effet : mais la santé de Ian se détériorant, seuls cinq eurent lieu, à Malvern,
Bury - où Ian ne put tenir très longtemps son rôle, Manchester, Derby et Birmingham le 2 mai.
"Closer" devait être publié sous peu - Factory avait entre temps sorti un 45 tours flexible gratuit avec de nouveaux titres, Joy Division devait partir pour les Etats-Unis et Warner Brothers
Records leur avait de nouveau offert un contrat d'un million de dollars, assorti d'une totale liberté artistique.
Mais Ian n'en pouvait plus : sa santé et des problèmes sentimentaux l'accablaient. Le 17 mai, il revint dans sa maison à Macclesfield, regarda Stroszek, un film de Werner Herzog, l'histoire d'un
chanteur, un paumé, qui finit par se suicider, écouta l'album d'Iggy Pop "The Idiot" et le matin du 18 mai se pendit dans sa cuisine. Il fut incinéré au cimetière de Macclesfield le 23 mai.
John Peel annonça la mort de Ian sur Radio One le 19 mai, et rendit hommage au groupe et à l'homme avec "Atmosphere", qui était alors quasi-inconnu au Royaume-Uni. Peter, Steve, Bernard, Martin,
Rob, Tony et les autres étaient tout simplement anéantis par le suicide de Ian. "Closer" et le single "Love Will Tear Us Apart" sortirent finalement à la fin de juin 1980. Les pochettes, qui
avaient été choisies des mois auparavant, étaient comme toujours designées par Peter Saville : elles incluaient deux photos en noir et blanc de Bernard Pierre Wolff, un remarquable photographe
français, prises dans le cimetière de Gênes, Il Staglieno : un Christ mort entouré de personnes le veillant pour "Closer", et un ange se lamentant pour "LWTUA".
"LWTUA" inclut deux versions de la chanson, car ni Joy Division ni Martin Hannett n'avaient pu se décider sur la version qu'ils préféraient. Le titre atteignit la cinquième place des classements
Indies. Une video du morceau fut égalemnt diffusée. La beauté et la force de "Closer" viennent de la convergence du travail intense du groupe, du monde intérieur de Ian avant que celui-ci ne
s'effondre, et des visions et de la magie de Martin.
Assez bizarrement, plusieurs livres ont été écrits sur "Unknown Pleasures" et aucun sur "Closer". Peut-être parce que "Closer" va là où aucun groupe "pop" ne s'est jamais aventuré ?
Les chansons semblent venir - plus que jamais - d'un autre monde, avec les paroles de Ian remplies de doutes, d'inquiétude et de peurs, la basse bourdonnante de Peter, les riffs tranchants et
acérés de la guitare de Bernard et la batterie hypnotisante de Steve, encore une fois sublimés par l'apport de Martin (synthétiseurs, travail sur le son ..., avec l'assistance de John Caffery et
de Michael Johnson)."Closer" atteignit la sixième place des charts anglais, et les critiques furent unanimes à le louer. "LWTUA" monta jusqu'à la treizième place du classement des singles, et Joy
Division fit la razzia du classement annuel du NME. Bien que leur musique ne ressemblait à aucune autre, elle fut classée comme new-wave, cold-wave ou gothic, mais quel que soit son nom, elle
influença de nombreux goupes new-wave (The Cure, Echo and the Bunnymen, U2, etc...).
Chapître V - New Order :
Les membres du groupe s'étaient mis d'accord pour qu'en cas de départ de l'un d'entre-eux, quelle qu'en soit la raison, Joy Division s'arrête. Peter Hook, Stephen Morris et Bernard Albrecht
(maintenant Sumner) formèrent New Order, très vite rejoints par Gillian Gilbert aux claviers, Bernard prenant en charge le chant. Mais, de leur premier album, "Movement" - sombre, encore une fois
produit par Martin Hannett et toujours dans la lignée de Joy Division - à leurs chansons de danse décalées, ceci est une autre histoire, qui inclut la plus grosse vente de maxi 45 T au monde :
"Blue Monday".
Pendant plus d'une décennie et demie, New Order ne joua quasiment jamais de morceau de Joy Division - à l'exception de leurs deux derniers titres que Joy Division n'enregistra jamais en studio
("Ceremony" et "In A Lonely Place"). Depuis leur retour à la fin des années 90, ils jouent en général quelques chansons de Joy Division à chaque concert.
En 1980 et 1981, Factory publia le single "Atmosphere" et l'album "Still", avec des titres rares et les chansons du concert de Birmingham de mai
1980, qui atteignit la cinquième place des charts anglais. En 1982 Ikon sortit une vidéo de Joy Division, filmée lors de plusieurs concerts du groupe "Here are the young men", et en 1986 et 1987,
les "Peel Sessions" furent éditées. Factory publia un CD appelé "Substance" en 1988, avec les singles de Joy Division et quelques morceaux inédits, en même temps qu'un autre "Substance", pour New
Order celui-là. Une vidéo pour "Atmosphere" fut tournée par Anton
Corbijn, qui avait photographié le groupe à diverses occasions.
En 1995, quinze ans après la mort de Ian, une nouvelle compilation "Permanent" fut éditée, et en 1998 un coffret de 4 CD "Heart And Soul" fut commercialisé, suivi en 1999 par le concert de Preston, "Preston 28 February 1980". Les Peel sessions furent rééditées en 2000 dans
le CD
"The
Complete BBC Recordings", et le concert de Paris, "Les Bains Douches 18 December 1979" sortit en 2001. Les années suivantes virent la sortie d'autres disques, dont "Refractured BoxOne" et
quantité de disque semi-officiels, la plupart des enregistrements "live", mais aussi "Martin Hannett's Personal Mixes". En 2007 "Unknown Pleasures", "Closer", "LWTUA" & "Still" ont été
réédités avec des bonus en tant que double CD mais aussi en vinyl.
De nombreux livres ont été écrits sur Joy Division, New Order et Ian Curtis dans plusieurs pays, dont la biographie de Ian par sa veuve, Deborah, et celle particulièrement intéressante de Mick
Middles et Lindsay Reade, l'ancienne femme de Tony Wilson.
Le film "24 Hour Party People" réalisé par Michael Winterbottom, l'un des plus grands cinéastes anglais, raconte
l'histoire de Factory, de l'époque punk à la faillite du label, avec des acteurs
remarquables. En 2007,
"Control", une biographie filmée de Ian Curtis, réalisée par Anton Corbijn a gagné plusieurs prix au Festival de Cannes.
"Joy Division - A Documentary" de Grant Gee sorti également en 2007 est un excellent complément aux films. 2007 a enfin été l'année qui a vu la
sortie du livre tant attendu des photos de Joy Division prises par Kevin Cummins, "Juvenes".
NICK CAVE Nick Cave passe son enfance en milieu rural, dans la région
céréalière de l'État de Victoria, d'abord dans la petite bourgade de Warracknabeal, puis à Wangaratta, une
ville un peu plus importante. Il a deux frères aînés, Tim (né en 1952) et Peter (né en 1954), et une sœur cadette, Julie (née en 1959). Il grandit dans un environnement littéraire : son père,
Colin, est professeur d'anglais et de littérature, tandis que sa mère, Dawn, exerce le métier de bibliothécaire. Ses parents, anglicans
fervents, lui inculquent une éducation religieuse qui le marquera, comme en attestent les nombreuses références au sacré qui parsèment ses écrits. Qui plus est, il fait partie du chœur de garçons
de la cathédrale de Wangaratta. Souvent en conflit avec l'autorité scolaire, il est envoyé en pension en 1970, à la Caulfield Grammar School de Melbourne. L'année suivante, ses parents emménagent
dans une banlieue de Melbourne, à Murrumbeena, et Nick redevient simple demi-pensionnaire. Il peut ainsi profiter du piano familial et participer à la chorale de son école, dirigée par un chef de
chœur nommé Norman Kaye.
En 1973, au lycée Caulfield, Nick Cave fait la connaissance de Mick Harvey, Tracy Pew et Phill Calvert, avec lesquels il monte son premier groupe, qui
deviendra The Boys Next Door. En 1978, Rowland S. Howard rejoint le groupe en qualité de guitariste. La collaboration entre Nick Cave et Mick
Harvey, multi-instrumentiste et notamment bassiste des Bad Seeds, se poursuit encore aujourd'hui. En 1976, Nick Cave entame des études de
peinture au Caulfield Institute of Technology, mais il abandonne en 1977, afin de se consacrer entièrement à la musique. À la fin de l'année 1978, peu après les 21 ans de Nick, son père décède
dans un accident de voiture.
À la fin des années 1970, le groupe, partie prenante de la scène post-punk locale, donne de très nombreux concerts dans toute l'Australie avant de changer de nom en 1980 pour devenir The Birthday Party et de s'installer en Europe cette même année, d'abord à Londres, puis à Berlin-Ouest. La compagne et muse de Nick Cave, Anita Lane, suit le
groupe en Europe, où il devient rapidement célèbre pour l'énergie déployée dans ses concerts, volontiers provocateurs, qui voient régulièrement Cave hurler et torturer sa voix, bondissant sans
relâche aux quatre coins de la scène dans un déluge de rock agressif et d'effet Larsen.
Cependant, malgré de nombreux enregistrements et un culte grandissant autour du groupe en Europe et en Australie, The Birthday Party se sépare en 1984. Rowland S. Howard et Nick Cave ont en effet
de plus en plus de mal à travailler ensemble, et leurs abus respectifs de drogues et d'alcool n'arrangent rien. Même si The Birthday Party n'a connu qu'un succès limité au long de sa carrière, il
n'en reste pas moins considéré aujourd'hui comme une influence majeure des mouvements psychobilly, death rock ou rock gothique des années 1980.
Nick Cave forme alors avec Mick Harvey ce qui devient la première version de Nick Cave and the Bad Seeds, dont le nom exprime clairement le
changement notable de statut du chanteur, qui est désormais le vrai leader. Les paroles des chansons explorent alors de nouveaux thèmes, Nick Cave délaissant quelque peu l'expressionnisme de ses
débuts pour écrire des histoires pétries de lyrisme, foisonnant de détails narratifs. Les Bad Seeds se posent d'emblée comme un groupe à composante internationale en intégrant, outre Nick
Cave
et Mick Harvey, le guitariste allemand du groupe de rock industriel Einstürzende Neubauten, Blixa Bargeld, l'ex-bassiste anglais de Magazine, Barry Adamson, et le guitariste australien Hugo Race.
Anita Lane participe également, notamment en écrivant les paroles de quelques chansons. Tel quel, le groupe enregistre son premier album, sorti en 1984 : From Her To Eternity.
Cette année-là, Nick Cave entame à Berlin, où il s'est installé, l'écriture de ce qui deviendra son premier roman, Et l'âne vit l'ange (titre original : And the Ass Saw the Angel), dont les
thèmes bibliques et le lyrisme noir reflètent les préoccupations exprimées dans les paroles de ses chansons pour les Bad Seeds. À cette époque, s'étant séparé d'Anita Lane, il vit une histoire
avec une Berlinoise du nom d'Elisabeth Recker. Au cours de ses années de vie à Berlin, il met la touche finale à quatre albums des Bad Seeds : The First Born is Dead en 1985, Kicking Against the
Pricks (album de reprises) et Your Funeral... My Trial en 1986, et Tender Prey en 1988. Cette même année, il publie aussi King Ink, recueil de textes de chansons et de pièces de théâtre, incluant
une partie de son travail avec l'artiste américaine Lydia Lunch.
En 1989, après avoir terminé son premier roman, Et l'âne vit l'ange, Nick Cave quitte Berlin-Ouest, peu de temps avant la chute du mur, pour s'installer à São Paulo, au Brésil, où il fait la
connaissance d'une Brésilienne du nom de Viviane Carneiro, avec qui il aura un fils, Luke, en 1991. Ce dépaysement et la Saudade brésilienne lui inspireront la plupart des chansons acoustiques de
The Good Son. Nick Cave a également trois autres enfants résidant en Australie. En 1993, il retourne s'installer à Londres. Il vit actuellement dans les environs de Brighton, au Royaume-Uni, en
compagnie de son épouse, Susie Bick, mannequin et actrice britannique. Le couple est parent de jumeaux, Arthur et Earl.
La musique de Nick Cave illustre plusieurs films de Wim Wenders, dont Les Ailes du désir en 1987 (dans lequel Nick Cave apparaît en concert), Jusqu'au bout du monde en 1991, Faraway, So Close! en
1993 et The Soul of a Man en 2003. Par ailleurs, on découvre Nick Cave acteur dans un film australien indépendant dont il a co-écrit le scénario, Ghosts of the Civil Dead, réalisé par John
Hillcoat en 1988, et dans le film Johnny Suede de Tom DiCillo, en 1991, aux côtés de Brad Pitt.
En 1996, Nick Cave and the Bad Seeds publient l'album Murder Ballads qui constitue, comme le suggère son titre, un recueil de chansons sur le thème du meurtre. Nick Cave y interprète deux duos :
Henry Lee, avec la chanteuse de rock britannique PJ Harvey (avec qui il vit une brève histoire d'amour), et Where the Wild Roses Grow, avec la star de la pop australienne Kylie Minogue. Ce second
titre connaît un franc succès à l'échelon international, et remporte en 1996 trois ARIA Awards en Australie, dont celui de la « Chanson de l'année ». L'album suivant, The Boatman's Call, qui
paraît en 1997, marque une rupture de style radicale par rapport à la structure narrative quasi-théâtrale et à la teinte lugubre des chansons de Murder Ballads, Nick Cave choisissant d'adopter
cette fois un ton autobiographique intimiste pour évoquer dans ses morceaux ses relations avec Viviane Carneiro et PJ Harvey. Après la sortie de cet album, Nick Cave décide de s'éclipser quelque
temps de la scène publique afin de régler ses problèmes de dépendance à l'héroïne et à l'alcool. Il refait surface quatre ans plus tard, en 2001, ressourcé, avec un album complexe et sombre, No
More Shall We Part, qui reçoit globalement un excellent accueil, tant de la part des critiques que de la part des fans.
En 1998, étaient parues à la fois une compilation « Best of » des morceaux les plus populaires des albums antérieurs de Nick Cave and the Bad Seeds (ainsi qu'un album live enregistré au Royal
Albert Hall de Londres) et, en Australie exclusivement, une compilation non officielle de divers artistes ayant inspiré Nick Cave, Original Seeds: Songs That Inspired Nick Cave comprenant, entre
autres, des morceaux de Johnny Cash et de Leonard Cohen. Un deuxième volet, Original Seeds Volume 2, est sorti en 2004.
À partir des années 1990, Nick Cave effectue des tournées en « solo », en plus de ses concerts avec les Bad Seeds. Pour ces concerts sans les Bad Seeds au complet, le groupe se compose de Nick
Cave au piano et d'une équipe variable de trois autres musiciens à la basse, à la batterie et au violon. Le trio avec lequel Nick Cave tourne en 2006 inclut trois membres des Bad Seeds : Martyn
P. Casey, Jim Sclavunos et Warren Ellis (surnommés les Mini-Seeds).
En 2000, Johnny Cash, l'une des idoles de Nick Cave, reprend, sur l'album American III: Solitary Man, le titre emblématique des Bad Seeds : The Mercy Seat. Il rend ainsi la politesse à Nick Cave
qui avait, quelques années auparavant, sur Kicking Against the Pricks, repris The Singer. Nick Cave est ensuite convié, comme plusieurs autres artistes des scènes rock et country, à participer à
la rédaction des notes de pochette de la rétrospective consacrée à « l'homme en noir » à l'occasion de son soixante-dixième anniversaire : The Essential Johnny Cash. Les carrières des deux
artistes se croisent encore un moment, en 2002, le temps d'un duo sur le quatrième opus de la série American de Johnny Cash (American IV: The Man Comes Around). Ils reprennent pour l'occasion I'm
So Lonesome I Could Cry, célèbre chanson d'une autre légende de la country, Hank Williams. Enfin, on peut retrouver sur le coffret posthume Johnny Cash: Unearthed un ultime duo rassemblant Johnny
Cash et Nick Cave : il s'agit de leur version de Cindy, chanson traditionnelle américaine.
En 2003, consécutivement à l'échec relatif du nouvel album des Bad Seeds, Nocturama, Blixa Bargeld annonce qu'il quitte le groupe afin de se consacrer davantage à Einstürzende Neubauten. Hormis
Nick Cave lui-même, Mick Harvey demeure alors le seul membre restant de la composition originelle des Bad Seeds. L'année suivante, paraît le premier double album du groupe, grand succès critique
: Abattoir Blues/The Lyre of Orpheus.
L'année 2005 est celle de la sortie de B-Sides & Rarities, coffret de trois disques rassemblant pour la première fois cinquante-six chansons jusqu'à lors éparpillées : faces B de singles,
raretés et morceaux figurant sur des bandes originales d e films.
Après le tsunami du 26 décembre 2004 ayant violemment touché l'Asie du Sud-Est, Nick Cave fait une apparition au concert WaveAid à Sydney, organisé afin de récolter des fonds pour les organis
ations humanitaires travaillant dans les régions dévastées.
Nick Cave, très attiré par le cinéma, écrit en 2004 le scénario du film The Proposition, qui sort l'a nnée suivante en Australie, en octobre 2005, et courant 2006 dans le reste du monde. Situé
dans l'outback australien, ce western poétique et violent, réalisé par John Hillcoat, fait notamment se croiser les act eurs Guy Pearce, John Hurt et Emily Watson. La B.O., volontiers
atmosphérique, est logique ment enregistrée par Nick Cave, épaulé par son complice Warren Ellis. Elle est commercialisée une semaine
avant la sortie australienne du film.
Nick Cave et John Hillcoat projettent d'ores et déjà de réaliser un second film ensemble, une comédie située en Grande-Bretagne, dont le titre provisoire est Death of a Ladies Man (référence à
Leonard Cohen).
Fin 2006, il fonde avec trois autres membres des Bad Seeds, Jim Sclavunos, Warren Ellis et Martyn P. Casey , un nouveau groupe de garage rock, baptisé Grinderman, dont le premier album est sorti
en mars 2007. Nick Cave y joue pour la première fois de la guitare.
En 2007, il revient à la composition de BO avec Warren Ellis, pour le film L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford, et apparaît dans une des scènes finales dans le rôle d'un mu
sicien.
Début 2008, Nick Cave & The Bad Seeds signent un retour salué par les critiques avec Dig, Lazarus, Dig!!!, album s'inspirant librement de la résurrection de Lazare.
DEAD CAN DANCE
BIOGRAPHIE in AMAROKPROG
Dead Can Dance est un groupe britannico-australien composé essentiellement de Lisa Gerrard (née le 12 avril 1961 à Melbourne, Australie) et de Brendan Perry (né le 30 juin 1959 à Londres,
Royaume-Uni). Formé en 1981 à Melbourne, le groupe s'est séparé en 1998 mais s'est reformé en 2005 pour une tournée mondiale.
Dead Can Dance a été l'un des fers de lance du label discographique indépendant britannique 4AD, avec d'autres groupes tels que Bauhaus, les Cocteau Twins, les Pixies, This Mortal Coil ou les
Throwing Muses.
Les deux membres fondateurs, Brendan Perry et Lisa Gerrard, ont développé leur propre univers, évoluant de la cold wave originelle vers des musiques d'inspiration liturgiques et médiévales aux
sonorités incantatoires voire magiques, avant d'aboutir à une musique plus folklorique aux emprunts nord-africains, sud-américains ou asiatiques.
Histoire
En 1981 à Melbourne, Lisa Gerrard et Brendan Perry, se rencontrent et décident de fonder Dead Can Dance, (un nom inspiré du nom d'un masque aborigène, apparemment macabre mais qui devait
symboliser la capacité des choses "inanimées" à devenir animées, comme les instruments de musique par exemple...). Les débuts sont difficiles mais le label 4AD leur ouvre les portes. Et là, le
succès et la reconnaissance des critiques ne se font pas attendre.
Leur premier album Dead Can dance marie les influences rock de Perry avec celles plus mystiques et classiques de Gerrard. Ainsi se côtoient morceaux cold à la basse doucereuse (A passage in time)
avec Perry au chant, à des morceaux plus enlevés et éthérés comme Ocean ou Musica Eternal. C'est aussi l'apparition des percussions, chose assez inhabituelle dans le paysage sonore de l'époque et
ajoutant à l'ambiance cérémoniale de l'album.
Leur second opus, Spleen and Ideal est une référence aux poètes et
symbolistes du XIXe siècle. L'ambiance générale est plus intimiste, plus sombre, l'instrumentation rock laisse place aux partitions classiques (violon, violoncelle, timbale). La voix de Lisa
Gerrard est plus travaillée et plus discernable. La tournée étonne le public, peu habitué à ces ambiances mystiques et magiques, qui tranchent avec la new wave de l'époque, ou encore les
atmosphères de concerts gothiques.
Les Dead Can Dance développent encore cette thématique de musique éthérée en produisant Within the realm of a dying sun. Cet album navigue entre morcea
ux mystiques comme Anywhere out of the world et atmosphériques Summoming of the
Muse.
Puis avec The serpent's egg, leur quatrième album, ils multiplient les
influences et les mélanges. L'émergence du style médiéval se fait sentir dans Orbis de Ignis ou Chant of the Paladin et la musique religieuse baroque dans Ulysses ou Severance.
Aion continue dans cette voie baroque et joue dans le registre de la musique liturgique de la Renaissance.
Dead Can Dance poursuivra ses explorations musicales avec Into the labyrinth et Spiritchaser, plus influencés par les musiques du monde et les percussions tribales.
Par la suite et parallèlement, ils entameront chacun une carrière solo et multiplieront les collaborations : Denez Prigent, CoEx, Elijah's Mantle, Pieter Bourke...
Lisa Gerrard, a développé sa propre mélopée aux accents mélancoliques, et est internationalement reconnue depuis sa participation à nombre de bandes originales de films de qualité (Heat, 1995;
Nadro, avec Pieter Bourk, 1998; The Insider, avec Pieter Bourke, 1999; Gladiator, avec Hans Zimmer et Klaus Badelt, 2000; Ali, avec Pieter Bourke, 2001, Mission Impossible II (participation),
2001, La chute du Faucon Noir, avec Hans Zimmer, 2002; Whale Rider, 2002, Tears of the Sun, avec Hans Zimmer, 2003, et bien d'autres participations...)[1]. son langage construit de toute pièce
comme un esperanto de la World Music. Brendan Perry a plus mo
destement écrit Eye
of the Hunter, et collaboré aux projets ci-dessus cités.
2005 marque la reformation du groupe avec une tournée européenne et nord-américaine. L'occasion de découvrir de nouvelles compositions telles que Saffron ou Hymn For The Fallen.
THE LEGENDARY PINKDOTS
Membres:
Edward Ka-Spel
(chant, claviers, percussions)
Martijn de Kleer (guitare, basse, percussions,violon)
Phil Knight (claviers, percussions)
Niels Van Hoorn (saxo, clarinette, flute)
Raymond Steeg (ingénieur du son)
"The Legendary Pink Dots est un groupe de rock anglo-néerlandais formé en 1980 à Londres et expatrié en 1984 à Amsterdam. Leur style singulier est un mélange de rock psychédélique planant et
d'une musique expérimentale, industrielle, à tendance post-punk, new-wave ou techno-pop, avec parfois des influences world ou jazzy.
Un groupe prolifique et iconoclaste, l'un des plus intéressants et créatifs de la scène musicale anglaise.Il a publié à ce jour 40 albums, dont plusieurs doubles et un triple (sans compter les
tirages limités, les lives et autres compilations." WIKIPEDIA
DISCOGRAPHIE * 1981 : Dots On The Eyes (TL : tirage limité, réédités en tirages "normaux", certains sous des titres différents et avec des
inédits.Cf la mention RTL [réédition tirage limité] après certains albums).
* 1981 : Kleine Krieg (TL)
* 1981 : Only Dreaming (TL)
* 1982 : Apparition (TL)
* 1982 : Brighter Now
* 1982 : Chemical Playschool 2, Edition 2 (TL)
* 1983 : Chemical Playschool 3+4
* 1983 : Basilisk
* 1983 : Curse
* 1984 : Faces in the Fire
* 1984 : The Tower
* 1984 : The Lovers
* 1985 : Prayer for Aradia
* 1985 : Asylum
* 1981 : Chemical Playschool 1+2 (TL)
* 1986 : Island of Jewels
* 1988 : Any Day Now
* 1982 : Premonition (TL)
* 1988 : Traumstadt 1
* 1988 : Traumstadt 2 (TL)
* 1989 : The Golden Age
* 1989 : Traumstadt 5 (TL)
* 1989 : The Legendary Pink Box (RTL)
* 1990 : The Crushed Velvet Apocalypse
* 1988 : Traumstadt 3 (TL)
* 1988 : Traumstadt 4 (TL)
* 1991 : The Maria Dimension
* 1992 : Shadow Weaver
* 1993 : Shadow Weaver, Part 2: Malachai
* 1990 : Four Days
* 1995 : Chemical Playschool 8+9
* 1995 : From Here You'll Watch The World Go By
* 1994 : 9 Lives to Wonder
* 1997 : Chemical Playschool 10
* 1996 : It's Raining In Heaven
* 1997 : Ancient Daze (RTL)
* 1997 : Hallway of the Gods
* 1997 : Under Triple Moons (RTL)
* 1997 : Stained Glass, Soma Fountains (RTL)
* 1998 : Nemesis Online
* 1999 : Sing While You May (PoiPoka Mozhesh)
* 2000 : A Perfect Mystery
* 2002 : Synesthesia
* 2002 : All The King's Horses
* 2002 : All The King's Men
* 2001 : Chemical Playschool: Vol. 11, 12 & 13
* 2004 : The Whispering Wall
* 2004 : Poppy Variations
* 2004 : Crushed Mementos (RTL)
* 2006 : Your Children Placate You From Premature Graves
* 2006 : Alchemical Playschool
BAUHAUS BIOGAPHIE in http://www.premonition.fr/premor.php3?lien=actu/actu.php3X1Xactuid=214051&ta=9, Frédéric Thébault
Nous sommes en 1978. Kevin et David Haskins sont frères. Avec l'un de leurs copains de lycée, Daniel Ash, ils jouent déjà dans un groupe, The Craze, mais celui-ci ne les passionne guère.
Aussi, quand Peter Murphy, lui aussi étudiant dans le même lycée de Northamptonshire, Grande-Bretagne, propose à son copain Daniel de fonder un groupe, c'est une occasion nouvelle que Daniel saisit
aussitôt.
Et pour l'occasion, il ramène avec lui Kevin et David, ce dernier troquant son véritable nom contre le pseudonyme de Jay, ou plutôt J. Murphy sera chanteur, Ash guitariste, David bassiste, et Kevin
batteur. Il ne leur manque plus qu'un nom, et celui-ci est vite choisi pour sa symbolique. Ce sera Bauhaus 1919, en référence à l'école du même nom, qui a lancé un style d'architecture
avant-gardiste au début du XXème siècle. Des lignes droites, des bâtiments rectilignes, principale fonction : l'adaptation des formes à la fonction. En résumé, un clin d'œil au modernisme dans
toute sa splendeur et son horreur.
Un mois et demi seulement après sa création, en janvier 1979, Bauhaus, ayant
laissé choir la particule "1919", sort une première démo, "Bela Lugosi's Dead / Boys". Immédiatement remarqué, le groupe est signé sur le label indépendant Small Wonder et "Bela Lugosi's Dead"
devient single. Et quel single ! Le tout-Londres parle de cet étrange morceau, long (9 mn), lancinant, à donner des frissons dans le dos par son ambiance répétitive, vide et macabre : trois notes
de basse incessantes, une guitare cristalline au lointain, une batterie minimaliste et monocorde... et la voix, cette voix chaude, austère, dramatique, cette voix qui ressemble tant à David
Bowie, et qui répète inlassablement "Undead, Undead, Undead". Il y a aussi ce texte, hommage à l'acteur du cinéma muet Bela Lugosi, devenu fou après s'être trop identifié à son rôle principal en
1931, Dracula. Le groupe intrigue, fascine déjà, et quelques temps après quitte Small Wonder pour devenir la première signature d'un label devenu depuis mythique : 4AD.
Quelques mois plus tard, c'est le second single, "Dark Entries". Et là, les choses deviennent claires : Bauhaus n'est pas un groupe de passage, et si la presse se moque de son image théâtrale, le
public ne s'y trompe pas et s'accorde à voir en eux l'un des possibles grand groupe des années à venir. Ils ne trahiront pas les espoirs.
À l'aube de 1980, Bauhaus sort son premier album, "In the Flat Field". À l'instar de Joy Division quelques mois auparavant, celui-ci annonce et confirme la couleur, ou plutôt la non-couleur de la
nouvelle décennie : noir, et blanc. Et comme l'explique lui-même le groupe : "Les couleurs sont réservées aux arbres de Noël"... Double Dare et son intro à la basse angoissante donne le ton,
l'album entier est un paquet de nerfs à vif, un abîme d'humeurs noires, d'ambiances fiévreuses et effrayantes. La voix envoûtante de Peter Murphy ajoute à l'étrangeté des climats, et une
mystérieuse impression se dégage de chaque morceau, une attirance pour l'inconnu, l'étrange et le malsain. Un album où l'on va de surprises en surprises, de la folie enragée de Small Talk Stinks,
Double Dare ou St. Vitus Dance aux ambiances plus feutrées, vicieuses et sournoises comme God in an Alcove, Spy in the Cab ou Nerves. L'album délivre une sensualité morbide, sensualité qui vire
souvent à la sexualité d'ailleurs, car Murphy a un charisme fou, notamment en concert, quand, vêtu de cuir noir, il joue avec sa cape, tel un Nosferatu prêt à vous sucer le sang, juste avant
d'effectuer un strip-tease quasi intégral. Groupe de scène avant tout, Bauhaus sait procurer d'intenses moments à son public grâce à son jeu très théâtral, lorsque par exemple Murphy saisit un
spot d'avant-scène, et plonge le faisceau dans son visage, se transformant ainsi en un diablotin sorti tout droit de l'enfer. De concerts en concerts, le public ne cesse de s'accroître, et
Bauhaus acquiert une notoriété de plus en plus importante.
Leur second album, en 1981, confirme leur talent. "Mask" se révèle plus abordable, mais toujours profondément sombre, sensuel et enfiévré. Le disque débute par un long larsen ayant pour effet de
tendre immédiatement les sens de l'auditeur, de le "capturer" dans la musique. Hair of the Dog ouvre le bal, enchaînant avec The Passion of Lovers, devenu l'un de leurs singles les plus connus.
Là encore, pas un titre de "Mask" ne déçoit. De la beauté tragique de Hollow Hills à l'ambiance sépulcrale de In Fear of Fear en passant par l'effroi surréaliste de Mask, personne ne ressort
indemne de la contagion Bauhaus.
Il faudra attendre 1982 et leur troisième rejeton, "The Sky's Gone Out", pour percevoir un changement dans la musique du groupe. Plus dépouillé, l'album délaisse les moments de violence et
d'hypertension pour des morceaux plus fins, plus racés, plus expérimentaux aussi, on a même droit à un reggae (à la sauce Bauhaus bien sûr) dans lequel Peter Murphy, avec beaucoup d'humour, se
permet quelques ronflements ! On le sent, "The Sky's Gone Out" est plus que jamais le fruit de leur désir d'improvisation, témoins la trilogie The Three Shadows, ou les deux versions de Spirit,
celle de l'album et celle du single, n'ayant que peu de points communs. Plus reposant, l'album n'en reste pas moins mystérieux, indéchiffrable. Les morceaux, intemporels, n'ont pas pris une ride.
1982, c'est aussi leur unique apparition dans le Top 20 avec la reprise d'un classique de David Bowie, Ziggy Stardust, toutes guitares dehors, mais sans grande nouveauté par rapport à l'original.
David Bowie qui invite d'ailleurs
Bauhaus à une apparition dans le film de
Tony Scott qu'il tourne avec Catherine Deneuve : "Les Prédateurs". On y voit le groupe pendant tout le générique de début, et un inoubliable Peter Murphy plus chauve-souris que jamais. 1982,
c'est également la parution d'un album live, "Press the Eject and Give Me the Tape", témoignage réussi de leurs prestations scéniques, enregistré dans diverses salles, et notamment le Rose-Bonbon
à Paris où ils donnent un concert devenu légendaire.
Mais dès 1983 rien ne va plus. Les fans reprochent à Bauhaus de se vendre au showbiz : Peter Murphy apparaît dans une publicité pour une marque de cassettes audio ; quant au groupe, selon eux, il
devient trop connu. Tout ceci en sus des attaques de la presse qui ne les a jamais franchement appréciés, à tel point que Bauhaus invite le journaliste Steve Sutherland à un droit de réponse sur
scène, en plein concert. Mais à leur grande surprise, ce dernier accepte, et pire encore, obtient du groupe une reconnaissance de leur erreur... "Burning from the Inside" paraît dans ce contexte,
et donne une image fidèle de ce que vit le groupe : des morceaux fatigués, de plus en plus mélancoliques (Who Killed Mr Moonlight, Kingdom's Coming), et sans commune mesure avec la démence de
leurs premiers titres. Malgré tout, Bauhaus peut garder la tête haute, pas une des chansons ne se laissant aller à la facilité. Un bel album avec de somptueux titres, voilà ce dont il s'agit. Le
tube She's in Parties fait d'ailleurs un tabac en soirées, et Bauhaus, désormais reconnu comme chef de file du mouvement batcave, démontre sans conteste sa supériorité, même si cet album est
clairement éloigné des ambiances typiques du genre.
C'est sans prévenir, et sans donner de raisons, que se sépare Bauhaus cette même année, laissant derrière eux quatre albums cultes et le souvenir d'une alchimie musicale particulièrement réussie.
Peter Murphy, après l'expérience d'un seul album très réussi avec le bassiste de Japan, Mick Karn, sous le nom de Dali's Car ("The Waking Hour" en 1984), se lance dans une carrière solo
conséquente mais inégale (huit albums à ce jour) et très confidentielle. Quant à ses ex-compagnons, après la poursuite infructueuse de précédents projets parallèles à Bauhaus, (sans David J.),
sous le nom Tones On Tail (un album en 1984, "Pop"), ils forment Love And Rockets, Daniel Ash officiant au chant. Ces derniers sortiront plusieurs albums assez différents, des relents de musique
gothique au glam-rock façon 70's, en passant par la noisy-pop et la dance-music. Boudés par le vieux continent, ils obtiendront un énorme succès aux États-Unis. En marge du groupe, David J. a
sorti quelques albums solo, malheureusement peu réussis, et il faut bien l'avouer, plutôt soporifiques. Daniel Ash également, mais avec plus de réussite...
C'est alors qu'à la fin des années 90, la redécouverte de la musique et des groupes du début des années 80, dont on parle de plus en plus, donne l'idée au groupe, pourquoi pas, de se reformer.
L'incroyable se produit alors : Bauhaus renaît de ses cendres, et affronte les scènes européennes pour une tournée qui remporte un grand succès. Un témoignage de ces concerts sortira sur CD
("Gotham", 1999), mais malgré l'attente de bon nombre de fans, cette reformation reste passagère, et les membres du groupe retournent à leurs occupations.
Bauhaus reste, 20 années après leur séparation, comme l'un des groupes les plus originaux et les plus intéressants que nous aient donné les années 80.
DICOGRAPHIE, par Laure Cornaire
Bauhaus sort son premier single en août 1979. C'est l'emblématique "Bela
Lugosi's Dead", dont l'avenir révélera l'impact, autant musical que par l'imagerie que s'appropriera plus tard une certaine tribu. Lors d'un concert à Londres en décembre 1979, le groupe est
signé par 4AD chez qui il sortira son premier album "IN THE FLAT FIELD" ainsi que trois singles "Dark Entries", "Terror Couple Kill Colonel" et "Telegram Sam", qui posent d'emblée le style
tortueux de leur son. Après un changement de label pour atterrir chez Beggars Banquet, une approche musicale légèrement plus accessible et mélodique, inaugurée par "Kick in the Eye", se confirme
avec l'album "MASK" (1981) et ouvre grand les bras du public américain au groupe. Un premier live "Press the Eject and Give Me the Tape" (1982) enregistré à Londres, Liverpool, Manchester, et
Paris capture le répertoire déjà culte du groupe et son aura charbonneuse.
L'année 1982 sera placée sous l'égide des reprises : celle du Ziggy Stardust de Bowie, qui assurera au single une place dans les charts anglais, et celle de Third Uncle de Brian Eno qui ouvre le
troisième opus du groupe, l'album "THE SKY'S GONE OUT". Mais c'est également cette année-là que les choses commencent à sentir le roussi pour l'entité Bauhaus. Le groupe sort tout de même un
dernier album "BURNING FROM THE INSIDE", dont le titre évoque on ne peut mieux la situation implosive à laquelle la formation fait face. Lors du concert du 5 juillet 1983 à l'Hammersmith Palais
de Londres, David J. prononce les mots qui signeront la fin de la fugitive mais intense existence de Bauhaus : "Rest in Peace", phrase qui donnera également son titre au live dudit concert.
Quinze années plus tard, une reformation inattendue ramène le groupe d'entre les morts pour une tournée internationale. Un best of "Crackle" (1998) sort dans la foulée, ainsi qu'un enregistrement
de ces concerts "Gotham" (1999), signant probablement les ultimes sursauts de vie du groupe.
Site officiel: http://www.bauhausmusik.com/
SISTER OF MERCY
http://www.thesistersofmercy.com/
UK, Gothic Rock, 1979
Ben Christo : Guitare, Choeurs
Chris Catalyst : Guitare, Choeurs
Doktor Avalanche : Batterie
Andrew Eldritch : Chant
BIOGRAPHIE IN http://www.nme.com
A post-punk UK rock outfit whose flirtations with gothic imagery have dogged the public and media perception of them throughout an eclectic career. Taking their name from a Leonard Cohen song,
the Sisters Of Mercy formed in Leeds, Yorkshire, England, in 1980, when Leeds and Oxford University drop-out Andrew Eldritch (b. Andrew Taylor, 15 May 1959, England; vocals) teamed up with Gary
Marx (b. Mark Pairman, England; guitar) and a drum machine. After releasing "The Damage Done" (on which Eldritch played drums and guitar, and Marx sang) on their own Merciful Release label, the
band expanded to include Ben Gunn (guitar) and Craig Adams (bass) for supports with Clash, Psychedelic Furs and the Birthday Party. A cult reputation in the north of England was augmented by
excellent press, and further enhanced by the release of their third single "Alice". A magnificent gothic dance saga, together with the subsequent "Temple Of Love" (which reached number 2 on the
UK singles chart), it hallmarked the band's early musical character.
In-between these two landmark 45s Gunn left to be replaced by Wayne Hussey (b. Jerry Wayne Hussey, 26 May 1958, Bristol, England). WEA Records picked up the distribution for Merciful Release as
the band's reputation continued to grow throughout 1983 and 1984. Despite the release of their debut album, the following year brought a creative watershed. Continuing rivalries between Marx and
Eldritch forced the former to depart. This was only a stopgap treaty, with the band announcing a final split in July 1985 after a concert at the Royal Albert Hall (captured for posterity on the
Wake video). The rest of the year witnessed extraordinary legal wrangles between Eldritch on one hand and Adams and Hussey on the other, each claiming use of the name Sisters Of Mercy. Eldritch
went as far as releasing a record (Gift) under the title Sisterhood simply to prevent Adams and Hussey from adopting this halfway-house title. The duo eventually settled on the Mission as their
new home, while Eldritch moved to Germany.
Still operating under the Sisters Of Mercy title, Eldritch recruited Patricia Morrison (b. 14 January 1962; ex-Gun Club) and fashioned a more dance-orientated sound on hit singles "This
Corrosion" (UK number 7) and "Dominion" (UK number 13), and the Top 10 album Floodland. A two-year spell of inactivity was broken in 1990 with the Top 20 single "More", showcasing another new
line-up; Tony James (ex-Sigue Sigue Sputnik; bass), Tim Bricheno (b. 6 July 1963, Huddersfield, Yorkshire, England; guitar, ex-All About Eve) and Andreas Bruhn (guitar). Vision Thing indulged
Eldritch's penchant for deep-rooted, esoteric metaphor, which occasionally makes his lyrics futile and impenetrable. They undertook a loss-making, aborted tour with Public Enemy in 1991, though
this did little to dampen the confidence of the self-confessed "world's greatest lyricist". A remixed version of "Temple Of Love", recorded with Israeli singer Ofra Haza, propelled the band into
the UK Top 5 the following summer. New guitarist Adam Pearson featured on the following year's single, "Under The Gun", released to promote a greatest hits set. Eldritch's prolonged wrangles with
EastWest Records subsequently kept the band out of the recording studio, although their erstwhile frontman remained active as a remixer on the dance music scene. Supported by various musicians he
has kept the Sisters Of Mercy active as a live outfit.
Albums:
* First And Last And Always - 1985 (Merciful Release/Elektra)
* Floodland - 1987 (Merciful Release/Elektra)
* Vision Thing - 1990 (Merciful Release/Elektra)
Videos & DVD's:
* Wake: In Concert At The Royal Albert Hall - 1986 (PolyGram Music Video)
* Shot - 1989 (Warner Music Vision)
* Shot Rev 2.0 - 1993 (Warner Music Vision)
Bibliography:
* Sisters Of Mercy Discography: Heartland - Andrew James Pinell
* The Dark Reign Of Gothic Rock: In The Reptile House With The Sisters Of Mercy, Bauhaus And The Cure - Dave Thompson
Biography from The Rolling Stone Encyclopedia of Rock & Roll (Simon & Schuster, 2001) in, http://www.rollingstone.com
With pretty pop melodies buried deep in feedback and grindingly distorted guitars, the Jesus and Mary Chain became darlings of the mid-'80s British press and a college-radio cult hit in the
United States. Their melancholy noise made them one of the most distinctive of the Velvet Underground's many musical progeny and paved the way for critically acclaimed early-'90s noise-guitar
bands such as My Bloody Valentine.
Shortly after forming the band just outside Glasgow, Scotland, the Reid brothers moved the Jesus and Mary Chain to London to record their first single, "Upside Down." In late 1984 came the first
in an ongoing series of drummer changes (after 1986, the drummers were mostly used for live shows only, not for the albums). Bobby Gillespie, vocalist with another Scottish band, Primal Scream,
replaced Dalglish on drums - which consisted of banging out simple time on a snare drum and one tom-tom, much like the Velvet Underground's Maureen Tucker. The Jesus and Mary Chain's early work
was sneering, thrashing postpunk, delivered in furious 20-minute sets that sometimes ended with audiences violently annoyed by the brevity of the set, the loud feedback, and/or the Reids' singing
with their backs to the crowd. The band accepted the obvious comparison to punk rock but then turned around in fall 1985 and recorded the first of its slow, throbbing noise-pop classics, "Just
Like Honey," which was built on the classic Phil Spector drumbeat from "Be My Baby." Gillespie returned to Primal Scream a month before Psychocandy was released to enormous critical acclaim in
both En¬gland and America.
The Darklands album was followed by a North American tour during which Jim Reid was arrested for assaulting a male heckler. (Reid was later acquitted by a Toronto court.) In early 1992 the group
was banned from the British television show Top of the Pops over the lyrics to its single "Reverence," which included such lines as "I wanna die just like Jesus Christ / I wanna die just like
J.F.K." That summer the band played the U.S. on the second annual Lollapalooza Tour. Stoned & Dethroned (1994) proved a departure for the Reid brothers, with its soft, acoustic sound; the
album's first single, "Sometimes Always," featured Mazzy Star's Hope Sandoval. Though the song hinted at a commercial breakthrough, it was four years before another U.S. release. Munki, released
by Seattle's Sub Pop label, was a flop. William Reid quit the same year, and the group disbanded in 1999. William recorded solo; Jim formed the band Freeheat. On April 27, 2007 the Jesus and Mary
Chain regrouped and were joined on stage by Scarlett Johansson for a performance at Coachella Music Festival.
DISCOGRAPHIE:
The Power Of Negative Thinking: B-Sides And Rarities 2008
Honey's Dead2006
Stoned And Dethroned 2006
Automatic2006
Rhino Hi-Five: Jesus And Mary Chain 2006
21 Singles2002
Munki1998
Hate Rock 'N' Roll1995
Barbed Wire Kisses 1988
Darklands 1987
Psychocandy 1985
Singles
Live in Concert 2003
Compilations
Zack And Miri Make A Porno 2008
Heroes - Original Soundtrack 2008
The Brit Box 2007
Now That's What I Call Music Vol. 21 (CD 1) 2007 *
The Gothic Collection 2006
Rough Trade Shops: Indiepop 12004
Lost In Translation 2003
Modern Rock of the 90's, Vol. 2 2000
Doubleshot: Modern Rock 2000
Sound: Check1998
Modern Rock 1987: Hang the DJ 1996
Doom Generation 1995
X Factor 1995
Alternative NRG 1994
The Crow1994
Love & a .45 1994
Freejack 1992
Where The Pyramid Meets The Eye 1990
Earth Girls Are Easy [Original Soundtrack] 1989
Some Kind of Wonderful 1986
Guest
The Power of Negative Thinking: B-Sides and Rarities
The Jesus and Mary Chain 2008
The Crow 1995
MY BLOODY VALENTINE
BIOGRAPHIE from The Rolling
Stone Encyclopedia of Rock & Roll (Simon & Schuster, 2001)
The original My Bloody Valentine sounded nothing like the post-1988 model, which introduced a groundbreaking studio concoction of discordant guitar and effects and fragile melodies, kicking off
Britain's late-'80s dream-pop scene.
After moving from New York to Ireland at age six, Kevin Shields befriended Colm O'Ciosoig, who shared his obsession with pop music. In 1984 the two formed My Bloody Valentine, named for a B
movie, with singer Dave Conway. It wasn't until 1988's Isn't Anything, however, that MBV locked into its unusual, influential sound, inspired equally by the churning guitars of the Jesus and Mary
Chain, the melodic sense of the Cocteau Twins, and the dissonance of Sonic Youth. (All of their U.K. releases from 1988 were subsequently released in the U.S.) Sire signed MBV that same year, but
it took a full three years for the band to complete its full-length magnum opus, Loveless, which cost a reported $500,000 and nearly sunk its British label. (The LP reached only #24 in the U.K.
and didn't chart in the States.) The band's approach onstage - motionless and reserved - popularized the phrase "shoe gazers" to describe their (and those who followed in their footsteps)
passive, introspective demeanors.
My Bloody Valentine has yet to return after the deeply influential Loveless. After moving to Island Records, plans for a followup were reportedly hobbled by technical problems. Nevertheless, up
through the late '90s, Shields promised that another album was imminent. By then, though, bassist Deborah Ann Googe had joined former Stereolab keyboardist Katharine Gifford in Snowpony, which
released The Slow Motion World of Snowpony in 1998. O'Ciosoig joind Clear Spot. And Shields occasionally appeared on records by the likes of J Mascis and Dinosaur Jr and Experimental Audio
Research before finally joining Primal Scream on tour in 2000 as a result of coproducing that group's XTRMNTR album.
Punk Rock, New York, 1974-96
Site officiel : www.ramones.com
Marky : Batterie, ex-Marky and the Speedkings, ex-Marky and the Intruders, ex-the Ramainz
Johnny : Guitare
Joey : Chant
C.Jay : Basse ex-Los Gusanos, Bad Chopper
Ex membres:
Elvis : Batterie Play only two gigs, Blondie
Richie : Batterie
Dee Dee : Basse ex-Dee Dee King, ex-Dee Dee Ramone and the Chinese Dragons, ex-Dee Dee Ramone I.C.L.C., ex-the Ramainz, Dee Dee Ramone
Tommy : Batterie Uncle Monk
Galerie: Richard E. Aaron site : www.rockpix.com/
Biographie in http://www.destination-rock.com/biographies/bioint.php?CODE=ramones :
Rencontre à New York:
John Cummings alias Johnny Ramone rencontra un «certain Douglas Colvin surnommé Dee Dee sur son lieu travail, une passion les rapprocha, la musique. Ils aimaient parler guitare, aimait les mêmes
groupes, les Who et surtout les Stooges. Joey (de son vrai nom Jeffrey Hyman) était lui le copain de picole de Dee Dee comme il le disait si bien. Le premier concert des Ramones en 74 était
composé de ces trois là, Dee Dee au chant (c?est lui qui écrivait principalement les textes) et à la basse, Johnny avec sa guitare et Joey à la batterie.
C?est Dee Dee qui avait trouvé le nom The Ramones, surnom qui venait du pseudonyme que prit à une époque Paul McCartney et Ramone deviendra à tous leurs noms de scène.
Du CBGB's au panthéon du Rock:
Le premier vrai concert se passera au CBGB à New York, et comme Joey avait écrit des chansons dont lui seul connaissait les paroles, il assura la partie chantée du groupe, c?est Tommy (Erdelyi)
qui était manager du groupe, qui se placera derrière la batterie.
Le groupe continuera comme ça par la suite. Le groupe sortira «Ramones» en 1976, bien que ce soit un très bon album du groupe, les radios boudent le disque mais il sera apprécié dans le petit
monde du punk. Et comme le punk est en pleine effervescence à Londres, les Ramones y feront une tournée très remarquée. Puis sortira « Ramones Leave Home » en janvier 77 suivi de « Rocket To
Russia » quelques mois plus tard, album acclamé par la presse mondiale et enfin distribué à échelle planétaire, mais toujours parsemé par un échec commercial. Le groupe passe de nouveaux à
Londres au Rainbow Theatre où le concert sera enregistré. Tommy dont la passion première est la production, quitte le groupe et son rythme effréné pour se consacrer pleinement à celle-ci. C?est
Marky (Marc Bell) qui le remplacera, ce qui n?empêcha pas de sortir le 4ième album « Road To Ruin » puis un album live en 1979 « It?s Alive » enregistré en 77 à Londres. Alors que la
reconnaissance a du mal à venir de la vente, le groupe, lui ne va pas mieux : entre la drogue qui a toujours fait partie d?eux et les tensions entre les membres, Johnny véritable leadeur, fut
surnomé par les autres «le Führer ». Sortiront « End Of The Century » et « Pleasant Dreams » albums qui feront crié au scandale une bonne partie des fans du groupe. Marky congédié, Ritchie
(Richard Reinhardt) prendra sa place pour le 8ième «Subterranean Jungle » qui annonce un léger dans le groupe. Nous sommes en 83 et après « Too tough to die » qui passe du très bon au très
mauvais. Le groupe ralentira sa production d'album pour attendre 3 ans avant dans sortir un autre « Animal Boy » puis l?année suivante « Halfway to Sanity ».
Le groupe semble stagné et tourné en rond, Ritchie se casse et Marky revient. En effet le premier best of « Ramones Mania » sort en 1988. Stephen King demande au groupe d?écrire une chanson pour
Pet Semetary qui est adapté au cinéma, le titre du même nom sera présent dans l?album suivant « Brain Drain ». Et en 1989, Dee Dee excédé par tout, Johnny, la drogue, les concerts, quitte le
groupe ! Grosse perte puisqu?il composait la plupart des textes du groupe. CJ (Christopher Jean Ward) lui succédera, un nouveau Live enregistré à Barcelone verra le jour « Loco Live ». Et enfin
en 1992, un nouvel album studio, écrit en grande partie par Dee Dee, « Mondo Bizzaro » suivi d?un album de reprises « Acideasters ». Le punk ramené sur le devant de la scène par de jeunes
groupes, fatigué et excédé sortiront leur dernier album « Adios Amigo », le succès commercial tant espéré arrive en 1994 et décideront de s?arrêter et feront en 1996 un concert géant d?adieu avec
de nombreux invités, d?où naquit « We're outta here ! »
Après les Ramones:
Des quatre membres originels, Tommy est le seul survivant. Joey qui repris merveilleusement « What a Wonderful World » de Louis Armstrong décéda en 2001 d?un cancer. Dee Dee fit quelques disques
solos, notamment du Rap sous le nom de Dee Dee King puis mourut d'une overdose. Et enfin Johnny passa de vie à trépas l?année suivante, aussi d?un cancer, lui qui avait dit qu?il ne retoucherait
plus jamais à une guitare. Les Ramones entrèrent au Panthéon du Rock, le Rock n' roll Hall of Fame le 18 mars 2002. Un hommage leur est même rendu en 2003 avec la sortie du Tribute to Ramones :
We are a happy family !
Discographie, The Ramones:
1976 -Ramones
1977 -Ramones leave home
1977 -Rocket to Russia
1978 -Road to ruin
1979 -It's alive
1980 -End of the century
1981 -Pleasant dreams
1983 -Subterranean jungle
1984 -Too tough to die
1986 -Animal Boy
1987 -Halfway to sanity
1989 -Brain drain
1991 -Loco live
1992 -Mondo bizarro
1993 -Acid eaters
1995 -Adios Amigos !
1997 -We're outta here
Livre, 2002, -Dee Dee Ramone / V Kofman : Mort aux Ramones
DEAD KENNEDYS
BIOGRAPHIE IN http://www.deadkennedys.com/history.html
DEAD KENNEDYS were one of the most popular and
important American hardcore punk bands of the late '70s/early '80s. They formed in San Francisco in 1978 when EAST BAY RAY placed an ad in a music paper that vocalist JELLO BIAFRA responded to.
They were soon joined by bassist KLAUS FLOURIDE, drummer TED and a second guitarist known to posterity simply as 6025. The latter departed in March 1979, while Ted was replaced at the very end of
1980 by D.H. PELIGRO.
After a brief rehearsal period, Dead Kennedys played their first gig at Mabuhay Gardens in July 1978. The "Fab Mab" was a Filipino restaurant in San Francisco's North Beach section that served as
a home to punk bands for nearly ten years. It wasn't too long before the band gained a considerable following around San Francisco. Live, DKs were a combination of chaos and theatrics. Their
sound could be described as a cross between the Sex Pistols and the Ventures.
Dead Kennedys' early success led them to record their first single, "California Über Alles," in 1979, a blistering attack on the then governor of California, Jerry Brown. It was released on their
own label in the USA, Alternative Tentacles Records, set up by East Bay
Ray. That single was later issued in Britain on the indie label Fast Products. "Holiday in Cambodia" (1980) followed and is perhaps the band's definitive moment - a perfect mix of hilarious
yuppie-baiting lyrics and evil-sounding music. Almost as essential were "Kill the Poor" (1980) and "Too Drunk to Fuck" (remarkably, a British Top 40 single in 1981) and the debut LP, FRESH FRUIT
FOR ROTTING VEGETABLES (1980). That LP went on to be awarded a Gold Record in Britain.
Underpinned by an acute sense of humor, early songs such as "Let's Lynch the Landlord," "I Kill Children" and "Chemical Warfare" satirized the twin elements of extreme violence and conservatism
that characterize much of American life. Dead Kennedys' inflammatory name and provocative behavior (in one 1979 prank, Biafra ran for mayor of San Francisco - and came in fourth) attracted the
attention of a number of far-right politico-religious groups. The band's problems with these
self-appointed moral guardians were compounded by a confrontational relationship with US authorities, ensuring an aggressive police presence at most of their gigs.
But the band continued to expand their audience by playing at a mix of underground venues in different corners of the USA and Canada. They did their first British tour in late 1980, which
established the band there as a figurehead for an audience long deprived of the Pistols, Biafra stage-diving to great enthusiasm. Dead Kennedys went on to tour worldwide, covering the continents
of North America, Europe and Australia.
The eight-track EP, IN GOD WE TRUST, INC. (1981), took things further, boasting a speed and power that left most reviewers nonplussed and contemporaries trailing. The EP included a wild cover of
"Rawhide" and "Nazi Punks, Fuck Off," an anti-violence paean. The band then changed musical gears again when the PLASTIC SURGERY DISASTERS appeared in late 1982. Possibly their best album, this
fine collection of songs retained the trademark savagery and satire, but the musical content had diversified, even including such unexpected moments as Klaus Flouride playing clarinet. Featured
were the singles "Bleed for Me" and "Halloween," and it also included "Moon Over Marin," as closeas Dead Kennedys ever came to a ballad, albeit with anti-pollution lyrics.
After two years of touring, where they performed all over North America,Europe and Australia, the more melodic FRANKENCHRIST (1985) appeared, marked by a
frantic sense of desperation that reflected America's increasingly right-wing political landscape and with songs like "MTV Get Off the Air." As ever, the group ran into controversy, this time
with the LP's accompanying poster, "Penis Landscape," by Swiss artist H. R. Giger.
Detailing several rows of copulating genitalia, it provoked a legal offensive against the band beginning in April 1986. As well as having his flat torn apart by the police, Biafra was charged
with "distributing harmful matter to minors," a charge which he repulsed on the basis of the First Amendment right to free speech and which was dismissed the following year. But before the
controversy, the band had already decided to disband in January 1986 and to complete the recording of BEDTIME FOR DEMOCRACY, which was released later that year. The band rocked as tight as ever,
with Ray's voodoo/surf guitar, Flouride's thumping bass and Peligro's skin bashing providing the perfect "sturm und drang" for Biafra's words.
Dead Kennedys played their last show in February of 1986 in the San
Francisco Bay Area, where they began. GIVE ME CONVENIENCE OR GIVE ME DEATH, a fantastic collection of their classic early singles and B sides, rare tracks and compilation tracks, was released in
1987.
CHRONIQUEhttp://www.metalorgie.com/punk/groupes.php?id=799 "California Uber Alles", "Holidays in Cambodia", "Kill the Poor", que quiconque ne connaît pas au moins un morceau des Dead
Kennedys lève le doigt - le majeur en l'occurence. Que ce soit par l'intermédiaire de reprises (Sepultura, Napalm Death...) ou les originaux, il est humainement impossible d'avoir échappé aux
californiens depuis leur séparation en 1987.
Premier album des Dead Kennedys, sorti en 1980, Fresh Fruits for Rotting Vegetables est un véritable juke-box punk. Disque d'or en Angleterre lors de sa parution, il renferme les plus belles
perles du répertoire du groupe. De "Let's Lynch the Landlord" à "I Kill Children", en passant par "Chemical Warfare", le style des Dead Kennedys est une insulte permanente au Californian Way of
Life. Opposant le caractère consensuel de la surf music des Beach Boys, au punk rock, il est basé sur des compositions au tempo essentiellement rapide ("Kill the Poor", "Your Emotions"),
structurées de manière traditionnelle, mais richement ornementées par les sonorités psychopathes du guitariste East Bay Ray - un son semi-saturé reconnaissable entre mille - qui prennent toute
leur signification sur "Drug Me" et surtout sur le grandiose "Holidays in Cambodia" dont l'introduction tente de reproduire un raid aérien.
Toutefois, les Dead Kennedys ne seraient rien sans la voix de Jello Biafra. Mélange de crooner et d'évangéliste, son timbre clair procure à l'ensemble une dimension plûtot ironique ("Viva Las
Vegas") qui, associé à la guitare de East Bay Ray, mute jusqu'au cynisme.
Dissocier l'artiste du citoyen est chose inconcevable pour les Dead Kennedys. Ainsi, outre le plan musical, l'intérêt des californiens réside également dans leur regard critique à l'égard du
système politique et économique américain. Provocateurs jusque dans le nom, la moindre action (textes, concerts) est ressentie comme une véritable attaque en règle contre l'Ordre et la Morale et
considérée comme telle par les autorités, en témoigne la présence quasi systématique de la police à chaque prestation du groupe. Bien que satiriques, des textes tels que "California Uber Alles"
prenant directement à partie le gouverneur de Californie de l'époque, Jerry Brown, "Chemical Warfare" ou "I Kill Children" stigmatisant les deux composantes d'extrême violence et de conservatisme
qui plombent la société américaine, constituent de véritables pamphlets à caractère politique ce qui, étant donné le passif de Biafra en la matière, n'a rien d'étonnant (voir bio).
Au final, Fresh Fruits for Rotting Vegetables est un album unique pour un groupe qui ne l'est pas moins. Il constitue le point de départ d'une carrière à l'ascension fulgurante qui aura
définitivement marqué au fer rouge l'Histoire du punk hardcore et permis à Jello Biafra et aux Dead Kennedys d'entrer dans la légende.
Albums 1980 Fresh Fruit for Rotting Vegetables Cleopatra / DKS 3
1982 Plastic Surgery Disasters w/ In God We Trust Inc. Manifesto MFO 42901 / DKS 9
1985 Frankenchrist Manifesto MFO 42902 / DKS 11
1986 Bedtime For Democracy Manifesto MFO 42903 / DKS 12
1987 Give Me Convenience or Give Me Death Manifesto MFO 42904 / DKS 13
2001 Mutiny On the Bay Manifesto MFO 42905 / DKS 14
2004 Live at the Deaf Club Manifesto MFO 42908 / DKS 15
1981 In God We Trust, Inc. Decay Records / DKS 6
Compilations
1980 Can You Hear Me? Music from the Deaf Club PVC Gammon
1982 Let Them Eat Jellybeans Alternative Tentacles
1982 Burning Ambitions: A History of Punk Cherry Red (UK)
1982 Wargasm Pax (UK)
1982 * Punk and Disorderly Posh Boy
1982 Not So Quiet on the Western Front Sonic Reducer
1982 Rat Music for Rat People Go!/CD
1984 P.E.A.C.E. R Radical
1985 Viva La Revolution! Cambra Sound (UK)
1986 Play New Rose For Me New Rose (France)
1986 Lovedolls Superstar Soundtrack SST
1993 * Faster & Louder Rhino Records
1996 * Real Punk! Cleopatra Records
1997 Official Skateboard World Championship Plattenmeister
1998 * Snowboard Tribute Tribe Records
1998 * United States of Punk Music Club
Videos
1991 * DMPO's Live at On Broadway Cherry Red Films
2001 * Dead Kennedys - The Early Years Live MVD VISUAL
2007 * In God We Trust Inc. The Lost Tapes MVD VISUAL
BIOGRAPHIE IN, http://www.zonemetal.com
Après s'être rencontré dans The Matt Stagger Band, Jaz Coleman (chant, clavier) et Paul Ferguson (batterie) crèent en 1978 Killing Joke.
La nouvelle formation anglaise agrandit alors ses rangs avec le recrutement du bassiste Youth et du guitariste Geordie.
Après avoir publié son premier maxi - Turn To Red - Killing Joke crèe son propre label : Malicious Damage.
S'en suit alors un premier album éponyme en 1981.
La même année, les quatre anglais signe What's THIS For...! contenant entre autres la piste Follow The Leaders qui participera à la montée en puissance de Killing Joke.
L'année suivante, en 1982, c'est au tour de Revelations de sortir dans les bacs.
Le groupe effectue alors une petite pause forcée. En effet, Jaz Coleman, convaincu que l'apocalypse est proche (on ne rigole pas), s'en va en Islande avec son comparse Geordie...
Youth les rejoint puis s'en retourne en Angleterre et forme Brilliant avec Paul Ferguson.
Ce dernier va retrouver nos exilés - Jaz et Geordie - en compagnie de Paul Raven, le nouveau bassiste de Killing Joke.
Le combo enregistre alors Fire Dances en 1983.
S'en suit Night Time (1985), Brighter Than A 1000 Suns (1986) et Outside The Gate (1988)
La formation se sépare puis revient sur le devant de la scène en 1990 avec un nouveau batteur, Martin Atkins, et un nouvel album : Extremities, Dirt & Various Repressed Emotions.
1994, et Killing Joke n'est plus qu'un trio composé de Jaz, Geordie et Youth.
Ils enregistrent Pandemonium puis l'album Democracy en 1996.
Il faudra alors patienter jusqu'en 2003 pour que Killing Joke sorte un nouvel opus : The Unperverted Pantomine ?.
La même année, le batteur Dave Grohl (Foo Fighters, ex-Nirvana) rejoint les rangs de la formation pour un nouvel album éponyme.
album : What's THIS For...!
groupe : Killing Joke
sortie : 1981
album : Killing Joke
groupe : Killing Joke
sortie : 1981
album : Revelations
groupe : Killing Joke
sortie : 1982
album : Fire Dances
groupe : Killing Joke
sortie : 1983
album : Night Time
groupe : Killing Joke
sortie : 1985
album : Brighter Than A Thousand Suns
groupe : Killing Joke
sortie : 1986
album : Outside The Gate
groupe : Killing Joke
sortie : 1988
parole
album : The Courtald Talks
groupe : Killing Joke
sortie : 1989
album : Extremities, Dirt & Various Repressed Emotions
groupe : Killing Joke
sortie : 1990
album : Democracy
groupe : Killing Joke
sortie : 1996
01- Savage Freedom
album : BBC In Concert
groupe : Killing Joke
sortie : 1996
album : Killing Joke
groupe : Killing Joke
sortie : 2003
album : The Unperverted Pantomine ?
groupe : Killing Joke
sortie : 2003
BIOGRAPHIE PAR par Jean-Marie Pottier, in http://www.music-story.com
Pendant longtemps, le Clash a été spécialiste des beaux et gros cadeaux de Noël. En publiant en l'espace d'un an le double album London Calling (décembre 1979) puis le triple Sandinista !
(décembre 1980), Joe Strummer et ses acolytes avaient laissé sous les sapins l'équivalent de cinq disques et près de quatre heures de musique. Deux perles d'une discographie riche de six albums,
définitivement close avec la mort de Strummer, à Noël 2002. Le Clash s'apprêtait alors à donner son premier concert depuis quinze ans, pour célébrer son intronisation au Rock'n'roll Hall of Fame.
Une distinction honorifique qui avait tout du paradoxe, pour un groupe qui, un quart de siècle avant, professait vouloir faire table rase du passé. C'était cela, le Clash : quatre individus
devenus, en même pas dix ans de carrière, par leur génie et leur engagement, de véritables héros pour une génération qui chantait pourtant « No More Heroes ».
Avant de s'éteindre, Strummer avait eu le temps de voir la reine Elisabeth fêter ses cinquante ans de règne, au printemps 2002. Un quart de siècle avant, il faisait partie d'une bande de jeunes
gens aux cheveux en crête qui avait déchiré le rideau officiel de son jubilé à grands coups d'épingles à nourrice.
En 1976, le meneur s'appelle alors Johnny Rotten et glapit ses slogans au sein des Sex Pistols. A sa façon, Strummer sera un de ses disciples : « Un jour, j'ai vu les Sex Pistols, et je suis
devenu un roi », déclarera-t-il. Le futur leader du Clash chante alors au sein des 101ers, une formation de pub-rock londonienne dont les Sex Pistols assurent la première partie, le 3 avril 1976
(« J'ai compris que nous étions finis »). Le choc l'amène à rejoindre début juin un autre groupe, London SS. Celui-ci, où sévissent les guitaristes Mick Jones et Keith Levene et le bassiste Paul
Simonon, fraye déjà avec le milieu punk (Chrissie Hynde, future Pretenders, Rat Scabies des Damned).
The Clash est né... pour aussitôt commencer à changer de forme. Keith Levene prend plus ou moins volontairement la sortie dès septembre : il se rattrapera largement en rejoignant deux ans plus
tard le Public Image Ltd. de Johnny Rotten/John Lydon, le temps de deux albums majeurs du post-punk anglais (Public Image, Metal box). Topper Headon, lui, remplacera définitivement le batteur
Terry Chimes après la sortie du premier album, et le Clash (nom choisi sous l'impulsion de Paul Simonon, en référence aux affrontements nombreux qui marquaient l'époque) se stabilisera autour du
quatuor Strummer-Jones-Simonon-Headon. Un line-up auquel il faut ajouter un cinquième larron : le manager Bernie Rhodes. Ancien associé de Malcom McLaren, c'est lui qui présente les membres du
groupe les uns aux autres, après avoir également introduit Johnny Rotten au sein des Sex Pistols. Un autre lien reliant le groupe aux défricheurs du punk, avec qui The Clash participe bientôt à
l'Anarchy in the UK Tour.
Dès son premier single, «White Riot» (inspiré des émeutes de Notting Hill, auquel le groupe a assisté le 30 août 1976), le Clash frappe alors un grand coup. Semblable aux Sex Pistols, qui
alignent les slogans promis à l'éternité (« I am an antichrist / I am an anarchist » , « Fascist regime / There's no future »), les quatre Londoniens marquent leur empreinte avec une face B
simplement titrée « 1977 : No more Elvis, Beatles or Rolling Stones ! » . Le rock anglais s'amuse à se réinventer, imagine un retour à l'année zéro : de cette reconstruction en trompe-l'œil, The
Clash, premier disque des quatre Londoniens, reste, près de trente ans après sa sortie, une des pierres angulaires. Plus tranchant et fauché que Never mind the bollocks des Pistols, il contient
quatorze incendies allumés par les guitares de Mick Jones et le chant de Strummer. L'Amérique en prend pour son grade (« I'm so bored with the U.S.A » ) et les hippies aussi (« Hate & war »,
pastiche ironique du « Peace and love » baba...).
1978 s'annonce alors aussi difficile que 1977 a été fertile : pour le Clash comme pour le reste des groupes punks anglais, le plus dur reste à faire, confirmer, évoluer. Les Sex Pistols, eux, ont
tiré sans le savoir leur révérence le 14 janvier 1978, lors d'un concert au Winterland de San Francisco. Ce soir-là, Johnny Rotten lance dans la foule l'épitaphe définitive de la plus magnifique
arnaque de l'histoire du rock anglais : « Jamais eu l'impression de vous faire avoir ? » . Répondre à cette question allait être la tâche du Clash, pour les deux années a venir. Montrer au public
qu'il ne s'était pas fait avoir. Qu'après avoir détruit, le punk allait être capable d'inventer. « En tant que groupe punk londonien numéro deux, le projet des Clash a toujours été de donner un
sens aux devinettes des Sex Pistols - et ça marchait » , écrira le critique Greil Marcus (Lipstick traces. Une histoire secrète du vingtième siècle). A un mouvement punk en « quête de sens », The
Clash allait apporter une réponse : « Les Pistols étaient une comète, déclarera Mick Jones. Le but du Clash était plutôt de se développer musicalement ».
Pour cela, il fallait finalement prendre le contre-pied du punk anglais originel. La maturation du Clash passe alors par une tentation américaine dont le groupe sort plus fort : c'est Give'em
enough rope, un ensemble de chansons extrêmement solides à la New York Dolls, «plombé» ou renforcé, selon les avis, par la production massive de Sandy Pearlman.
Pendant les deux années suivantes, la carrière du groupe va alors se résumer aux quatre mots d'une chanson de Stiff Little Fingers : « Roots, radicals, rockers and reggae » . Avec les
fantastiques London calling et Sandinista ! (55 titres à eux deux), le Clash, notamment sous l'impulsion de Mick Jones, va puiser dans le passé (reggae, dub, rockabilly) et réfléchir au futur
(hip-hop, funk).
Une évolution finalement logique de la part d'une formation qui, dès son premier disque, lorgnait du côté de la Jamaïque, notamment via la reprise de « Police and thieves » de Junior Murvin. Et
qui, loin de se contenter de zoner sur King's road, vadrouille à ce moment-là entre Etats-Unis, Angleterre et Jamaïque.
Le Clash est alors la locomotive d'un rock anglais qui explore tous azimuts, entre revival soul (les Dexy's Midnight Runners, le Jam de The Gift) et ska (Madness, The Specials), embardées
psychédéliques (The Undertones), post-punk (The Buzzcocks, PiL) et cold-wave (Joy Division, The Cure). Ce fantastique métissage, les Londoniens en livreront l'exemple le plus abouti, reflet d'un
état d'esprit de plus en plus collectif : après Strummer et Jones, Simonon et Headon empoignent eux aussi le micro.
Cette ouverture d'esprit n'est pas que musicale : elle s'incarne aussi dans des gestes politiques et commerciaux inouïs. London calling et Sandinista ! regorgent de chansons engagées (« Guns of
Brixton » , « Lost in The Supermarket » , « The Call Up » , « Washington Bullets » ...). Et les deux disques, malgré leur taille imposante, sont vendus pour un prix modique, comme les places de
concert. Le groupe sacrifie ainsi une bonne partie de ses revenus. Une manière détournée de liquider au plus vite son contrat avec CBS pour se tourner vers un label indépendant. Il faut dire que
ses relations avec sa maison de disques, entamée par la signature d'un contrat mirifique le 27 janvier 1977, s'étaient engagées sous des auspices difficiles. Le fanzine punk Sniffin' glue les
avait alors accusés de trahison (« Le punk est mort le jour où le Clash a signé avec CBS » ), tandis que le label imposait son choix de singles et que le groupe refusait de jouer en play-back à
Top of the pops.
Le Clash allait ressortir lessivé de ce bras de fer avec l'industrie. « Faire ça dans l'Angleterre de Thatcher, en période de récession, c'était une sorte de geste magistral » , déclarera Joe
Strummer. Mick Jones reconnaîtra lui que, si une telle lutte « s'était passée au Japon, tous les responsables de la maison de disques se seraient suicidés ». Deux ans plus tard, le groupe
enregistre en tout cas un cinquième album plus resserré mais inégal, Combat rock. Et ouvre pour les Who dans les stades américains (Strummer : « Ils incarnaient ce que nous serions devenus si
nous avions continué, et ça m'a vraiment fichu les jetons » ). Héroïnomane, Headon quitte le groupe cette même année, provisoirement remplacé par Terry Chimes, puis par Pete Howard. En conflit
avec Strummer et Simonon, Mick Jones part également, en 1983. Les deux survivants embauchent les guitaristes Nick Sheppard et Vince White, et enregistrent en 1985 le curieux et décevant Cut the
crap, où les boîtes à rythmes font leur apparition. C'est un retour aux racines - fauché, le groupe dort chez ses fans -, mais le cœur n'y est plus.
The Clash n'est plus alors le groupe flamboyant de 1978. Celui au sein duquel Joe Strummer chantait : « I saw some passing yabbos / We did chance to speak / I knew how to sing / You know / And
they know how to pose / And one of them had a Les Paul / Heart attack machine
In the spring of 1976, The CRAMPS began to fester in a NYC apartment. Without fresh air or natural light, the group developed its uniquely mutant strain of rock'n'roll aided only by the
sickly blue rays of late night TV. While the jackhammer rhythms of punk were proliferating in NYC, The CRAMPS dove into the deepest recesses of the rock'n'roll psyche for the most primal of
all rhythmic impulses -- rockabilly -- the sound of southern culture falling apart in a blaze of shudders and hiccups. As late night sci-fi reruns colored the room, The CRAMPS also picked
and chose amongst the psychotic debris of previous rock eras - instrumental rock, surf, psychedelia, and sixties punk. And then they added the junkiest element of all -- themselves.
- J. H. Sasfy, Professor of Rockology, from the liner notes of The Cramps 1979 release Gravest Hits
It would be almost impossible to have never heard of The CRAMPS. Their career has been the stuff of legend. Dangerously bizarre but most of all cool, The CRAMPS represent everything that is
truly reprehensible about rock'n'roll. Founding members Lux Interior (the psycho-sexual Elvis/Werewolf hybrid from hell) and guitar-slinging soul-mate Poison Ivy (the ultimate bad girl
vixen) are the architects of a wicked sound that distills a cross of swamp water, moonshine and nitro down to a dangerous and unstable musical substance. Their cultural impact has spawned a
legion of devil cults and dance-floor
catfights, and created in its wake a cavalcade of cave-stomping imitators. As punk rock pioneers in the late seventies, they cut their teeth on the stages of CBGB and Max's Kansas City and
recorded their first record at Sam Phillips legendary Sun Studios, funded mainly by Ivy's income as a dominatrix in NYC. They coined the now popular term "psychobilly" on their 1976 gig
posters. Their hair-raising live performances are still a total, no-holds-barred rock'n'roll assault. After a quarter century of mayhem, they're too far gone to even consider any other
course.
The current line-up still features long-time Cramps drummer Harry Drumdini, plus new blood Sean Yseult sittin' in on bass.
DISCOGRAPHIE
Gravest Hits (12'' - 1979 )
Songs the Lord Taught Us (LP - 1980 )
Psychedelic Jungle (LP - 1981 )
Smell Of Female (12'' - 1983 )
...Off the Bone (Compilation - 1983 )
Bad Music for Bad People (Compil 1984)
A Date With Elvis (LP - 1986 )
Rockinnreelininaucklandnewzealandxxx(Live- 1987
Stay Sick (CD - 1990 )
Look Mom, No Head! (LP - 1991 )
Flamejob (LP - 1994 )
Big Beat From Badsville (LP - 1997 )
Fiends of Dope Island (CD - 2003 )
How to Make a Monster (Compil2004)
EX:
Shauna Reynolds aka Sean Yseult : Basse (2006)
Scott "Chopper" Franklin : Basse (2002-2006)
Greg Beckerleg aka Bryan Gregory:Guitare(1976-80),R.I.P. 2001
Pam Beckerleg aka Pam Ballam : Batterie (1976)
Miriam Linna : Batterie (1976-1977)
Nicholas Stephanoff aka Nick Knox : Batterie (1977-1991)
Julien Grindsnatch aka Julien Bond : Guitare (1980)
Brian Tristan aka Kid Congo Powers : Guitare (1980-1983)
Mike Metoff aka Ike Knox : Guitare (1983-1984)
Jim Sclavunos : Batterie (1984)
Touch Hazard : Basse (1985)
Jennifer Dixon aka Fur : Basse (1986)
Candy del Mar : Basse (1986-1991)
Slim Chance : Basse (1991-1998)
Nicky Alexander : Batterie (1991-1993)
Doran Shelley : Basse (1996-1998)
Bill "Buster" Bateman : Batterie (2004-2006)
BAD RELIGION
BIOGRAPHIE in Wikipedia
Le logo de Bad Religion,
la "crossbuster"
Los Angeles, punk rock, punkcore mélodique, punk hardcore
Années actives 1980 - 1984? 1986 - aujourd'hui
Label(s) Epitaph (1980 - 1994, 2001 - aujourd'hui)
Atlantic Records (1994 - 2001)
Site internet http://www.badreligion.com/
Membres
Greg Graffin
Brett Gurewitz
Greg Hetson
Brian Baker
Jay Bentley
Brooks Wackerman
Anciens membres
Paul Dedona
Tim Gallegos
Jay Ziskrout
Pete Finestone
Davy Goldman
Lucky Lehrer
Bobby Schayer
John Albert
En 1983, le groupe sortit l'album Into the
Unknown agrémenté de gimmicks de rock psychédélique au piano. Cet album fut très
impopulaire auprès des fans. Bad Religion le désavoua et en cessa même un temps la diffusion. Toutefois, plus tard, l'album en question devenu un "collector", retrouva un peu de considération de
la part des fans, qui le considèrent comme un bon album, bien que peu représentatif de Bad Religion. Maintenant cet album, parfois piraté, peut se vendre pour plus de 100 dollars sur eBay. En 1984, le groupe retourna à un son plus rock avec l'EP Back to the
Known, mais le groupe se sépara peu de temps après.
Le groupe se reforma en 1986 et sortit, la même année, l'album Suffer, qui cimenta son retour sur la scène punk. Cet album est considéré comme un des meilleurs du groupe et aurait "sauvé" la scène punk Californienne,
selon ses fans.
Les albums No Control, sorti en 1989, et
Against the Grain, sorti en 1991 ainsi que Generator, sorti en 1992, augmentèrent davantage la
popularité du groupe. Avant l'enregistrement de l'album Generator, Pete Finestone abandonna le groupe en 1991 pour se consacrer à The Fishermen, son propre groupe. Bobby Schayer vint le remplacer. Puis, l'album Recipe for Hate sortit en 1993. Tandis que la musique rock alternatif et la musique punk rock refaisaient leur apparition sur
le grand marché, Bad Religion abandonna Epitaph Records, pour signer avec Atlantic Records et ressortirent Recipe for Hate sur ce label. En fait, Epitaph avait vendu les droits de cet album à Atlantic. En 1994, le groupe sortit ensuite l'album Stranger Than Fiction, mais Gurewitz quitta le groupe à ce moment-là. Il accusa le groupe d'être "vendu" au label Atlantic Records.
De plus, Gurewitz était dépendant à l'héroïne ainsi qu'à d'autres drogues, ce qui provoquait des tensions dans le
groupe. Après avoir quitté Bad Religion, il fonda par la suite son propre groupe Daredevils.
Le groupe sur scène en 2004
Gurewitz fut par la suite remplacé par le guitariste Brian Baker, l'un des fondateurs de groupes tels que Minor Threat et Dag Nasty. Les albums qui suivirent la
venue de Baker eurent un succès moyen. Puisque leur popularité n'était plus ce qu'elle était, Bad Religion quitta Atlantic Records en 2001 et retournèrent chez Epitaph. Bobby Schayer dut aussi quitter le groupe en raison d'une sérieuse blessure à l'épaule. Il fut remplacé
par Brooks Wackerman du groupe Suicidal Tendencies et Gurewitz rejoignit à nouveau le groupe pour l'enregistremment de The Process of Belief en 2002. En Juin 2004, The Empire Strikes First sortit sur Epitaph. Le groupe ressortit également, cette même année, bon nombre de leurs albums précédents dont How Could Hell Be Any Worse?,
Suffer, No Control, Against the Grain, et Generator. La deuxième édition de How Could Hell Be Any Worse? contient aussi tous leurs premiers titres,
ainsi que les chansons "Public
Service" et "Back To The
Known".
Récemment, en mai 2005, sur The Bad Religion Page, on rapporte que Greg Graffin aurait dit que le groupe
allait enregistrer, plus tard dans l'année, un album dont la sortie est prévue pour 2006. Un DVD live voit aussi le jour, intitulé Live At The Palladium, il fait grand bruit auprès des
fans du groupes par la qualité de sa réalisation et sa setlist reprenant les innombrables tubes du groupes. La sortie du DVD précède de peu celle du second album solo de Greg Graffin, Cold as
the Clay le 11 juillet 2006.
Le dernier album du groupe, New maps of Hell est sorti le 10 juillet 2007 aux États-Unis. Il ressort en 2008 en digipack. Le groupe prévoit un nouvel album pour avril 2009.
* How Could Hell Be Any Worse? (1982)
* Suffer (1988)
* No Control (1989)
* Against the Grain (1990)
* Generator (1992)
* Recipe for Hate (1993)
* Stranger Than Fiction (1994)
* The Gray Race (1996)
* No Substance (1998)
* The New America (2000)
* The Process of Belief (2002)
* The Empire Strikes First (2004)
* New Maps of Hell (2007)
THE DAMNED
BIOGRAPHIE & MORE ... in, http://www.officialdamned.com/
MISFITS
MISFITS.com
Membres du groupe
Jerry Only: Bass/Vocals
Dez Cadena: Guitar
Robo: Drums
From the hell they came... 30 years ago in a small town in New Jersey called Lodi. It was there, at the dawn of the punk movement in April 1977, that the Misfits were born. Taking for
their name the title of Marilyn Monroe's final movie, they set out to make an impression. They wound up making history and creating a legacy which has withstood the test of time. Today,
boasting a massive catalog of music old and new, a new lineup and an influence felt around the world, the Misfits are generating more interest than ever before.
From its inception, the Misfits were primal. Their music was aggressive, confrontational and dangerous with violent lyrics as seen through the eyes of a monster, coupled with timeless
vocal melodies bred from 1950's rock and roll. Immortalizing black and white B horror films in their music, the Misfits developed a ghoulish and totally unique persona, from their hand
made musical weapons to the stiletto hairstyle they called the "devil locks." It was the early days of
punk and they had created a rebellion all their own.
Thirty years on, the Misfits have endured hardcore's heyday as punk rock's monster squad, a band whose cult following - a pseudo-secret coven known as the Fiend Club - inspired them to
continue to write, record and tour. These "Fiends" (as their fans are known), which are still multiplying globally, go back now several generations and also includes many artists. In
fact, bands across the spectrum of rock have offered their tribute by covering the band's material, including Guns 'n Roses, with the classic Misfits song "Attitude;" My Chemical Romance
who revisited the classic "Astro Zombies" for the soundtrack to "Tony Hawk's American Wasteland" video game; Hatebreed with their namesake song "Hate Breeders" on their upcoming Fall 2008
release "For The Lions" and Metallica who covered no less than three Misfits songs on their double CD set "Garage Days Revisited," while hailing the band as a key influence on their
music. A tribute album entitled VIOLENT WORLD featured the likes of Prong, NOFX and Sick of It All.
Nine Inch Nails (NIИ),
est un groupe de rock industriel américain créé en 1988 par Trent Reznor. Ce dernier est connu principalement pour le poste de leader de NIИ, mais aussi pour avoir produit les 3 premiers albums
de Marilyn Manson, qui ont ammené ce dernier au succès. L'une des particularités du groupe est d'avoir entrepris avec succès l'assemblage de nombreuses influences musicales (synth pop, metal,
electronica, ...) pour en ressortir un son unique ayant eu une grande influence sur de nombreux groupes qui émergeront durant les années 1990 (Rammstein, Marilyn Manson, Stabbing Westward, ...).
Nine Inch Nails est aussi célèbre pour avoir popularisé la musique industrielle qui était réservée jusque-là, à une frange extrêmement restreinte de connaisseurs.
Nine Inch Nails s'apparente plus à un projet solo mené par Trent Reznor qu'à un vrai groupe. En effet, ce dernier écrit, compose, joue de tous les instruments, enregistre et mixe les albums en
studio. Cependant, différents musiciens ont été engagés durant les tournées ou pour les enregistrements
Étymologie
* Axcess magazine a interviewé Trent Reznor après la sortie de The Downward Spiral en 1994. Ils lui ont demandé comment lui était venu le nom Nine Inch Nails, et voici sa réponse :
Je ne sais pas si vous avez déjà essayé de réfléchir à un nom de groupe, mais généralement tu penses en avoir un génial et tu le regardes le jour suivant et c'est stupide. J'en avais environ 200.
Nine Inch Nails a tenu le test des deux semaines, ça avait l'air génial graphiquement et l'abréviation était facile. Ca n'a vraiment aucun sens littéral. Ca semble être effrayant. Dur et viril !
C'est une malédiction d'essayer de proposer des noms de groupe[1].
* Nine Inch Nails, veut dire littéralement clou ou ongle de 9 pouces (soit environ 22 cm.) Il pourrait s'agir d'une référence aux clous qui ont servi à crucifier le Christ ; ces clous sont
également utilisés pour fermer les sarcophages. Il pourrait également s'agir d'un rappel de la longueur des ongles du tueur Freddy Krueger dans la série éponyme.
Man Or Machine
Nine Inch Nails is Trent Reznor : cette phrase inscrite sur le livret du premier album Pretty Hate Machine illustre bien le fait que cet album a été composé intégralement par Trent lui-même.
Trent crée le groupe en 1987 et se fait rapidement signer chez TVT records où il sortira en 1989 son premier album Pretty Hate Machine, album orienté très industriel qui ne connaîtra le succès
qu'en 1991 lorsque Trent (entouré de musiciens (et amis) engagés pour jouer la musique de NIИ sur scène) entame la tournée Lollapalooza. On y retrouve Head Like A Hole, Terrible Lie ou Sin. Tout
a bien démarré pour NIИ quand les choses se gâtent: impressionnés par le succès du groupe, TVT records envisage de prendre le contrôle de la direction musicale de NIИ et donc de Trent. Mais ce
dernier ne l'entend pas ainsi et entame d'éprouvantes batailles judiciaires avec sa maison de disque.
L'esclave Hurle
Trent décide alors d'enregistrer le successeur de Pretty Hate Machine sous divers pseudonymes afin que TVT records n'en sache rien. Broken sort en 1992 et coupe totalement avec Pretty Hate
Machine par la violence de ses compositions (Wish, Gave Up, Happiness In Slavery, ...) ou l'électro laisse place à la furie des guitares metal. Cet album étrange (99 pistes mais seules les pistes
1, 2, 3, 4, 5, 6, 98 et 99 contiennent des chansons) est difficile d'accès mais connaîtra tout de même le succès. Il sera suivi de son étrange album de remix Fixed, où les chansons sont
ré-assemblées de façon plus industrielle.
The Downward Spiral
C'est alors que Trent fonde sa propre maison de disque: Nothing (qui signera notamment Marilyn Manson), où il envisage de sortir le "vrai" successeur du premier album. The Downward Spiral,
concept album retraçant l'autodestruction d'un homme jusqu'à son suicide, sort en 1994 et nous livre de nombreux succès tels que Closer, March of the Pigs ou le célèbre Hurt repris plus tard par
Johnny Cash peu avant sa mort. La noirceur et la fureur des compositions de cet album qui résulte du mélange de l'électro de Pretty Hate Machine et des guitares de Broken, va même inspirer
plusieurs musiciens (Axl Rose de Guns N' Roses, ...) qui voudront réaliser un album similaire.
Cependant, les problèmes liés à la drogue s'intensifient chez Trent qui va alors traverser une période noire, seulement entrecoupée par la collaboration à la bande originale du film Lost Highway
de David Lynch marquée par la chanson au titre évocateur The Perfect Drug en 1997 et le double VHS : Closure qui contient tous les clips de NIИ en version non censurée ainsi que 70 minutes
d'images backstage entrecoupées de nombreux lives. Ce DVD, bien que disponible sur internet, n'est pourtant jamais sorti dans le commerce, à cause de problèmes avec la maison de disque.Cet album
fut enregistré dans la maison où Sharon Tate a été assassinée. Les titres Piggy et March of the Pigs font d'ailleurs écho aux inscriptions sanglantes laissées par « la Famille » (cf: Charles
Manson).
The Fragile
Par contre, NIИ revient en 1999 avec le double album The Fragile, plus orienté piano et électronique et beaucoup plus mûr selon certains. L'album, suivi de son album de remix Things Falling
Apart, est un gros succès en termes de vente. Plusieurs singles sont sortis pour cette album tel que Into the void ou encore Starfuckers, Inc. (dont le clip a été réalisé par Marilyn Manson)
Mais à nouveau, Trent rencontre des problèmes avec la drogue qui le conduiront vers une cure de désintoxication en 2002, au moment où sort l'album live And All That Could Have Been aussi
disponible en DVD et qui montre l'énergie du groupe sur scène.
With Teeth
Et puis surprise : c'est un Trent débarrassé de ses problèmes que l'on retrouve en 2005 et qui nous livre With Teeth, où l'on dirait qu'un voile opaque a été déposé sur la musique. Néanmoins
c'est un album assez inabordable à la première écoute, qui nous livre quelques titres connus tels que All The Love In The World, Everyday Is Exactly The Same, Sunspots ou les tubes The Hand That
Feeds et Only , qualifié par Trent de simple et efficace. Pour preuve de ce renouveau musical, Trent change totalement son groupe live (composé depuis 1994 de Danny Lohner, Robin Finck, Charlie
Clouser et Chris Vrenna) pour un groupe de musiciens inconnus (excepté Twiggy Ramirez à la basse, célèbre pour son travail dans le groupe de Marilyn Manson).
Le groupe vient de terminer sa tournée en trois actes. Le concert Live est sorti au début de l'année 2007 et se nomme Beside You in Time. Ce concert est disponible avec les 3 formats du moment :
DVD, HD DVD, Blu-Ray. Une tournée européenne inattendue a également été programmée, prolongée par des dates au Japon et en Australie. Elle se déroule de février à avril 2007. Il s'agit de la plus
grande tournée de NIИ sur le continent ; en France, elle est passée par Lille et par Paris (à l'Olympia).
Year Zero
L'album Year Zero est sorti le 17 avril 2007. Selon Trent, c'est un album conceptuel et plus bruyant que les autres albums. Year Zero décrit un futur (an 2022 ou Year Zero) pessimiste. Le
gouvernement américain est désormais totalitaire, drogue ses concitoyens pour les garder calmes et arrête (et tue) tous les "résistants" au régime (cela va des réactionnaires aux homosexuels). De
nombreux sites web, faisant partie intégrante de l'album (Trent Reznor a déclaré être dégouté par le terme marketing en ce moment), tissent une véritable histoire, avec ces faits et personnages
(dont Nine Inch Nails fait partie) arrêtés.
Un deuxième album concept qui fera office de suite à Year Zero devrait sortir en 2008, révélant davantage de détails sur les événements entre nos jours et 2022.
Un album de remix de Year Zero, nommé Year Zero Remixed ou Y34R Z3R0 R3M1X3D est sorti le 20 novembre 2007, il comporte des remix des chansons de l'album par des artistes divers tel que Ladytron,
les musiciens de New Order ou encore Saul Williams. La version CD est sortie accompagnée d'un DVD comportant chaque piste de Year Zero décomposée en fichiers WAV, GarageBand et Ableton Live
permettant de remixer soi-même chaque morceau. De nombreuses versions de fans des chansons de Year Zero circulent donc sur le net. Year Zero Remixed devrait être le dernier album de Nine Inch
Nails à sortir sous format CD.
Ghosts I-IV
Comme annoncé dans divers médias et libéré de toute contrainte d'une maison de disques, Ghosts I-IV, le dernier album, composé de 36 morceaux instrumentaux, est uniquement disponible sur internet
sous différents tarifs allant du simple téléchargement gratuit à un coffret très luxueux limité à 2500 exemplaires pour 300$[2]. Les versions en téléchargement sont disponibles depuis le 2 mars
2008 , la version double-CD depuis le 8 avril 2008 et les coffrets depuis le 1er mai 2008. À la base l'album contient 36 chansons mais les détenteurs de l'édition Deluxe ont eu la surprise de
découvrir que deux nouvelles chansons inédites ont également été créé (les pistes 37 et 38). Cet album est édité sous la licence "Creative Commons Attribution Non-Commercial Share Alike
license
The Slip
Le 5 mai 2008, Trent Reznor a rendu disponible sur le site officiel son nouvel album, intitulé The Slip, Halo 27. Il contient 10 morceaux exclusifs distribués en Licence de libre diffusion
Creative Commons, sous divers formats. Peu de temps avant, un single nommé Discipline, avait été rendu disponible sur le net. La sortie CD de The Slip est annoncée pour juillet 2008.
Collaborations
* L'intégralité de la bande-son et des effets sonores du jeu Quake sont crédités à Trent Reznor et à Nine Inch Nails. Certaines armes du jeu sont des pistolets à clous et les boîtes de leurs
cartouches sont décorées du logo NIИ du groupe.
* Trent Reznor a produit l'unique album du projet 2wo de Rob Halford (ex-chanteur de Judas Priest). Cet album, Voyeurs, est sorti en 1998.
* Trent Reznor apparaît sur le dernier album de Queens Of The Stone Age Era Vulgaris de 2007.
* Trent Reznor a également crée la musique d'introduction du jeu Doom 3.
* La bande-son du jeu vidéo PC American McGee's Alice à été composée par Chris Vrenna.
Films
* On peut entendre deux courts extraits dans le 11e épisode de la 4e saison de How I Met Your Mother dès la première minute.
* On peut entendre Into the Void à la 45e minute de Destination finale (le titre passe à la radio dans une voiture).
* NIИ a fait une majeure partie de la bande originale de Man on Fire.
* On note également la présence (vers 1h17) de Trent Reznor dans Light of Day à plusieurs reprises. Il y fait d'ailleurs une reprise de True Love Ways.
* L'apparition de Fist Fuck dans Resident Evil lorsque Alice tue les dobermans.
* Dans le générique de Seven, on y entend Closer (Precursor) (non-crédité au générique)
* Pendant le film Tomb Raider, il y a Deep.
* Dans le film The Crow, on entend Dead Souls une reprise de Joy Division. Le groupe est présent dans la bande originale avec The Cure ou encore Machine of Loving Grace.
* Dans la bande originale de The Fan, on entend Closer To God.
* Trent Reznor a participé à la BO du film Lost Highway de David Lynch avec les morceaux: The perfect Drug, Driver down et Videodrones; Questions.
* Dans The Doom Generation de Gregg Araki, on entend Heresy au début du film.
* Dans Les Experts saison 3 épisode 15 on entend Closer dans le club sado-maso.
* Dans Natural Born Killers (ou Tueurs nés), on peut entendre Burn, Something I can never have ainsi que A warm place. C'est d'ailleurs Trent Reznor qui a fait l'assemblage de la bande originale
du film.
* Dans The Hitcher, on entend Closer lorsque le tueur en série abat un hélicoptère et plusieurs voitures de police ainsi que lors de la poursuite en voiture.
* Dans le premier épisode de la série MillenniuM, on peut entendre tout le long de l'épisode Piggy.
* Just Like You Imagined (The Fragile) est la musique de la Bande Annonce du film 300 (film).
* Dans Wanted : choisis ton destin, de Timur Bekmambetov : au début du film on peut découvrir Everyday is Exactly the Same de l'album With Teeth, lorsque WESLEY passe au distributeur.
MIKE PATTON
Michael Allen Patton, 27/01/68
Genre(s) Rock expérimental, Fusion, Metal alternatif
Avant-garde metal, Musique expérimentale, Hip-hop
Mr. Bungle
Faith No More
Fantômas
Tomahawk
Peeping Tom
John Zorn
Kaada
The Dillinger Escape Plan
Dan The Automator
Jennifer Charles
Merzbow
Melvins
Sepultura
Björk
Eyvind Kang
Handsome Boy Modeling School
The X-Ecutioners
Dub Trio
Praxis
Style et influences
Mike Patton a été souvent décrit comme étant de nature imprévisible et expérimentale, notamment dans ses styles vocaux[43]. Aux débuts de Mr. Bungle, le groupe jouait du death metal et Patton
faisait usage du grunt[44]. Par la suite, Mr. Bungle afficha d'autres influences plus diverses, dont le jazz, le surf rock, et la loun
ge[44]. Patton utilise un chant plus nasal dans certaines pistes de The Real Thing de Faith No More[45]. Mike Patton a également démontré ses aptitudes à rapper, le critique musical Stephen
Thomas Erlewine le déclarant « capable de passer sans effort du rap au chant[46]. » Dans ses albums solo, Patton affiche une tendance vers la musique expérimentale. Adult Themes for Voice a été
enregistré a cappella sur un quatre-pistes et consiste de cris et sons créés avec la voix de Patton. Pranzo Oltranzista contient des instruments de musique et, d'après la description du critique
musical Will York, « alterne les sections de suspens angoissant avec des déchaînements de bruit discordant[47]. » Dans la majorité des albums de Fantômas, Patton prononce des syllabes sans sens,
se servant de sa voix comme instrument de musique, à l'exception notable de The Director's Cut, où il chante des reprises de musiques de films[48]. À ce sujet, Patton affirma dans une interview
que « la musique de ce groupe [Fantômas] est suffisamment compliquée. Des paroles me sembleraient vraiment gênantes[25]. » Dans Suspended Animation, Patton mélange des éléments de la musique de
dessins animés, de comptines, et de thrash metal avec de la musique électronique et du free jazz[49].
Sur scène, Mike Patton apparait ou se comporte parfois de manière peu orthodoxe. Aux débuts de Mr. Bungle, lui et le reste du groupe portaient des masques[44]. Patton et les membres de Tomahawk
portent souvent des uniformes d'agents de police[30]. Pendant un concert avec Tomahawk, le 10 mars 2002, Patton urina sur le public, tout en continuant de chanter[50],[51]. Suite à l'incident,
Patton a déclaré qu'il ne s'agissait pas de son pénis, mais d'un godemichet à eau qu'il avait dissimulé dans son pantalon dans les coulisses[52]. Pendant que Faith No More jouait "Epic" aux MTV
Music Awards de 1990, Patton gesticula sur scène pour imiter le poisson du clip[53],[54]. Pendant son troisième concert avec Faith No More, Patton se blessa la main droite accidentellement avec
une bouteille brisée. Cette blessure endommagea les nerfs et les tendons de sa main, et les médecins pensaient qu'il ne pourrait plus utiliser sa main. Contrairement aux prédictions des médecins,
Patton peut toujours utiliser sa main, mais a perdu tout sens du toucher sur celle-ci[55]. Pendant ses concerts avec Faith No More, Patton effectuait plusieurs fois des saltos, mais atterrissait
douloureusement sur le dos, tout en continuant de chanter[56],[57]. Patton est également un fan des Lakers de Los Angeles, et a porte des maillots de l'équipe occasionnellement[58].
Mr. Bungle et Faith No More (1985 - 1995)
Mike Patton forme Mr. Bungle à l'âge de dix-sept ans[1] avec Trevor Dunn et Trey Spruance en 1985 alors qu'ils sont tous trois
lycéens[3],[4]. C'est
avec ce groupe que Patton enregistre ses premières démos, The Raging Wrath of the Easter Bunny
en 1986, et Bowel of Chiley l'année suivante[3]. En jouant un concert dans le nord de la Californie, les membres de Faith No More rencontrent Patton en 1988, et écoutent une des
démos de son groupe. Impressionnés, il lui proposent de remplacer leur chanteur, Chuck Mosely, avec qui ils ont des
problèmes. Faith No More font par ailleurs la même invitation à Chris Cornell[2]. Patton hésite avant d'accepter, car il est déjà chanteur pour Mr. Bungle et étudiant à l'Humboldt State University, mais
il accepte, en précisant qu'il serait à la fois membre de Faith No More et de Mr. Bungle[5]. Cette
même année, Mr. Bungle sort une autre démo, Goddammit I Love America!. C'est en 1989, alors que
OU818, la quatrième et dernière démo de Mr. Bungle, fait sa sortie, que Faith No More connait un succès commercial international avec The Real Thing, qui est reconnu pour avoir lancé la vague de funk metal des années 1990 et pour avoir fortement influencé les
groupes de la scène nu metal[6].
Patton, qui avait été recruté au dernier moment, n'a pas l'opportunité de participer à la composition des titres, mais s'occupa néanmoins de l'écriture des textes de certaines chansons[7],[8]. Mr. Bungle signe un contrat avec Warner Bros. Records, en partie grâce au succès de Mike Patton avec Faith No More, puis sort en 1991Mr. Bungle, le premier album du
groupe, produit par John
Zorn[9]. Patton commence alors à collaborer avec ce dernier en participant à son
album Elegy, sorti en 1992[10]. Patton réalise un court métrage, Video
Macumba, en 1993[11]. En 1994, Patton épouse Titi Zuccatosta[12]. En 1995, Faith No More en était à deux albums avec la collaboration de Patton, (Angel Dust, en 1992, et King for a Day... Fool for a Lifetime, en 1995), et Mr. Bungle en était à son second, avec Disco
Volante.
Collaborations et projets musicaux (1995 - 1999) [modifier]
En 1996 il participe à l'album Roots du groupe brésilienSepultura en chantant sur la piste "Lookaway" avec Jonathan
Davis[13]. Cette même année, le premier album solo de Patton fait sa sortie sur Tzadik Records: Adult
Themes for Voice. Cet album consiste d'enregistrements sonores d'effets vocaux que Patton avait effectués dans les chambres d'hôtel pendant ses tournées avec Faith No More, et peut être
vu à la fois comme une œuvre de musique expérimentale et de musique bruitiste[14]. En 1997, Patton co-écrit et chante sur la piste "Mine" sur l'album Blood Rooted, de Sepultura[15]. Patton apparait sur plusieurs autres albums cette année là, dont la compilation Great Jewish
Music: Burt Bacharach, où il chante et joue les claviers sur la piste "She's Gone Away", Great Jewish Music: Serge Gainsbourg, une autre compilation où Patton chante et joue tous les instruments de la piste "Ford Mustang", et Fear No Love
de Bob Ostertag, où Patton chante sur deux pistes[16],[17],[18]. Il sort
également son second album solo, Pranzo Oltranzista, constitué de ses compositions expérimentales
jouées par divers musiciens dont John Zorn, avec qui il collabore souvent à partir de 1999[19].
Faith No More sort son dernier album studio, Album of the Year, puis annonce sa dissolution
officielle l'année suivante, en 1998[20]. Cette année là, Patton collabore avec plusieurs artistes dont John Zorn et Trey Spruance dans l'enregistrement d'un album
appelé Weird Little Boy[21]. Il participe aussi à la compilation Great Jewish Music:
Marc Bolan sous le nom de Fantômas, un nom qu'il utilisera plus tard pour un supergroupe expérimental[22]. C'est donc en
1999 que Patton fonde Fantômas, avec Dave Lombardo de Slayer à la batterie, Trevor Dunn de Mr. Bungle à la
basse, et Buzz Osborne des Melvins à la guitare[23]. Pour sortir les albums enregistrés avec Fantômas, il fonde Ipecac Recordings avec Greg Werckman[24]. Lors
d'une interview en 2004, Patton affirma qu'une des raisons qui l'a poussé à fonder son propre label était qu'aucun autre label ne voulait publier ses disques[25]. Toujours en 1999, Patton et l'artiste de musique bruitistejaponaisMerzbow collaborent sous le nom de Maldodor pour sortir l'album She[26].
Fantômas et Tomahawk (1999 - aujourd'hui) [modifier]
Avec Fantômas, Mike Patton sort en 1999 Fantômas, où il utilise sa voix comme instrument en
chantant des syllabes dénuées de sens[27]. 1999 annonce aussi la sortie du dernier album studio de
Mr. Bungle, California[28]. Après une tournée en Europe et en Australie l'année suivante, Mr. Bungle n'a plus été actif en tant que groupe, et les membres du groupe n'ont pas annoncé vouloir continuer à
jouer de la musique en tant que Mr. Bungle[9]. En 2000, Patton fonde Tomahawk avec Duane Denison, ancien membre de The Jesus
Lizard[29]. Au début des années 2000, le groupe INXS demanda à Patton s'il souhaitait remplacer leur
chanteur. Le guitaristeSlash
proposé à Patton de former un nouveau groupe avec des anciens membres de Guns N' Roses. Patton refusa ces deux
invitations, déclarant qu'il était « trop occupé[30]. » En 2001 sortent les albums The
Director's Cut et Tomahawk, de Fantômas et de Tomahawk, respectivement, suivis de Millennium Monsterwork 2000, un album live de Fantômas
et des Melvins[31]. En 2001, Patton fait partie de Lovage, le projet musical de Dan The Automator, et figure sur l'album Music To Make Love To Your Old Lady By[32].
Tomahawk en concert
C'est également cette année là que lui et sa femme, Titi Zuccatosta, divorcent, en partie à cause du temps et de l'énergie que Patton met dans ses projets musicaux[12]. Il chante pour The Dillinger Escape Plan (qui avait fait la première partie de Mr. Bungle en 1999) en 2002 sur leur album Irony is a Dead Scene[33]. En 2003, Tomahawk sort son deuxième
album, Mit Gas[34]. L'année suivante, Patton sort un album en collaboration avec Kaada, Romances[35]. Le troisième opus de Fantômas, Delìrium Còrdia, sort en 2004, et consiste d'une seule piste durant plus d'une heure[36].
En 2005, Patton fait son début au cinéma,
avec Firecracker, un film dont il joue l'un des rôles principaux, mais trouve tout de même le temps de sortir
Suspended Animation, le quatrième album de Fantômas, et General Patton Vs. The
X-Ecutioners[37]. Cette année là, Firecracker reçoit cinq récompenses et une
nomination, notamment au Raindance Film Festival[1],[38]. En 2006, il sort
Peeping Tom une compilation de collaborations avec divers artistes, dont Norah Jones, Rahzel, et Massive Attack[39]. L'acteur Danny DeVito fait par ailleurs une apparition dans le clip du
single Mojo[40]. Il fait partie du filmJe suis une
légende un an plus tard en doublant les zombies[41]. En 2007, en plus de sortir le
troisième album de Tomahawk, Anonymous, Patton enregistre les voix pour les jeux vidéoThe Darkness et Portal, une activité qu'il continue l'année suivante avec Left 4 Dead et Bionic Commando[41]. Il sort en 2008 un troisième album solo, cette fois-ci sur Ipecac Recordings : A Perfect Place. Cet album, composé entièrement par Patton,
est la bande originale d'un film du même nom[41]. En mars 2008, il part en tournée avec le groupe italienZu, qui avait fait la première partie des concerts de Fantômas et
des Melvins dans leur tournée en 2006[42].
Création : 1989
Genre : Gothic atmo
Origine : Allemagne,
Site officiel : soporaeternus.de
Myspace : myspace.com/soporaeternusoffic.
Anna Varney Cantodea Chant
Marti
n Bofman Guitare
Johannes Knirsch Basse
BIOGRAPHIE-DISCOGRAPHIE IN MYSPACE
Officially founded in 1989, the Germany based SOPOR AETERNUS & THE ENSEMBLE OF SHADOWS is one of the very few dark groups/projects in Europe (in fact, on this planet), who have based the
trinity of their music, poetry and visual appearance on the explicit emphasis of the highly individual expression of pain, isolation, depression, token suicides and the desperate search for the
»sacred reunion«; all acted out by their sole protagonist ... - the transgendered (and utterly beautiful) Goddess ANNA-VARNEY CANTODEA.
Best described as »introverted exhibitionism«, the holistic concept of their ritualistic/Jungian art is not necessarily rooted in the grounds of a commonly accepted sense of aesthetics ... -
which is one of the many aspects that gives their work its serious and most unique character.
Though their music playfully fuses elements of classical, baroque, medieval, and even electronic music, the essence of SOPOR AETERNUS & THE ENSEMBLE OF SHADOWS always remains entirely »Goth«.
Despite the fact that to this very day they still refuse to perform live in front of a human audience, SOPOR AETERNUS & THE ENSEMBLE OF SHADOWS have long gathered cult status in underground
circles worldwide.
Strongly recommended to be approached only with an open heart and mind, the profound darkness (and occasionally subversive humour) of their multi-layered (yet fragile) art is mainly intended as a
spiritual healing-process for the wounded soul ...
DISCOGRAPHIE
Pain of Salvation
By, http://metalship.org/groupes
Création : 1991
Genre : Metal Progressif
Groupes proches : Dream Theater,
lower Kings, Opeth
Origine : Suède, Eskilstuna
Label actuel : Inside Out Music
Site officiel : painofsalvation.com
Daniel Gildenlöw Chant, Guitare 1984-
John Hallgren Guitare, Chant secondaire 1998-
Fredrik Hermansson Claviers, Chant secondaire 1996-
Simon Andersson Basse, Chant secondaire 2007-
Léo Margarit Batterie 2007-
Monté en Suède dans la deuxième moitié des années '80 par les frères Gildenlöw (Daniel au chant et à la guitare, et Kristoffer à la basse - ce dernier ayant quitté le groupe en 2006) puis
concrétisé réellement par un premier enregistrement magistral (Entropia) en 1996, Pain Of Salvation est un groupe de Metal Progressif réellement atypique et juste grandiose. P.O.S. allie avec une
aisance déconsertante, émotion et technique (attention, le lien progressif à Dream Theater est très loitain) sont mixés d'un façon si géniale qu'on ne peut en voir sortir qu'un groupe phare du
genre...
Type O Negative
:: Site Officiel :: www.typeonegative.net
http://www.myspace.com/typeonegative
Autre / Metal / Comédie
BROOKLYN, NEW YORK
Peter Steele
Josh Silver
Johnny Kelly
Kenny Hickey
Présentation in, http://www.metalorgie.com
Type O Negative est né à Brooklyn, à New York, en 1988, sur les cendres de Carnivore le précédent groupe thrashcore de son leader Peter Steele. Le groupe joue depuis toujours un metal gothique
dans lequel on peut sentir poindre des influences rock alternatif, mais aussi doom, et beaucoup de travail sur la richesse des atmosphères. Il se compose à l'origine de Peter Steele, à la fois
bassiste et chanteur, du guitariste Kenny Hickey, du batteur Sal Abruscato et du claviériste Josh Silver. Colosse doté d'une vision acérée du monde et des êtres, le frontman tient le cap d'un
groupe dont le métal amer et sensuel provoque quelques remous au début de sa carrière. En 1991, sort Slow Deep and Hard, premier album dont les textes valent à Steele des accusations de misogynie
(alors qu'il a été élevé avec 5 soeurs), tandis que sa collection d'objets issus de la Seconde Guerre Mondiale le fait passer pour nazi (ce qui avec un claviériste juif serait plutôt malvenu). En
somme, le groupe dont le style balbutie encore n'est guère aidé dans sa quête du succès. La pochette originale du faux live The Origin Of The Feces sorti en 1992, montre l'anus de Peter Steele
comme une réponse sans ambages à toute cette mauvaise presse, qui finira par s'étouffer d'elle-même.
En 1993 arrive en effet dans les bacs Bloody Kisses, premier gros succès du label Roadrunner Records, porté par d'aussi bonnes chansons que "Black #1" ou "Christian Woman". Le groupe y affirme
une vision nihiliste du monde, un certain dégoût de l'humanité, mais aussi des hymnes au sexe et à la mort, des piques à la religion, le tout enveloppé dans le politiquement incorrect et un
humour noir du plus bel effet. Sal Abruscato quitte le groupe peu après et fonde Life Of Agony, c'est Johnny Kelly (ex-Danzig) qui le remplace. La voix désespéremment grave de Peter Steele en
fait fondre plus d'une durant ces années et on le retrouve dans les pages du magazine Playgirl en 1995 (le groupe s'amusera d'ailleurs beaucoup d'apprendre que seulement 23% de ses abonnés sont
des femmes). En 1996, October Rust enfonce le clou et se taille un beau succès, en particulier grâce au hit sexy "My Girlfriend's Girlfriend" et à la sublime ballade "Love You To Death". Plus que
jamais, Type O Negative s'installe comme un poids lourd du metal US, tout en conservant un style personnel, que l'on compare parfois néanmoins à Sisters Of Mercy. Malheureusement, les difficultés
de la vie rattrape le groupe, entre addictions diverses, perte d'êtres chers et spleen, World Comin Down sorti en 1999 déçoit de prime abord public et critique. On y trouve néanmoins une
profondeur émotionnelle rare qui suinte de chaque titre. Pour faire patienter les fans, le groupe sort en 2000 un best of potache The Least Worst Of... confirmant son habitude de ne pas se
prendre au sérieux. Puis en 2003, l'album Life Is Killing Me évoque tantôt le metal des 70's, le rock alternatif des 80's, tout en conservant le caractère affirmé du groupe comme en témoigne le
single "I Don't Wanna Be Me".
Le groupe quitte le label Roadrunner par la suite et signe chez SPV Records pour lequel il planche actuellement sur un nouvel album. Entre autres détails, on peut signaler que le groupe produit
tous ses disques, enregistrés au studio Systems Two à Brooklyn, et censés être des produits du Vinnland, un pays imaginaire rassemblant USA et Canada, et qu'on peut entendre "The Bensonhoist
Lesbian Choir" en guest vocal sur chaque album. Il est à noter que le 13 mai 2005, le groupe, jamais avare d'une très mauvaise plaisanterie, a fait croire à la mort de son chanteur, au prises
depuis 2004 avec quelques soucis cardiaques.
Ce nouvel album de Type O Negative ressemble à un bras d'honneur à toute précaution, toute attente prémâchée. Le groupe a quitté RoadRunner et migré chez SPV, pratiquement dans la foulée de son
précédent opus Life Is Killing Me, sorti il y a déjà quatre ans. On aurait pu s'attendre à ce qu'ils capitalisent sur leurs forces vives. Au lieu de ça, on se retrouve avec un disque bien secoué.
Dead Again! L'imagerie morbide ne quitte jamais le groupe (excellent livret), mais ici, contrairement à World Comin' Down, on est dans un registre ironique et assez léger, un peu comme le faux
décès de Steele annoncé sur le site internet l'an passé. Hasard ou convergence, la tonalité de ce disque est bien plus rock'n roll que précédemment, un peu comme si on renouait avec certaines
inspirations déjà présentes notamment sur Bloody Kisses. Résultat, des morceaux comme Tripping A Blind Man, These Three Things ou encore Some Stupid Tomorrow ressemblent à un mix entre le Type O
glamour connu de tous et un gang de hardos 80's adepte du riff remue têtes (qui a dit Motörhead?). Sans renier ses vieilles influences doom traditionnel, très présentes, Type O Negative balance
un mix cul par dessus tête de metal old school, de hard rock et de son garanti 100% Steele, avec moults effets sur la voix d'outre tombe et les guitares pachydermiques et de larges nappes du
clavier de Josh Silver, ingrédient indispensable pour relever la sauce. The Profit Of Doom symbolise toutes ses aspirations réunies en un seul et même morceau, permettant au passage de retrouver
toutes les nuances du chant du colosse de Brooklyn, autoproclamé prophète apocalyptique pour l'occasion. TYpe O continue ainsi de payer sa dette à Black Sab' avec un morceau vraiment riche et
inspiré, méchamment old school, d'une grosse dizaine de minutes, nanti par ailleurs d'un très joli final instrumental.
4 ans sans nouvelles salves d'humour pince sans rire, sans piques ironiques et autres histoires à baiser debout, c'est long quand même. Le retour de Type O est une bonne bourrade atypique dans le
paysage métal des années 2000. Qui d'autre roule aussi bien les "r" que Peter Steele d'ailleurs? Alors quand il le fait sur September Sun, la ballade gothisante traditionnelle chez les New
Yorkais, digne d'un October Rust, avec ses claviers d'église et ses paroles de romantique attardé (c'est pas péjoratif), c'est du p'tit lait. Et puis, il faudrait citer aussi Halloween In Heaven
(matez le clin d'oeil à Iron Maiden), bien pêchue, avec des choeurs féminins pour faire angélique, Peter Steele en Pumpkin King évidemment, des paroles drôles et jouissives qui convoquent Bon
Scott (AC/DC), Hendrix et Lennon à une folle sarabande, et ce son limite hard FM d'un génial mauvais goût.
10 pistes seulement, mais un disque qui joue les prolongations, comme d'habitude chez Type O Negative, avec 78 minutes! Il faut bien ça pour caser les structures allongées faites de plages doomy
pesantes, de ponts heavy et autres refrains riches en atmosphère, de solis décomplexés et d'envolées du maître d'oeuvre qui font le sel de tout bon album de Type O. C'est sûr tout n'est pas du
même calibre, mais chaque piste renferme de bons moments, telle Hail & Farewell To Britain qui conclue l'album dans la plus pure expression des ambiances et des qualités mélodiques de la
formation, tout en ménageant ses effets tordus à coup d'orgues furibonds et de samples batailleurs. Dead Again comble finalement très convenablement les attentes de tout amateur du groupe, grâce
à son énergie débridée qui se marie bien avec le son habituel des New Yorkais.
Au bout du chemin, la conclusion s'impose. Sous ses airs de sauvageon débraillé, hirsute et dépassé, cet opus devrait pouvoir s'imposer sans trop de problèmes comme un petit classique
brinquebalant dans la discographie du groupe. Dead Again Type O Negative? Affirmatif, et heureux de l'être.
Ex-members (until Höllentanz):Thurisaz - Guitars, bass, Also plays/played in: Abigor
BIOGRAPHIE IN http://www.dargaard.com
Amestigon, one of the oldest back metal bands in Austria, was founded in 1993 by Tharen and Thurisaz. Since the release of the first demos, "Through the Ages we preserve..." and "Mysterious
Realms", members of Abigor regularly contributed to the recordings as guest musicians. Following the two demos, a split-CD with the Austrian folk metal band Angizia and the MCD "Höllentanz", the
members of Amestigon parted ways, citing personal reasons as well as the lack of a steady line-up. This separation also marked the end of Amestigon's cooperation with Napalm Records, who had
originally signed the band.
In 1998, Tharen, wanting to involve himself once again in the black metal realm, gave the band new life. He came into contact with Herr Wolf, who joined Amestigon in the winter of the same year.
Shortly thereafter, Silenius and Lanz completed the line-up, and Thurisaz left the band to eventually take over vocal and bass guitar responsibilities for Abigor.
Amestigon produced a promotional in 2000 ("remembering ancient origins", 5 Songs; ~25 min.), which includes material from the years 1995 to 1999, which was limited to 100 copies and sold without
any professional distribution by the band themselfes.
2002 Amestigon released their last album so far, a split CD with Hellbound through Millenium Metal Music which was limited to 999 copies.
Currently Amestigon are working on a new output, the concept idea includes 2 MCD´s. Realease date not yet fixed.
Eternity Rites (CD - 1998 )
In Nomine Aeternitatis (CD - 2000 )
The Dissolution of Eternity (CD - 2001)
Rise and fall (CD - 2004 )
Demians
Métal progressif, France, 2008
www.myspace.com/demiansmusic
www.demians-empire.com
Nicolas Chapel - all instruments, guitar, vocals
Antoine Pohu - bass
Gaël Hallier - drums
Junn - sound tech
Malou - light tech
2 févr.2009, 19:00 Le Transbordeur (opening Marillion), Lyon
5 févr.2009, 19:00 La Laiterie (opening for Marillion) Strasbourg, FR
16 févr. 2009, 19:00 L'Olympia (opening for Marillion) Paris, FR
6 mars 2009, 20:30, Théâtre Denain, FR
BIOGRAPHIE, MYSPACE Nicolas Chapel
Let's introduce the debut by this brand new band with a surprising quote. Mind you, it's not any old quote, but rather an accolade courtesy of Steven Wilson, ingenious mastermind of prog rock
superstars, Porcupine Tree. "One of the most assured and accomplished debut albums I've ever heard, the textures and dynamics within the music are breathtaking. A must for everyone that
appreciates the art of epic and ambitious 21st century rock music" is Wilson's comment on 'Building An Empire', the debut release by French act Demians.
The compositions, music, lyrics and arrangements on the album that has impressed Wilson so deeply were conceived by Nicolas Chapel, an alert artist with his own visions who brings to bear his
artistic inexperience as a strong trump card. "I really started working on this album with an extremely naive approach", he admits. "Musical styles or genres don't mean anything at all to me, so
I really concentrate on what my feelings are when I work on music. No boundaries, no expectations, and absolutely no limits". He used the instruments like tools, or rather like a painter uses his
paints. "It's not about writing long songs for the sake of it, or writing short songs for radio airplay. It's all about emphasis, sometimes taking the time to let ideas develop in their own
space, at other times getting straight to the point".
This must be one of the reasons why 'Building An Empire' sounds so diverse. The nine songs (incl. bonus track) take their listeners on a journey through a world of deep emotions and great
spirituality. "The album just sounds like a world in itself. It has its own life, its own space. I really think it's universal and speaks to anyone, I can imagine somebody would take it in a
portable player, discman, iPod or whatever, put the headphones on, really loud, and go walking for hours, in the woods, in the streets, anywhere, letting the music talk to them like an old
friend". The opener, ‘The Perfect Symmetry', marks the beginning of Chapel's creative surge: "All I can remember is I sat down at the recorder with my guitar, spent all night playing all the
instruments, and the following morning I had this beast blasting out of my stereo!". ‘Shine' is Demians' appeal to have confidence in your own skills. "It's about just getting up and living your
life, and about the fact that there's no right or wrong choice, you just have to take decisions". Chapel takes great pride in the 16 minutes long track ‘Sand': "I think it embodies everything I
put in my music at this point in time. It came very naturally, but it opened a whole new world to me. I think it brings my performances as a musician to a whole new level, and maybe it's the one
that reflects most the next direction I could be taking my music to with the next record". What started as the Frenchman's individual project has evolved into a real band, and Chapel left himself
plenty of time to recruit the right musicians for his musical ambitions, and they are eager to play as many shows as possible in the years to come. The band is currently touring Europe with
British band Anathema.
But let's get back to the beginning of this brief discourse: How does Nicolas Chapel feel about the unexpected praise from his renowned colleague, Steven Wilson? "To be honest, I haven't really
begun to realise what is happening. I'm speechless just knowing that he feels so strongly about an album I've put so much of myself into. Everything I could tell you about Steven Wilson would
involve respect and inspiration, so I feel honoured just thinking he said something so encouraging".
The album comes out on May 19th in Europe and May 20th in North America on InsideOut / Spv.
Die Musik der DARKSUNS strahlt bei all ihrer tonalen Düsternis eine besondere Form der Freude aus - Freude, die nur entstehen kann, wenn man seine Musik an dem Wesen seiner
Persönlichkeit ausrichtet und nicht versucht, über die Musik eine Traumwelt zu erschaffen, in der man endlich die Person sein kann, die man immer sein wollte..."Existence" heischt nicht um
Sympathie, indem es dem Zuhörer einen Fluchtpunkt aus seinem eigenen Leben bietet, sondern ist sympathisch, weil es die emotionalen Höhen und Tiefen, die die menschliche Existenz für uns alle
bereithält, musikalisch erfassbar macht. DARKSUNS tanzen ebenso bereitwillig am Abgrund entlang, wie sie sich der reinen Sinnfreude hingeben, aber um dies besser nachvollziehen zu
können, lest am besten selber nach, was mir Thomas Bremer, aka Bärtel (Key.) und Torsten Wenzel (Git.) in einem Gespräch an einem verregneten (brrr...) Abend verraten haben...
ABOUT, in http://www.metal.de/stories
Hallo Bärtel, hallo Torsten! Erst mal Glückwunsch zu "Existence", dessen nicht verblassende Magie ich schon seit fast einem Monat genieße! Wie geht's Euch?
Torsten: Man kann sagen, uns geht's sehr gut, das Album ist jetzt fertig und wir sind alle sehr glücklich und hoffen, dass wir weiterhin so gute Resonanz kriegen wie bisher. Bisher ist es einfach
ganz cool.
Bärtel: Ja, uns geht's ganz gut! Ich könnte jetzt mit dieser langweiligen Frage nach der Bandgeschichte anfangen, aber ich würde sagen - bei Interesse kann man es auf Eurer Seite (www.darksuns.de) nachlesen und ich "bohre"
lieber in der Gegenwart... also "Existence" ist jetzt endlich fertig und ich merke, Ihr habt Euch etwas von dem "dunklen Image" entfernt und seid progressiver geworden. Womit würdet Ihr diese
Stilwanderung begründen?
Bärtel: Erstmal ist es damit zu begründen, dass wir älter geworden sind... und cooler. (lacht) Also war nun "das Dunkle" nicht cool genug? (grinst)
Torsten: Erstmal müsste man "das Dunkle" definieren, also ich finde "Existence" hat auch etwas Dunkles. ... jedoch habt Ihr das "opethlike" durch ein PAIN OF SALVATION Feeling ersetzt.
Torsten: Ja ok, also ich würde sagen es ist melancholischer, gefühlsbetonter geworden. Aber "dunkle Musik" ist, denke ich, einfach Definitionsfrage und das wird einfach jeder für sich selbst
entscheiden. Es gibt sehr verschiedene Meinungen dazu.
Bärtel: Und das Progressive kam gerade dadurch, dass wir ziemlich viel Zeit für die Scheibe hatten und weil wir uns gerne weiterentwickeln. Es hätte keinen Spaß gemacht, wenn wir noch mal dasselbe
gemacht hätten. Da gucken wir halt, dass wir etwas Neues - auch für uns - schaffen.
Torsten: Ansonsten verändert sich auch der Musikgeschmack und man lässt sich natürlich auch beeinflussen, ohne jemanden kopieren zu wollen.
Was war Eure Hauptinspiration bei diesem Album?
Bärtel: Also ich denke von der Gitarrenarbeit her gab es viel Inspiration, weil gerade der Maik, oder auch der Torte, so in die Jazzrichtung gehen wollten. Und da kommen natürlich diese
Jazzeinflüsse und neue Bands wie KING CRIMSON rein. Aber auch PAIN OF SALVATION waren eine Inspiration für uns.
Torsten: Wie Du schon gesagt hast, haben wir diese sehr progressive Schiene gewählt, weil es auch für uns interessanter ist, so was zu spielen. Es ist auch eine Herausforderung für uns. Da schon wieder der Name PAIN OF SALVATION kam... also schon nur wenn man die Titel "Existence" und "Be" vergleicht kommen einem Parallelen in den Sinn. Was sagt Ihr dazu?
Bärtel: Ja, für uns stand der Albumtitel schon lange fest bevor wir wussten, dass PAIN OF SALVATION auch so ein Thema angesprochen haben. Wir haben uns auch ein bisschen geärgert, aber im Prinzip
können wir uns eh nicht unbedingt vergleichen, weil es einfach ganz andere Musiker sind.
Torsten: Es steckt auch schon ein etwas anderes Konzept dahinter.
Bärtel: Es geht schon um eine andere Sache. Bei "Be" geht es um die Menschheit an sich und wie die Menschen sich entwickeln, bei uns ist es halt wirklich so, dass sich "Existence" eher auf das
Individuum bezieht. Also wir wollen nicht irgendwie die ganze Welt erklären. Und was sagt Ihr zu Eurer Zusammenarbeit mit Prophecy Prod.?
Torsten: Wir haben schon viele von den Leuten kennen gelernt und das sind wirklich alles sehr nette Menschen. Bis jetzt läuft auch die Promo-Arbeit sehr gut und wir hoffen, dass es so weitergeht.
Wir haben von vielen Leuten Feedback gekriegt, dass es ein sehr cooles Label ist und dass wir auf jeden Fall einen richtigen Schritt gemacht haben. Habt Ihr auch zu anderen Musikern, die bei Prophecy unter Vertrag stehen, Kontakt?
Bärtel: Hmm, nur so smalltalkmäßig ein bisschen.
Torsten: Wenn, dann vielleicht mit THE VISION BLEAK, mit denen haben wir schon zwei mal gespielt... In Eurer Bandbesetzung hat sich auch einiges getan. Wie kam es denn zu der Veränderung im Line Up?
Bärtel: Du meinst bestimmt den Klampfer?! Also der Tobi, der vorher Gitarre gespielt hat, hat sich musikalisch ein bisschen in eine andere Richtung entwickelt als wir. Für uns war klar, dass wir
etwas vertracktere Takte versuchen wollen, ein bisschen andere Harmonien und so was, und er ist etwas mehr auf die Stonerschiene aufgesprungen. Es fiel ihm immer schwerer, sich zu integrieren. Wir
haben es mal angesprochen, dass er sich nicht mehr so richtig für uns zu begeistern scheint und nach einer Bedenkzeit hat er selber gemeint, dass es nicht so wichtig für ihn wäre, bei uns zu
spielen und dass er seine Stelle gerne für jemand anderen freigeben würde. Habt Ihr schnell Ersatz gefunden?
Torsten: Das kam sehr schnell, das ist sehr spontan gewesen und hat sich für mich quasi an einem Tag entschieden. Das war ein Tag, wo ich eigentlich nur kurz im Proberaum was abholen wollte (da ich
mit meiner ehemaligen Band in diesem Proberaumkomplex auch schon geprobt habe). Torsten, welche Musik hast Du mit Deiner ehemaligen Band denn gemacht?
Torsten: Also es war mit der Musik von DARKSUNS nicht zu vergleichen, von dem musikalischen Niveau her ganz anders, viel flacher, wenn ich es mal so böse ausdrücken soll.
Und zu deiner vorherigen Frage: man kannte sich schon vorher ein bisschen, man hat sich im Proberaum, bei Partys und so gesehen. Na wie gesagt, an einem Tag bin ich halt gekommen, hab mich mit Andy
von DISILLUSION unterhalten und habe von Tobis Ausstieg erfahren, was für mich erstmal ein Schock war... Eure Musik ist - meiner Meinung nach - nicht mehr so dunkel... Ihr tragt aber noch immer den Namen "DARK Suns"... inwieweit identifiziert Ihr Euch damit?
Bärtel: Natürlich identifizieren wir uns mit dem Namen, schon nur einfach dadurch, dass wir ihn schon fast acht Jahre haben. Außerdem passt es ja, weil wir immer noch irgendwo düster-traurig sind
und trotzdem vielleicht diese gewisse Lebensfreude ausstrahlen. Und gerade dieses "dark" und "suns" - weil ja Sonnen normalerweise nicht dunkel sind, außer ein paar, glaub ich...
Torsten: Es entschärft sich so ein bisschen gegenseitig.
Bärtel: Genau, dadurch passt es.
Also bringt dieser Kontrast praktisch zwei Seiten an Euch zum Ausdruck...
Habt Ihr so was wie Eure eigene Lebensphilosophie? Quasi ein Motto, nach dem Ihr lebt?
Bärtel: Ja, dass wir nie erwachsen werden! Das ist unser Hauptmotto. Und wir wünschen uns, dass wir nie spießig werden oder so. Und dass wir einfach alles für die Musik geben, das ist wirklich das
Wichtigste und dafür würden wir alles andere auslassen.
Torsten: Dass wir wirklich hundertprozentig hinter der Musik stehen. Hier widersprecht Ihr Euch etwas, grin... einerseits wollt Ihr nie erwachsen werden und doch wirkt Eure Musik reif...
Torsten: Ja ok, aber das ist einfach eine Entwicklung. Keine bewusste, sondern eher eine natürliche, glaub ich. Es ist einfach so entstanden, gekommen, einfach aus dem Bauch heraus. Was wollt Ihr mit DARK SUNS erreichen? Euer Hauptwunsch/Traum?
Torsten: Vieeel Geld (lacht). Nein quatsch, naja doch schon ein bisschen...
Bärtel: Im Prinzip, dass man sich auch selber trägt, dass wir da vielleicht auch ein gewisses Einkommen irgendwann haben sollten. Das dauert zwar noch sehr lange, aber dass man auch wirklich von
der Musik leben kann. Das geht ja bis jetzt nicht...
Torsten: Und vor allem auch viel Anerkennung von anderen Musikern und Leuten...
Bärtel: Man kann sagen, wir wollen so groß werden wie Pink Floyd oder so jemand. Das ist so mein Traum... aber das werden wir wahrscheinlich nicht erreichen... aber warum nicht? Mal gucken... Man weiß nie... gehört auch etwas Glück dazu.
Torsten: Ja genau... Okay, aber jetzt mal was ganz anderes... und zwar geht es um einen Gästebucheintrag, von dem mir Torsten letztens berichtet hat...
Torsten: Ach das! Ein Gästebuch ist so ein Medium, wo Leute ihren Kommentar zur Musik abgeben sollten und wie auch immer... aber es gibt verschiedene Einträge, die auf solcher Kommunikation
basieren und das ist natürlich immer... naja im Endeffekt lacht man halt darüber. Ja gut, aber worauf ich eigentlich hinaus wollte - wenn so ein Eintrag schon verfasst wurde... dazu kommt ja noch der Fakt, dass Ihr zu fünft seid, wie Take That, NKOTB usw. (sorry für den
Vergleich, haha!) Ihr hattet ja auch schon mal den Titel der "schönsten Leipziger Band"... kommt man sich da nicht ein bisschen vor wie eine Boyband in der Metalszene...?(schmunzelt)
Bärtel: Ne, eigentlich nicht. Klipp und klar nicht!
Torsten: (lacht) Eure aktuelle Playlist?
Torsten: PAIN OF SALVATION ist eine sehr wichtige Band, die wir gerade sehr oft hören.
Bärtel: Ja, also gerade unser Sänger und Schlagzeuger hört sehr viel PAIN OF SALVATION. Ach, es ist aber schon sehr breit gefächert, z.B. höre ich sehr, sehr gerne R'n'B, und ich stehe tierisch auf
Alicia Keys und solche Sachen, da gehe ich tierisch zu ab! Maik hört eben wie gesagt übelst gerne KING CRIMSON, unser Basser auch so Sachen im Rock- und Jazzbereich. Also Metal selber hören wir
eigentlich kaum, würde ich sagen. Metal... da habe ich auch so ein "Problem", wenn ich Euch einer Szene zuschreiben müsste, wäre das irgendwo zwischen Rock und Metal, wobei ich der Meinung bin, dass Ihr Euch von Ersterem
entfernt habt. Inwiefern fühlt Ihr Euch selber der Metalszene zugehörig?
Torsten: Also wir würden sagen, es ist eigentlich irgendwo schon Metal, denn wenn man das Album hört, hat "Existence" noch diese gewisse Härte. Und nicht als Musiker, sondern als Person... fühlt Ihr Euch wie ein Teil der Metalszene?
Bärtel: Nein, ich nicht, weil ich nicht so oft Metal höre und Metaller gerne mal so eine gewisse Intoleranz in sich haben und deshalb fühle ich mich der Szene nicht so zugehörig. Also dann lieber
so ein Rock&Roller sein und ein bisschen Lebensstil aus den Siebzigern verkörpern. Und was war Euer erster Musikkontakt? Doch nicht Metal?
Torsten: Also bei mir war es eher Blues, Rock durch meinen Vater in meiner Kindheit... aber dann irgendwie... naja die Pubertät, sage ich mal, die hat's dann gemacht, dass man sich die Haare lang
wachen ließ und dann irgendwie in diese Szene reingerutscht ist... aber ich bin nicht böse darüber! (lacht) Wenn wir schon bei den Haaren sind... ich habe mitbekommen, Maik hat sich nun von seinen verabschiedet...wann ist es denn bei Euch so weit?
Bärtel: Nie! Wenn sie ausfallen!
Torsten: Ja genau, wenn sie ausfallen. (lacht) Was bedeuten Euch denn die Haare, dass Ihr da so konsequent seid?
Bärtel: Also ich finde - ohne schwul zu sein - Männer mit langen Haaren schön und schöner als mit kurzen Haaren. Irgendwie ist es auch wieder so ein gewisser Ausdruck heutzutage, dass wenn man
lange Haare hat, man so ein bisschen Rebell ist. Nicht einfach ein Student, oder mit kurzen Haaren, es ist halt... also schon deine optische Wirkung ist da gleich irgendwie ein Eindruck, und das
ist schon wichtig. Also drückt es bei Euch vielleicht irgendwie den Fakt aus, dass Ihr nie erwachsen werden wollt?! grin
Bärtel: Ja, vielleicht... oder der Maik...
Torsten: Ja, der Maik will erwachsen werden. (lacht) Eure Top/Flop Liste?
Bärtel: Also mein Megaflop ist momentan die amerikanische Regierung. Es ist solche Kriegstreiberei... aber eigentlich liebe ich das Land sehr, also ich war da mal ein Jahr lang und ich liebe auch
die Menschen. Und was hat Dich dorthin getrieben?
Ich bin zur High School gegangen... es war so ein Austauschjahr... und es war alles wundervoll und dadurch mag ich es jetzt nicht, wenn die Leute sagen "ach, die scheiß Amis" oder so. Amis sind
nicht Scheiße, aber sie haben halt einen scheiß Präsidenten und das ist mein größter Flop in der Politik, muss ich sagen. Und was findest Du Top?
Bärtel: Und sehr top finde ich, wenn man einfach etwas Zeit für sich hat, wenn man abends weggehen kann... Vielleicht eine schöne Multikulti Kneipe, wo man sich ein bisschen Jazz anhören kann, das
ist eine sehr feine Sache... wenn man einfach ein bisschen Ruhe hat...
Torsten: Ja, dem schließe mich an! Was ist Euer erster Gedanke, wenn Ihr die Bühne betretet?
Bärtel: Wenn ich auf die Bühne komme, bin ich positiv gespannt, aber aufgeregt eigentlich nicht. (wir machen als Band vor jedem Auftritt unseren "Bundy-gruß", da weiß man dann auch, dass man nicht
allein ist. Das einzige was mich etwas unsicher macht, ist die Frage, ob die Monitoreinstellungen vom Soundcheck noch stehen. (da ich meist ohne Brille auftrete fällt die visuelle Kommunikation mit
dem Soundmann immer relativ schwer)
Torsten: Also ich bin da immer etwas nervös, liegt glaub ich bei mir in der Natur. Aber wenn's auf die Bühne geht und man dann auf der Bühne steht ist es einfach unbeschreiblich und macht einfach
Spaß. Man will gar nicht wieder runter. Eure Zukunftspläne?
Bärtel: Weil ich mich tontechnisch beschäftigen möchte - wir haben unser eigenes Studio, also besser gesagt habe ich das - hoffe ich, dass auch das irgendwann gut läuft und ich damit etwas Geld
verdienen und schöne Technik kaufen kann. Und als Band ist der Plan, mit dem Album einfach so viele Leute wie möglich zu erreichen, mit dem nächsten am besten noch mehr und dass wir am besten jede
Woche zwei, drei mal auf der Bühne stehen. Dass es irgendwie läuft, dass wir Leute erreichen können, weil es auch einfach Spaß macht. Wir sind eine Band, die extrem gerne live spielt! Bärtel, erzähl uns dann etwas von Deinem Studio! Wie kam es überhaupt dazu?
Ich fand Mischpulte und Audio-Routing schon als Jugendlicher faszinierend, und dann steckt man halt alles was so an Geld reinkommt immer gleich in Technik. Der Gedanke irgendwann einmal vor einem
riesigen Pult zu sitzen, kam mir auch als Jugendlicher (Paul O'Neil von Savatage hat mich im Rock Hard immer vom Pult aus angegrinst).
Kurz bevor wir mit dem Songwriting für "Existence" anfingen, zog ich dann auch mit meinem (Homerecording)-Studio nach Leipzig in unseren Proberaum-Komplex, und baute es technisch weiter aus. Die
Aufnahmen für "Existence" sind dann auch (bis auf die Drum-spuren, die wir im "Salvation-Studio" von Disillusion-Andy gemacht haben) komplett bei mir im "Space-Sound-Studio" entstanden. Wir hätten
uns ehrlich gesagt auch kein großes Studio leisten können, vor allem bei der Aufnahme-Zeit.
Jetzt hoffe ich mal, dass sich die ein oder andere Band bei mir zum Aufnehmen meldet. Meine Preise sind lächerlich gering, die Möglichkeiten groß, und meine Geduld als Tontechniker/Produzent
grenzenlos. Also, Bands meldet Euch!!!! Stehen schon irgendwelche konkreten Konzertdaten fest? Habt Ihr vielleicht vor, dieses Jahr auf ein Festival zu starten?
Torsten: Ganz wichtig: am 25. Februar ist unsere Releaseparty, eine Tour oder konkrete Liveauftritte stehen aber noch nicht fest. Aber ich denke, das wird sich alles noch ergeben und wie gesagt, so
viel wie möglich.
Bärtel: Der Rajk von DISILLUSION kümmert sich bei uns auch ziemlich viel drum und er will beim Summer Breeze was klar machen. Das wäre wirklich Hammer! Da haben wir letztes Jahr schon bei
DISILLUSION mitgespielt und es war göttlich. Das war ein riesen Festival, eine geile Planung und alles hat einfach funktioniert. Da haben wir auch coole Leute kennen gelernt und es wäre schön, wenn
wir auch dieses Jahr da spielen könnten!
Torsten: Quasi die Chance auf ein großes Konzert mit vielen Leuten und großer Bühne... Wohl die am häufigsten gestellte Frage, aber ich kann sie mir gerade nicht verkneifen - also, seid Ihr mit "Existence" zufrieden? Wenn Ihr was ändern könntet, was wäre das?
Bärtel: So allgemein betrachtet bin ich sehr zufrieden, muss ich sagen. Sowohl von den Kompositionen als auch vom Sound her... aber ich denke, jeder von uns hat so Kleinigkeiten, die er anders
machen würde. Aber das sind eigentlich auch Sachen, die niemand raushören würde.
Torsten: Also theoretisch kann man eigentlich an einem Album zehn Jahre lang basteln und man kann immer was besser machen, aber letztendlich... wir haben schon lange genug gebraucht und für die
Zeit, die wir hatten und damit wie es am Ende geworden ist sind wir wirklich sehr zufrieden! Ist alles gut gelaufen. Welche Reaktionen wünscht Ihr Euch (erwartet Ihr) von Leuten, die das Album gehört haben? Gibt es irgendwelche besonderen Werte oder Stimmungen, die Ihr durch das Album ausdrücken wollt?
Bärtel: Also was wir durch die Texte und die Musik vermitteln wollen ist, dass das Leben nicht immer so einfach ist und dass man gerne mal am Leben zerbrechen kann. Dass man sich an diese
jugendlichen Illusionen (so von wegen, wir wollen eine große Band werden oder so) klammert und man mit dem Alter vielleicht mit der Realität irgendwann nicht mehr klarkommt. Dass man dann halt doch
irgendwie erwachsen wird und man merkt, "ok es geht jetzt gar nicht anders, als dass ich einen richtigen Job annehme, mit acht Stunden am Tag...". Dann ist die Musik auch nicht mehr wirklich
wichtig, dann kann man keine Mucke mehr machen, es geht dann nur noch hobbymäßig.
Torsten: Letztendlich denke ich, dass "Existence" ein Album ist, womit sich jeder thematisch irgendwie ein kleines bisschen identifizieren kann. Und ich denke, das ist auch was wir wollen!
Bärtel: Also einer der musikalischen Hauptpunkte ist, dass das Album immer düsterer, irgendwie schwerer, auch härter und vor allem trauriger wird, und so wirklich diesen Weg unseres Charakters
beschreibt. Von dem Jugendlichen zu dieser tiefen Melancholie am Ende... wir sehen es ja auch in unserem Freundeskreis, dass die Leute auch nicht mehr so richtig jugendlich und frei sind. Geistig
sind sie schon manchmal so, wie man sich seine Eltern vorgestellt hat. Und das soll es auch ein bisschen beschreiben. Also ich denke die wichtigsten Bandfragen haben wir hinter uns, jetzt mal was zur Auflockerung - Euer Traumurlaub und fünf Dinge, auf die Ihr dabei nicht verzichten könntet?
Torsten: Mein Traumurlaub kann ich ganz einfach sagen: jedes Jahr und immer wieder nach Schweden, einfach mein Ding!
Und fünf Dinge... die fünf Dinge fallen mir jetzt nicht ein. Aber ich würde einfach sagen, wenn ich dahin fahre, will ich auf jeden Fall gute Musik dabei haben und mit viel Freude und viel Spaß an
der ganzen Sache einfach das Ding genießen und mit einer sehr guten Grundeinstellung dahin hinfahren. Das ist erstmal das wichtigste. Ich habe jetzt keine fünf Dinge, die ich speziell mitnehmen
würde.
Bärtel: Also ich würde die ganze Band mitnehmen, weil es mit denen am meisten Spaß macht. Und wohin?
Bärtel: Obwohl ich noch nie da war vielleicht nach Jamaika, weil es dort wärmer ist, weil es halt nicht so verregnet ist und weil man da angeblich viel kiffen darf. (lacht) Und einfach weil es halt
lazy ist. Also ich stehe auf alles, was irgendwie lazy ist, was nicht so anstrengend und stressig ist, dann ist es halt passend. Jetzt lasst mal Eurer Phantasie freien Lauf... wenn Ihr jetzt vor Euch das goldene Fischlein hättet und drei Wünsche aussprechen dürftet... na, ich höre? grin
Bärtel: Na gut, also drei Wünsche sind bei mir, dass die Band ein riesengroßes Ding wird, der zweite wäre denn, dass mein Studio ein riesengroßes Ding wird und der dritte wäre bei mir... und das
ist das Privatleben mit einer schmucken Freundin...
Torsten: Dem schließe ich mich absolut an! Gibt es irgendeine Frage, die ich Euch nicht gestellt habe, aber die Ihr gern gehört und beantwortet hättet?
Bärtel: Man könnte jetzt einen kleinen Scherz machen und sagen, wenn der Nico jetzt hier wäre, würde der die Frage, warum wir unser Label wechseln mussten, selber stellen. Der könnte dir
stundenlang darüber erzählen! Aber das könnten wir nicht so. Weil Ihr so brav und tapfer meine Fragen beantwortet habt, dürft Ihr jetzt selber den Interviewtitel wählen. Irgendein ausdrucksstarker Satz, der unsere Leser dazu animiert, dieses Interview
anzuklicken?!
Bärtel: Fünf lazy Musiker haben versucht über zwei Jahre lang für sich selber das schönste Album zu machen, das sie sich vorstellen konnten! Und ich denke, das ist ihnen gelungen!
Bärtel & Torsten, ich danke Euch für das Interview und wünsche Euch und der Band, alles, alles Gute für die Zukunft, viel Spaß & Erfolg und natürlich vieeeele Konzerte!
Noch nur die berühmten letzten Worte, dann seid Ihr erlöst! hihi
Torsten: Wir haben zu danken Karolina! "Existence" ist eine lange Reise und vielleicht anfangs nicht leicht aufzusaugen...doch wir hoffen, dass sich einige Leute finden, die bereit sind, sich auf
diese Reise einzulassen, denn wir denken, es lohnt sich.
Ansonsten versuchen wir natürlich in den nächsten Monaten die "Massen" mit unseren Live-Aktivitäten zu begeistern und nicht zu enttäuschen! Bis bald!"
Bärtel: Macht's gut Leute, und schaut mal bei unseren Konzerten lang.
Stay real, stay dark!
Création : 1990, Etats-Unis, Venice
Genre : Fusion funk/metal
Groupes proches : Suicidal Tendencies, Dan Reed Network
Label actuel : Suicidal Records
Myspace : myspace.com/infectiousgrooveso...
Mike Muir Chant
Steve Brunner Basse
Dean Pleasants Guitare
Mike Clark Guitare
Brooks Wackerman Batterie
Robert Trujillo Basse, ancien membre 1990-1997
Adam Siegel Guitare, ancien membre 1990-1994
Stephen Perkins Batterie, ancien membre 1990-1992
Josh Freese Batterie, ancien membre 1992-1993
Infectious Grooves voit le jour en 1990, sous l'impulsion du bassiste Robert Trujillo , féru de funk et de groove. mike Muir est séduit et se joint à lui. Ils forment rapidement un groupe autour
d'eux, composé de Dean Pleasants et d' Adam Siegel aux guitares et de Stephen Perkins à la batterie. Une première démo est enregistrée, qui séduit les pontes d'Epic, alors maison de disque de
Suicidal Tendencies d'où se sont échappés provisoirement le chanteur et le bassiste.
Le premier album, au nom facile à retenir ( The Plague That Makes Your Booty Move... It's The Infectious Grooves ) parait l'année suivante. le but est d'être funky et fun, sans limites, une
antithèse à Suicidal Tendencies en somme.. Ce premier opus s'avère très bon et connaîtra un sacré succès. Mais quand parait Sarsippius' Ark sort en 1993, les ventes ne sont plus les mêmes,
tendance qui se confirmera avec Groove Family Cyco l'année suivante, un album qui permettra au monde de découvrir un jeune talent, Brooks Wackerman , terrifiant de dextérité derrière ses fûts.
Puis Mikue Muir décide de fusionner les deux groupes et ça deviendra une débâcle. Trujillo s'en va en 1997 et sans lui, c'est un pan créatif qui s'effondre. Un album sortira encore en 2000 ( Mas
Borracho ), mais difficile de le différencier totalement avec du Suicidal Tendencies. Le groupe fera un long break, avant de revenir en 2008 sur scène (dont un concert Parisien explosif).
SUICIDAL TENDENCIES BIOGRAPHIE IN http://metalship.org
Création : 1982
Genre : Crossover, heavy metal
Groupes proches : Infectious Grooves
Origine : Etats-Unis, Venice
Label actuel : XIIIbis
Site officiel : suicidaltendencies.com
Mike Muir Chant
Mike Clark Guitare
Dean Pleasant Guitare
Steve Brunner Basse
Ron Brunner Batterie
Rbert Trujillo Basse, ancien membre 1989-1995
Rocky George Guitare, ancien membre 1989-1995
Josh Paul Basse, ancien membre 1997-2002
Brooks Wackerman Batterie, ancien membre 1997-2002
Suicidal Tendencies se forme en 1982 à Venice, Californie. Le groupe évolue dans un crossover punk hardcore et on remarque que les membres portent tous un bandana de couleur bleu, comme le signe
distinctif d'un gang. Les débuts ne sont pas simples, certains journalistes n'hésitant pas à enfoncer le combo. Pourtant, le premier album sortira en 1983. Suicidal Tendencies réalise de très
bonnes ventes pour le style. Mais malgré ce succès, le groupe prend un break de quatre ans.
Suicidal Tendencies revient en 1987 donc avec l'album Join The Army qui persévère toujours dans un crossover de bonne qualité. En revanche, How Will I Laugh Tomorrow If I Can't Even Smile Today?
commence à se teinter de relents thrash de bon aloi qui propulse le groupe en terme de ventes.
En 1989, de nouveaux membres intègrent le groupe dont le bassiste Robert Trujillo . En 1990, Lights...Camera...Revolution ! confirme Suicidal Tendencies, qui devient vraiment important. Les
ventes décollent encore un peu plus et même le Vieux Continent se laisse séduire par le thrash crossover du gang de Venice. The Art Of Rebellion en 1992 marque un virage heavy metal. Si pour
certains la bande à Muir perd en sincérité, le rendu est de qualité et installe confortablement le groupe. On commence à voir les bandanas colorés dans tous les magazines de metal qui se
respectent un tant soi peu. Si Still Cyco After All These Years est la réédition du premier album, Suicidal For Life en 1994 confirme l'orientation heavy metal. Mais lentement, le groupe décline
et en 1995, Mike Muir annonce à la stupéfaction générale, le split.
Split qui sera de courte durée. Suicidal Tendenceies revient en 1997 avec de nouveaux musiciens. Seul Mike Clark reste fidèle au poste. Là, le groupe enchaîne tournées et albums ( Six The Hard
Way en 1998, Freedumb en 1999. En 2001, le groupe prend un nouveau break, mais annonce son retour pour 2009. Wait and see comme disait l'autre.
RAGE AGAINST THE MACHINE
BIOGRAPHIE IN: htlm://metalship.rg
Création : 1991
Genre : Fusion rap-metal
Groupes proches : Downset
Origine : Etats-Unis, Los Angeles
Label actuel : Epic
Site officiel : ratm.com
Zach De La Rocha Chant
Tom Morello Guitare
Timmy C. Basse, Tim Commerford de son vrai nom
Brad Wilk Batterie
Rage Against The Machine (qui sera mentionné sous le diminutif de RATM dans cette bio) se forme à Los Angeles, en 1991, quand Tom Morello assiste à un show de Zach De La Rocha dans un club de
rap. Impressionné par l'énergie déployée par le chanteur et séduit par les propos de l'homme, le jeune guitariste convainc De La Rocha à former un groupe. Le batteur Brad Wilk est recruté via une
annonce tandis que Timmy C. , à la basse, est un ami d'enfance de Zach.
Le groupe se rode sur scène, parvenant à ouvrir pour Porno For Pyros et accédant à la scène secondaire du festival Lollapalooza, se faisant ainsi signer par Epic qui sur ce coup a eu le nez très
creux. Quant au nom du groupe (comprendre Rage envers le système en français), il était à l'origine le nom d'une composition d' Inside Out , groupe de hardcore dans lequel officiait De La Rocha.
Le groupe ayant splitté, RATM le récupère car il correspond parfaitement au discours du groupe : altermondialiste, contre le néolibéralisme, contre le racisme...
Le premier album éponyme est un pavé dans la mare. Au milieu de la vague grunge, RATM arrivait avec un style unique, ce mélange entre rap et un metal hérité à la fois de Led Zeppelin et de Black
Sabbath avec une approche funky, des paroles qui frappent fort, une pochette qui rappelle les heures sombres des USA au Vietnam (il s'agit d'une photo bien réelle qui a été utilisée).
Le groupe en profite pour tourner beaucoup, s'impliquer dans des actions publiques contre le racisme, présenter leur soutien à certaines personnes, comme Mumia Abu-Jamal et donc par extension,
militer contre la peine de mort. Ils protesteront également contre la censure en restant sur scène complètement nus pendant 14 minutes. En 1994, De La Rocha s'approchera du groupe zapatiste,
l'Ejército Zapatista de Liberación Nacional (EZLN). Une activité qui ne fera pas que des amis au groupe.
Cependant, le groupe est fatigué et l'ambiance se détériore. RATM est en phase de spliter, mais le groupe parvient à calmer le jeu et sortira son second album, Evil Empire . La pochette décalée,
présentant un super héros, est une nouvelle critique sur le besoin de héros des USA et le titre est une référence à des paroles de Reagan concernant l'est communiste. Passé le titre Bulls On
Parade, l'album ne provoque pas le même engouement que son grand frère et n'est de toute façon pas à la hauteur.
En 1997, le groupe participe à l'émission Saturday Night Live et se feront éjecter à vie de la chaîne télévisée. Ce jour là, il y avait un multimillionnaire américain d'invité également...
En 1999, le groupe enregistre The Battle Of Los Angeles qui montre un et mieux et qui annonce le départ de Zach De La Rocha qui veut se lancer dans une carrière solo. En 2000, aux MTV Arwards, le
groupe est en compétition pour le meilleur clip rock, mais se fait coiffer au poteau par Limp Bizkit . Timmy escaladera les échafaudages du décor et empêchera ainsi Limp Bizkit d'interpréter son
titre tandis que Caliméro (aka Fred Durst ) déclare que son groupe est le plus haï au monde.
Sans Zach, Rage Against The Machine n'a plus de raison d'être, mais le groupe ne splite pas. Il est rejoint par Chris Cornell , l'ancien leader de Soundgarden et RATM est rebaptisé en Audioslave
. Cependant, RATM se reformera en 2007 et est actuellement en tournée.
Prologue : Comment parler de basse sans parler de Jaco. Il a bouleversé le rôle de la basse, en étudiant
l'instrument de façon classique, comme une contrebasse, ce qui lui a permis de développer des techniques comme les harmoniques artificiels et factices. Ce n'est pas
seulement un bassiste de génie, mais aussi un musicien qui n'a pas de limites (dans tous les sens du termes). La plupart des bassistes professionnels reconnaissent d'ailleurs leur influence
majeure en sa personne. Stanley Clarke et Jaco ont tous deux contribué a développer la basse, que ce soit pour définir son rôle ou les techniques propres à cet instrument. Malgré toutes leurs
différences, ils ont su apporter tous deux... leurs propres visions de la BASSE.
Jaco, après le mythe, la légende :
John Francis Pastorius III voit le jour à Norristown, en Pennsylvanie, le 11 Décembre 1951, dans un milieu on ne peut plus jazzy. Son père (Jack Pastorius) qui était chanteur et batteur, au début
par hobby, puis par passion, l'initia très tôt a la musique, il était rarement chez lui, souvent sur la route, et il profitait du peu de temps qu'il pouvait passer avec sa famille pour enseigner
son savoir a Jaco.Jaco parle de cette période sur sa cassette d'enseignement de 1986: "My father said to me, 'Jaco, look I'm gonna back in a year'- he was on the road a lot - 'and when I come
back, I want you to know where every note is on the neck. If I say I want a C# on the G string, you better know where it is. 'And when he came back the next year, I knew it."
À l'âge de 6 ans, Jaco monta pour la première fois sur scène avec le groupe de son père en chantant un titre de Sinatra "come fly with me", et depuis cette période, Jaco fit de plus en plus de
musique. Vers la fin de l'été 1959, la famille Pastorius s'installa à Fort Lauderdale où le climat y est beaucoup plus tropical, ce qui permet a Jaco de pouvoir nager pendant des heures dans
l'océan et de profiter du soleil. Il rencontrera ainsi Fish Ray, un musicien qui devint sa première influence. Le sport, à cette époque, est aussi très prisé par Jaco : de 11 a 15 ans il était
particulièrement doué en base-ball, basket-ball ou football américain.
À l'age de 12, il commença a jouer de la guitare, et il savait déjà jouer de la
batterie, que son père lui avait offerte quelques temps avant. À 13 ans, il forme son 1er groupe avec deux amis d'écoles : Marco Pangello (clavier) et Johnny Caputo (basse). Ils nomment le groupe
"The Sonics" et Jaco décide d'y jouer de la batterie. À cette époque, son niveau était déjà élevé pour son âge, il se permettait même de placer un solo de batterie au milieu du set, et jouait
toujours dans les temps...
Un événement majeur allait tout changer en 1964 pendant un match de football Américain, où Jaco se cassa le bras gauche, ce qui lui posa des problèmes pour jouer de la batterie correctement. Ses
mouvement était limités, de 13 à 17 ans, il ne pouvait plus frapper correctement certaines cymbales. Je pense personnellement que c'est a cause de cet incident que Jaco s'est mis plus tard à la
basse.
Il joua malgré tout de la batterie à l'âge de 15 ans dans le groupe Las Olas Brass qui reprenait des titres populaires appartenant à d'autres artistes (Aretha Franklin, Wilson Pickett, James
Brown) où il se fait rapidement remplacer par Rick Franks qui était d'un meilleur niveau que lui. Mais Jaco ne quitte pas le groupe, il remplace le bassiste Kenny Neubauer qui s'était préparé à
quitter le groupe. Jaco : "He played a Hofner bass and was the best player in Florida at the time, He was really a phenomenon. But he got an offer to go to Europe for the summer. So when he left,
I just switched over from drums to bass." Malgré son manque d'expérience pour jouer de la basse, il semble s'adapter très rapidement à son nouveau instrument. En fait, jouer de la basse ne lui
pose pas de problème, et cela est aussi facilité par le fait qu'il a une morphologie bien adaptée (grandes mains, doigts très longs, pouces pouvant pratiquement faire un angle de 90°).
Un des membre du groupe se rappelle qu'il regardait des heures entières des séries télé comme Hawaii police d'état et Jéopardy en jouant de la basse en même temps, ce qui permet de développer les
cals et la connaissance du manche.
Son plus jeune frère Rory dit aussi qu'à l'âge de 16 ans, il était le meilleur bassiste de la Floride du sud, et qu'à 17 ans, il avait encore progressé et qu'il était le meilleur bassiste de
l'état entier. Contin
iuum a été d'ailleurs en partie écrit a l'âge de 18 ans.
Pendant l'été 1968, Jaco fit une découverte qui changea totalement son approche concernant la basse. Dans une boîte de nuit, il vit un groupe (Nemo Spliff) dont le bassiste Carlos Garcia
utilisait une technique de mute faite avec la main gauche, qui devint après quelques études l'une des signatures du jeu de Jaco (Come On, Come Over ; Opus Pocus etc.) Il acheta aussi le jour
suivant le même ampli que Carlos : l'acoustic 320 qu'il utilisa le reste de sa carrière et qu'il trouvait mieux que son ampli actuel : un Sunn. Quand Acoustic sortit de nouveaux modèles, Jaco
garda son ampli. Avec ces éléments, Jaco trouva le son qu'il n'allait désormais plus changer (Fender Jazz Bass, Acoustic 360, cordes Rotosound filés demi-rond). En été 1968, Jaco eu sa première
Jazz Bass qu'il a eu grâce a un échange avec Bobbing. Cette Jazz Bass datée de 1960 était d'origine dotée de deux potards qu'il remplaça plus tard par 3 potards, pour plus de punch, de précision
et de basses.Un peu plus tard, quand il eut 19 ans, il acheta une deuxième Jazz Bass (1962) et la transforma en fretless, en enlevant les frettes et bouchant les trous avec du mastic bois. Pour
éviter d'user inutilement la touche, et donner un son régulier sur tout le manche, il appliqua 10 couches de vernis epoxy (la même que celle des coques des bateaux).
Après quelques temps il découvrit les harmonique artificielles, et factices, ce qui lui permit d'écrire des morceaux comme Birdland, Portrait of Tracy. À partir de ce moment, tout alla très vite,
Jaco changea de groupe fréquemment : Woodchuck (1969-1970), Tommy Strand & the Upper Hand (1971-1972), Wayne Cochran & the C.C (1972-1973), Weather Report (1976-1982).
En continuant d'affiner sa technique et son jeu, et parallèlement à sa carrière en groupe, Jaco fait aussi des album solos, son premier sort en 1976 et devient très vite légendaire et
incontournable de sa discographie. Il commence enfin à toucher de l'argent pou
r
les fruits de son travail (il a 19 ans quand il touche ses premiers cachets) et il a du mal à assumer son nouveau statut, et pour pouvoir supporter ces moments difficiles, il choisit l'alcool et
la drogue pour l'aider à supporter la pression...
En 1980, il décide de s'offrir un big band avec lequel il va entamer une tournée mondiale pour ses trente ans. Et pas mal de problèmes apparaissent : il saborde pas mal de concert en refusant de
jouer et a beaucoup de problèmes avec ses dépendances qui n'arrangent vraiment pas les choses. En 1985, il divorce, ce qui l'amène directement en hôpital psychiatrique.
En 1986, il semble guéri, mais replonge dans l'alcool rapidement. Ce qui l'amène malheureusement à croiser la route d'un patron de bar qui lui refuse l'entrée un peu trop brutalement. Après une
semaine de coma, Jaco succombe d'un traumatisme crânien aggravé d'une pneumonie, le 21 Septembre 1987. Dés lors le monde de la basse lui fera un hommage unanime. La quarantaine d'album qu'il a
fait laissent une trace indélébile dans l'histoire de la musique et beaucoup de musiciens lui font encore hommage
en sortant des tributes a sa mémoire. Si Hendrix avait été bassiste, je pense qu'il se serait appelé Jaco Pastorius tant leur destin fut proche...
Matos :
Basse : Fender- 62'Jazz Bass
Cordes : Rotosound Roundwound Swing Bass
Amplification : 2 Acoustic Model 360
Une tête en son clair et une en son saturé
Effets : MXR - 113, BOSS Digital Delay , Octave Divider footpedal, Distortion d'une des têtes a lampe de l'Acoustic
Albums digne d'interêt :Tous ! mais c'est vrai que certains se distinguent du lot :
Black Market (Columbia) 1976. Jaco joue sur cet album avec Weaver Report.
Heavy Weather (Columbia). Splendide album vraiment incontournable (Birdland, A remark you made, Teen Town...).
Jaco Pastorius (distribué par sony jazz gold) 1976. Son 1er album solo fit découvrir Jaco au reste du monde. De splendides morceaux (Opus pocus, Forgotten love ), des supers solos (Donna Lee,
Continuum, Portrait of Tracy.. ) Vraiment un album indispensable à tout bassiste qui se respecte.
Word of Mouth (Warner) 1981. Accompagné d'un Big Bang, Jaco met tout son talent au service de la Musique. Plein de bon morceaux dont une Reprise de Blackbird des Beatles, et une interprétation
dans le style de Bach de Chromatic Fantasy.
Invitation (Warner) 1983. Des compos désormais célèbres jouées au Budokan de Tokyo en live.
The Birthday Concert (Warner) 1981. Concert donné en public pour ses 30 ans. De superbes impros, et des invités extraordinaires sur scène..
Live in Italy (JazzPoint). Coffret digipack avec 2 CD, le premier Live in Italy avec une reprise de Bob Marley ( I shot the sheriff ) et le deuxième CD avec Jaco sur scène, mais seul avec un écho
à bande. Impressionnant !
STANLEY CLARKE
www.stanleyclarke.com (site officiel)
FICHE WIKIPEDIA:
Genre(s) Jazz, Jazz fusion, Jazz funk
RESUME: Stanley Clarke (né le 30 juin 1951 à Philadelphie, États-Unis) est un musicien américain. Il joue essentiellement de la contrebasse et de la basse électrique. Il est connu pour
avoir un son très particulier, dû au fait qu'il joue sur des basses de marque Alembic. Il a démocratisé la technique du slap, créée à l'origine par Larry Graham, en l'appliquant au jazz. il
contribuat grandement au nouveau rôle de la basse dans un groupe notamment dans les solos.
Ses débuts
Après avoir été diplômé de l'école de musique de Philadelphie, il part
à New York en 1971 et commence à jouer avec des personnalités du monde de la musique tels Horace Silver, Art Blakey, Dexter Gordon, Gato Barbieri, Joe Henderson, Pharoah Sanders, Gil Evans
et Stan Getz.
Sa carrière
Il crée un groupe de jazz fusion, Return to Forever, avec le pianiste Chick Corea, avec lequel il sortira plusieurs albums. À la même période, il commence à faire des albums solo.
En 1991, Stanley Clarke reçoit un BMI Film & TV Awards pour le morceau Black on Black crime dans le film Boyz N the Hood.
Discographie
* 1973 : Children of Forever (One Way)
* 1974 : Stanley Clarke (Epic)
* 1975 : Journey to Love (Epic)
* 1976 : School Days (Epic)
* 1977 : Live (1976-1977)
* 1977 : I Wanna Play for You (Epic)
* 1978 : Modern Man (Nemperor)
* 1980 : Fuse One (IMS)
* 1980 : Rocks, Pebbles and Sand (Epic)
* 1981 : The Clarke/Duke Project, Vol. 1 (Epic)
* 1982 : Let Me Know You (Columbia)
* 1983 : The Clarke/Duke Project, Vol. 2 (Columbia)
* 1984 : Time Exposure (Epic)
* 1985 : Find Out! (Epic)
* 1986 : Hideaway (Epic)
* 1988 : Project (CBS)
* 1988 : If This Bass Could Only Talk (Portrait)
* 1989 : 3 (Epic)
* 1991 : Boyz N the Hood (OST)
* 1992 : Passenger 57 (Epic)
* 1993 : East River Drive (Epic)
* 1993 : Live at the Greek (Epic)
* 1994 : Live in Montreux (Jazz Door)
* 1995 : Rite of Strings (Gai Saber)
* 1995 : At the Movies (Epic Soundtrax)
* 2002 : Le Transporteur (The Transporter) (OST)
* 2003 : 1, 2, to the Bass
* 2005 : La Fièvre du roller (OST)
* 2007 : The Toys of Men
* 2008 : Thunder (groupe SMV)
MARCUS MILLER
http://marcusmiller.com/marcus/marcus.html
BIOGRAPHIE in http://www.concerts.fr/Biographie
Marcus Miller est bassiste bien sûr, mais sait-on qu'il est également clarinettiste et même batteur
Né à Brooklyn en 1959, dans une famille musicienne (son père était organiste à l'église et chef de choeur), Marcus Miller, qui a très tôt pratiqué la clarinette et le piano, se consacre à la
guitare basse en jouant dans diverses formations new-yorkaises dès l'âge de quinze ans.
Sa carrière de musicien de studio l'amène très vite à travailler avec des artistes aussi divers que Aretha Franklin, Grover Washington Jr., McCoy Tyner, Elton John, Bryan Ferry... Sa rencontre
avec Miles Davis, en 1981, laissera quant à elle une marque profonde et durable.
Ses propres albums se succèdent à un rythme patient. Avec Tales, en 1995, il revisite l'histoire de la musique noire-américaine des trente années précédentes. On l'entend en concert dans Live and
More, en 1997. Puis, en 2001, c'est M2 (ses initiales, M au carré) : le funk y côtoie l'écriture mélodique ou certains standards de Coltrane et Mingus, relus et "actualisés".
MM a également écrit pour le cinéma (pour Eddie Murphy, pour Spike Lee...). Marcus Miller est également un accompagnateur recherché, on a pu l'entendre aux côtés de Marriah Carrey, Nougaro, mais
aussi de Brian Ferry, Whitney Houston, Maceo Parker ou Al Jarreau.
Il continue d'aimer les confluences d'influences qui font sa griffe et sourit quand il raconte : "Je suis à New York et je prends un taxi ; le type voit ma basse et dit : Quel genre de musique
vous jouez ?" Un jour je réponds "jazz", le lendemain je dis "funk", selon l'humeur."
DISCOGRAPHIE WIKIPEDIA
Période solo (de 1982 à aujourd'hui
* 1983 - Suddenly
* 1984 - Marcus Miller
* 1993 - The Sun Don't Lie
* 1995 - Tales
* 1998 - Live & More
* 2000 - Best Of '82-'96
* 2001 - M2
* 2001 - DVD (in concert)
* 2002 - the Ozell Tapes
* 2004 - Panther/Live
* 2005 - Silver Rain
* 2005 - DVD Master Of All Trades
* 2006 - Power - The Essential Of Marcus
* 2007 - Free
* 2008 - Marcus
* 2008 - Thunder (groupe SMV)
« Période David Sanborn » (1975-2000)
* 1977 - Lovesongs
* 1980 - Hideaway
* 1980 - Voyeur
* 1981 - As We Speak
* 1982 - Backstreet
* 1984 - Straight To The Heart
* 1987 - Change Of Heart
* 1988 - Close-Up
* 1991 - Another Hand
* 1992 - Upfront
* 1994 - Hearsay
* 1995 - Pearls
* 1996 - Songs From The Night Before
* 1999 - Inside
« Période Luther Vandross » (1981-2003)
* 1981 - Never Too Much
* 1982 - Forever, For Always, For Love
* 1983 - Busy Body
* 1985 - The Night I Fell In Love
* 1986 - Give Me The Reason
* 1988 - Any Love
* 1991 - Power of Love
* 1993 - Never Let Me Go
* 1994 - Songs
* 1995 - This is Christmas
* 1996 - Your Secret Love
* 1998 - I Know
* 2000 - Smooth Love
* 2001 - Luther Vandross
* 2002 - Home for Christmas
* 2003 - Dance With My Father
« Période Miles Davis » (1980-1990)
* 1981 - The Man with the Horn
* 1981 - We Want Miles
* 1982 - Star People
* 1986 - Tutu
* 1987 - Music from Siesta
* 1989 - Amandla
« Période The Jamaica Boys » (1986-1990)
* 1987 - Self-Titled
* 1989 - J. Boys
DECOUVERTES
In, http://www.dominicmiller.com/
"I am a musician. My instrument of choice is the guitar. I have done some things in my career I am proud of and some I am not. None of them do I regret. I don't believe my triumphs
or successes can be measured by who I have played with or how many records have been sold. This is why I am writing my own biography. But for the purposes of clarity I will name
some artists I have worked with who have been very much a part of my journey as a musician.
How I came to play with certain artists and musicians can be traced back to recognising or having an instinct for opportunities when they have been in front of me. I don't mind
saying this is what I am most proud of. Being invited in the mid eighties by percussionist Miles Bould to collaborate together on some demos was one such opportunity which proved to
be an important one. This led to him recommending me to play on Julia Fordham's album Porcelain (1988), produced by Hugh Padgham. He would go on to produce Phil Collins'
album But Seriously which was the best selling album of the year ('89/'90) and included the world-wide hit Another Day in Paradise. Hugh invited me to play on this
album which got me noticed by many artists and producers including Sting who I have been working with ever since. I have recorded every album Sting has produced since The Soul
Cages. I have performed over one thousand concerts with him since 1990, spanned over five world tours. He is perhaps the most influential artist to my career and certainly the
one I have been with the most.
Towards the end of the eighties I became more prolific as a session musician. Pino Palladino and Manu Katché were often in the studio with me. They have been hugely influential to my
approach as an instrumentalist. What I have learnt from them is incalculable. We played on many albums for various artists around Europe and beyond.
I joined The Pretenders in 1989. The opportunity of joining Sting's band came around the same time which put me in the agonising position of having to make a choice between the two.
To this day I still don't know if I made the right one but judging by how I feel today I suspect it was. Playing with Sting opened the door to countless opportunities. I have played
on at least one hundred albums since I met him. My confidence in my own abilities as a musician has grown as a result. I have recorded four solo albums and co-written songs for
various artists. Some successful, some not. All of them worth it. The most significant thing I have learnt from Sting is the importance or quest for growth as a musician. This is why
I am still a student of music and my fascination for different genres and disciplines never wavers.
I don't see the need to name any more names. These can be found in various discographies on my career. But the single most influential person in my career would have to be my sister
Julie who got me started on the guitar when I was very young. I was born in Buenos Aires, Argentina to an American father and Irish mother. The soundscape to my childhood was The
Beatles, The Rolling Stones, Bossa Nova music, Tango music, Argentine folklore and church music, classical music, Irish folk music and the blues. I went to high school in the USA
(Wisconsin) which gave me an understanding of American culture and music. I moved to London, England to study classical guitar and composition at the Guildhall School of Music when I
was 18 and have lived here ever since.
I am a proud father to six children. I am very happy with my life and my musical journey continues."
Jeffrey Scott Buckley, 17 novembre 1966, Anaheim, Californie- 29 mai 1997, Memphis, Tennessee
Auteur-compositeur-interprète, Multi-instrumentiste: Guitare, Guitare basse, Batterie, Harmonium, Dulcimer, Sitar, Tablâ, Harmonica
Rock alternatif, Hard rock, Folk rock, Blues
Années actives 1991-1997
Label(s) Columbia Records
Site internet www.jeffbuckley.com
Jeff Buckley (né à Anaheim, Californie le 17 novembre 1966 et mort à Memphis, Tennessee, le 29 mai 1997) est un chanteur, musicien et auteur-compositeur américain. Il est le fils du chanteur Tim
Buckley et de Mary Guibert, et est l'auteur d'un unique album studio, « Grace », sorti en 1994. Il connaîtra, après son décès, une très grande reconnaissance posthume. Il est considéré
aujourd'hui comme un des artistes majeurs des années 1990.
Enfance
À la naissance de Jeff, ses parents Tim Buckley et Mary Guibert sont déjà séparés : Tim préfèrera se consacrer à la musique plutôt qu'à la vie de famille (son premier album, intitulé « Tim
Buckley », sorti le 19 novembre 1966, deux jours après la naissance de Jeff)[2]. Jeff vivra donc avec sa mère (le divorce de Tim et Mary sera prononcé le 29 août 1967[3]).
Jeff et sa mère habitent au départ chez les parents de Mary, mais la
jeunesse de Jeff sera rythmée par de nombreux déménagements, et avec un niveau de vie parfois des plus modestes.
L'éveil et la passion de Jeff pour la musique se fait beaucoup par sa mère qui jouait très souvent du piano en sa présence (des morceaux de Beethoven et Rachmaninov entre autre)[4]. Durant cette
période, il découvre également des artistes comme les Beatles, Simon & Garfunkel mais aussi Édith Piaf, dont il découvrit les chansons à l'école. Par la suite, Jeff est également beaucoup
revenu sur l'importance de Ron Moorhead dans sa formation musicale. Ron fut le deuxième époux de Mary Guibert (de 1969 à 1973) et est le père de Corey James Moorhead (né en mars 1972), le
demi-frère de Jeff. Il faisait découvrir à Jeff beaucoup de groupes de rock dont les Moody Blues, Crosby, Stills & Nash, les Doors ou encore Led Zeppelin[5].
Le 29 juin 1975, Tim décède d'une overdose à l'âge de 28 ans. Jeff ne connaîtra que très peu son père : tous les deux ne se voyaient qu'à de rares occasions. Jeff le verra tout de même une fois
en concert (à Huntington Beach près d'Anaheim, deux mois avant le décès de Tim)[6]. Tim avait si peu de relations avec Jeff et Mary que ces derniers ne seront même pas invités aux obsèques[7].
Tim Buckley avait enregistré deux chansons parlant d'eux : « I Never Asked To Be Your Mountain » et « Dream Letter ».
Adolescence
C'est à partir de 1979 que Jeff se passionne vraiment pour la musique : il aime à l'époque le rock progressif (notamment les groupes Yes et Rush) mais surtout, il reçoit pour Noël sa première
guitare électrique, une imitation d'une Gibson Les Paul noire avec laquelle il apprend notamment à jouer le morceau My Sharona du groupe The Knack (ce morceau est également le premier que Kurt
Cobain apprit à jouer)[8] ,[9]. Il développera beaucoup son jeu de guitare en intégrant, en 1981, l'orchestre de jazz de son lycée (Jeff était inscrit au lycée Loara à Anaheim, le même lycée où
ses parents se sont rencontrés[10]).
En avril 1982, il devient membre de « Powerage », un groupe de hard-rock formé par 3 de ses amis de lycée. L'arrivée de Jeff au sein du groupe les fera évoluer vers un style plus rock progressif
et le groupe se rebaptisera « Mahre Buckham » (C'est un mélange des syllabes de leurs noms de familles : Tim Marse, Robin Horry, Jeff Buckley et Jason Hamel[11])[12]. Au départ, Jeff ne voulait
pas chanter mais il sera tout de même derrière le micro pour leur premier concert, le 21 septembre 1982 (ils joueront essentiellement des reprises dont « Fire » de Jimi Hendrix, « Roxanne » de
Police et « Spirit of Radio » de Rush). Le groupe se sépare après une poignée de concerts supplémentaires dont le dernier eut lieu lors de la fête de fin d'année de leur lycée[13].
En 1984, Jeff déménage à Los Angeles. Grâce à un capital d'argent placé à la mort de son père, il parvient à s'inscrire au Guitar Institute of Technology. Avec deux autres élèves de cette école,
il formera un trio et passera ses journées à travailler sa musique. Durant cette période, il s'ouvrit à d'autres styles de musique comme le jazz, la bossa-nova ou encore le reggae[14].
Il obtient son diplôme l'année suivante. Les choses vont alors un peu stagner pour Jeff : il fera essentiellement plusieurs emplois alimentaires et enregistrera tout de même, en 1987, sa première
maquette intitulée « White Boy Music »[15].
Les débuts
Durant l'été 1988, il rencontre Michael Clouse, le propriétaire d'un studio d'enregistrement à Glendale, dans lequel plusieurs groupes viennent enregistrer des maquettes. Ils deviennent amis et
démarrent ainsi une petite collaboration : Jeff compose et enregistre des arrangements pour les démos des clients de Michael tandis que ce dernier s'occupe des parties son et mixage[16].
« Je veux faire un album qui fasse oublier « Led Zeppelin II » ! » - Jeff Buckley à Michael Clouse (durant leur collaboration de 1988 à 1990)[17]
Jeff rejoindra également un groupe de reggae nommé A.K.B. (Al Kirk Band) qui accompagnera notamment, le temps d'un concert, la chanteuse Judy Mowatt (ex-choriste de Bob Marley). Plus tard, il
jouera dans Group Therapy, un groupe de hard-rock.
En février 1990, Jeff concrétise une idée qui lui trottait dans la tête depuis plusieurs mois : aller à New York. Il s'y rend avec son ami Shinehead, un chanteur de reggae qu'il accompagne sur
scène à l'occasion. Ils y restent quelques mois. Durant cette période, Jeff compose quelques chansons, dont « Eternal Life », et fait la découverte du chanteur Nusrat Fateh Ali Khan qui deviendra
une des plus ses plus grandes influences musicales[18] ,[19]
Jeff revient à Los Angeles en septembre 1990 après que Herb Cohen, l'ancien manager de son père, lui propose de l'aider et de financer l'enregistrement d'une maquette (Herb se tenait très souvent
au courant des progrès musicaux de Jeff). Il enregistre ainsi, en compagnie de Michael Clouse, quatre chansons (« Unforgiven », qui sera plus tard rebaptisée « Last Goodbye », « Eternal life », «
Strawberry Street » et « Radio ») qu'il rassemblera sous le nom « The Babylon Dungeon Sessions »[21].
Ces chansons n'auront pas le succès espéré et mis à part une rencontre et une tentative de collaboration avec la chanteuse Carole King au début de l'année 1991, les choses n'avanceront pas
beaucoup pour Jeff[22].
« Greetings from Tim Buckley » : la rencontre avec Gary Lucas [modifier]
C'est en avril 1991 que tout va vraiment démarrer pour Jeff Buckley quand un concert en hommage à son père est organisé à l'église Saint-Ann de New York. Hal Willner, l'organisateur de ce projet
intitulé « Greetings from Tim Buckley », prend contact avec Herb Cohen (l'ancien manager de Tim) qui lui signale l'existence de Jeff et du talent de celui-ci. De cette façon, Jeff finira par être
invité à jouer au concert[23]. Jeff Buckley retourne donc à New York le 20 avril. Une fois là-bas, Hal Willner lui présente rapidement Gary Lucas (un ancien collaborateur de Captain Beefheart)
avec l'idée de les faire jouer ensemble durant le concert. Le courant passe rapidement entre les deux hommes qui se mettent ainsi au travail[24].
Le jour du concert, le 26 avril, ils joueront notamment « Sefronia-King's Chain », « Phantasmagoria In Two » et surtout « I Never Asked To Be Your Mountain », chanson avec laquelle Jeff a
toujours entretenu des rapports ambigus (« Je suis mentionné dans la chanson, tout comme sa petite amie de l'époque, ma mère. C'est une chanson magnifique, que j'admirais et haïssais à la fois,
et c'est pour cette raison que c'est celle que j'ai chantée »[25]). Le public sera très impressionné par Jeff, sa voix et ses qualités de chanteur. Il volera ainsi la vedette à tous les autres
musiciens invités, à tel point qu'au moment du rappel, il reviendra seul sur scène interpréter « Once I Was »[26].
Après ce concert, Jeff prolonge son séjour à New York de plusieurs semaines : il est sollicité de toute part et fait la rencontre de Rebecca Moore, présente dans le public, qui deviendra sa
petite amie[27].
Gods & Monsters
Jeff retourne ensuite à Los Angeles et démarre des répétitions avec ses amis Chris Down (claviériste de Fishbone) et Carla Azar. Ils envisagent de former un vrai groupe (ils composeront notamment
le morceau « What Will You Say » que Jeff jouera ensuite très souvent sur scène)[28].
Au même moment, à New York, Gary Lucas, très satisfait de sa collaboration avec Jeff, lui propose une place de chanteur dans son groupe Gods & Monsters. Pour motiver Jeff à revenir à New
York, Gary se met à composer des morceaux et les lui envoie[29]. Ce sera surtout la présence de Rebecca Moore à New York qui, en juin 1991, va décider Jeff à y revenir (par intermittence au
départ) et s'investir dans le groupe de Lucas[30].
Ainsi, Jeff se met au travail avec Gary. Il écrit des paroles et compose une mélodie pour les deux morceaux que ce dernier lui avait envoyés et qui deviennent alors « Grace » et « Mojo Pin ». Le
17 août 1991, ils enregistrent ces deux chansons aux studios Krypton avec Jared Nickerson à la basse et Tony Lewis à la batterie et décrochent un peu plus tard un contrat avec le label « Imago
»[31] ,[32].
Début 1992, Jeff quitte définitivement L.A. et s'installe avec Rebecca Moore dans le Lower East Side de New York. L'association Lucas/Buckley se constitue rapidement un plus gros répertoire avec,
entre autres, des compositions comme « She's Free », « Harem Man » ainsi que des reprises telles que « L'Hymne à L'Amour » (d'Édith Piaf) et « Satisfied Mind » (de Porter Wagoner[33])[34] et
démarre une série de concerts.
Cependant, des tensions apparaissent dans le groupe : les deux hommes ont des différents artistiques : Gary veut faire signer à Jeff un contrat l'empêchant de s'investir dans d'autres projets que
« Gods & Monsters »[35], et Jeff n'est pas satisfait du nouveau contrat que leur propose Imago[36]. Le clash a lieu le 14 mars, le lendemain d'un concert donné à l'église St-Ann (le lieu de
leur rencontre) à l'issue duquel, Kate Hyman (la patronne du label Imago) devait décider de continuer ou non la collaboration avec « Gods & Monsters ». Kate donnera son accord pour signer
Jeff mais pas « Gods & Monsters ». Cette décision et les différents entre Gary et Jeff
mettront un terme à leur collaboration[37].
Le phénomène du Sin-é bar
Jeff commence alors à se produire seul sur scène. Par l'intermédiaire de Daniel Harnett, un ami de Rebecca Moore, il découvre un petit bar irlandais du nom de « Sin-é », situé dans le Lower East
Side de New York et qui accueille fréquemment les musiciens locaux. Jeff y jouera pour la première fois en avril 1992[38]. Il appréciera très vite l'endroit et reviendra rapidement faire d'autres
concerts.
Shane Doyle, le patron du bar, appréciera tellement les performances de Jeff qu'il le fera jouer au « Sin-é » tous les lundis. Jeff y joue quelques unes de ses compositions (« Mojo Pin », « Grace
», « Eternal Life » et « Unforgiven »), mais surtout beaucoup de reprises de ses idoles dont, entre autres, Bob Dylan, Nina Simone, Nusrat Fateh Ali Khan, Joni Mitchell et Van Morrison[39]. C'est
aussi à cette époque que Jeff commence à chanter Hallelujah de Leonard Cohen. Il devient ainsi durant le printemp 1992, une des attractions du Lower East Side et le public devient de plus en plus
nombreux[40].
A cette, époque Jeff se produit également à d'autres endroits. À la Knitting Factory, il participe notamment à « Cobra », un projet expérimental du musicien John Zorn dont le concept est le
suivant : les chanteurs arrivent sans rien préparer, reçoivent une indication plus ou moins vague et doivent, immédiatement après, monter sur scène et improviser quelques choses[41] ,[42].
Mais c'est au « Sin-é » que la carrière de Jeff franchira une étape supplémentaire. Là-bas, son succès est tel que, durant le mois de mai, de nombreux directeurs artistiques s'y rendent pour le
voir en concert [43]. Il reçoit plusieurs propositions et passe ensuite plusieurs mois à les étudier en compagnie de Georges Stein (son avocat et futur manager). Le 29 octobre, après de
nombreuses hésitations, il signe un contrat avec Sony Music, sur leur label Columbia. Le fait que son idole Bob Dylan soit signé sur cette maison de disque fut un critère déterminant dans son
choix mais Steve Berkowitz, le directeur artistique de Columbia était aussi le seul à s'accrocher et à accepter les conditions de Jeff Buckley en termes d'argent (avances et pourcentages) et de
liberté artistique[44].
Une fois, le contrat signé, les choses vont considérablement ralentir : Jeff veut prendre son temps. Il continuera de jouer au « Sin-é » ainsi qu'à d'autres endroits durant plusieurs mois, il
fera quelques brèves tentatives d'enregistrements en studio mais aucun réel enregistrement d'album n'est prévu[45]. Il rencontrera tout de même, en juin 1993, le producteur Andy Wallace (qui a
également mixé l'album Nevermind de Nirvana) et les deux hommes se mettront d'accord pour travailler ensemble.
Les choses progressent en juillet 1993 quand « Columbia » décide, avec l'accord de Jeff, de l'enregistrer en concert au Sin-é. Un premier essai est fait le 19 juillet mais sa prestation n'est pas
bonne : Jeff est nerveux car même si des amis à lui sont présents, le public est fortement composé de gens de chez Columbia[46]. Une deuxième tentative est faite le 17 août, en petit comité, et
cette fois, tout se passera bien : Jeff parviendra à retrouver l'ambiance habituelle de ces concerts[47]. Un CD-Maxi du concert sortira le 23 novembre[48].
L'enregistrement de « Grace »
Avant d'enregistrer un album, Jeff veut se trouver des musiciens. Pour cela, il rencontre dans un premier temps Mick Grondahl, un jeune bassiste n'ayant jamais joué en groupe auparavant, puis
quinze jours plus tard, il fait la connaissance d'un batteur nommé Matt Johnson. Les trois hommes démarrent ainsi des répétitions où sera composé le morceau « Dream Brother ». Les essais étant
concluants, les deux musiciens sont alors recrutés[49]. Ils feront leur premier au « Sin-é » le 19 septembre.
« Rien ne vaut un groupe. Prends n'importe quel grand album, il importe peu que ce soit un artiste solo comme Van Morrison, sur ses albums, comme Astral Weeks, il y avait un super groupe. Ma
musique préférée a toujours été faite par des groupes. »
- Interview de Jeff Buckley durant l'enregistrement de l'album « Grace »[50]
Le lendemain du concert, ils se rendent tous les trois aux studios « Bearsville » à Woodstock pour enregistrer leur premier album qui sera produit par Andy Wallace[51].
En entrant en studio, Jeff n'avait qu'une idée très vague de ce qu'il allait enregistrer. Il enregistrera dans un premier temps et pour s'échauffer quelques reprises de Bob Dylan, Bukka White,
Hank Williams ou encore Nina Simone[52] ,[53].
Durant l'été 1993, Jeff recontacte Gary Lucas car il souhaite enregistrer les chansons « Grace » et « Mojo Pin » qu'ils avaient composées ensemble. Gary donnera facilement son accord et sera même
invité à les rejoindre en studio. Les tensions apparues durant l'époque « Gods & Monsters » étaient donc apaisées et Gary vint passer quelques jours au studio et enregistrer les parties de
guitare qu'il avait composées[54].
Au départ, avec Andy Wallace, il fut question que Jeff n'enregistre qu'un album de reprises[55], mais finalement il décide d'enregistrer ses compositions et de n'enregistrer que 3 reprises pour
l'album : « Lilac Wine » (de James Shelton), « Hallelujah » (de Leonard Cohen) et « Corpus Christi Carol » (de Benjamin Britten). L'album se dessinera ainsi, petit à petit.
Quelques temps avant la fin des sessions, Jeff et ses musiciens composent une nouvelle chanson intitulée « Forget Her » et l'enregistrent également. Cette chanson retient particulièrement
l'attention de Steve Berkowitz qui surveillait régulièrement l'évolution des sessions et qui voit en cette chanson un « single » potentiel[56].
Les sessions se terminent mais l'album n'est pas complètement achevé. En effet, Jeff qui partira un moment seul en tournée à travers les États-Unis et le Canada, décide d'auditionner avec ses
musiciens un nouveau guitariste, Michael Tighe (un ami de Jeff rencontré par l'intermédiaire de Rebecca Moore). Le courant passe entre les 4 hommes et Michael est recruté. Très peu de temps après
son embauche, Michael et Jeff composeront un nouveau morceau intitulé « So Real » que le groupe enregistrera (ainsi que « Kanga-Roo », une reprise de Big Star) à New York[57]. Jeff Buckley
parviendra à enregistrer le chant de « So Real » en une seule prise, ce qui est une performance tout à fait exceptionnelle[58].
Jeff imposera ensuite cette nouvelle chanson pour l'album, en remplacement de « Forget Her » qu'il trouve plutôt faible. Steve Berkowitz et les gens de Columbia ne sont eux pas du tout du même
avis mais finiront pourtant par accepter cette modification[59].
L'album est cette fois-ci bel et bien terminé, Jeff le nomme « Grace » et il sort en août 1994 en Europe puis aux États-Unis. Les titres qui y figurent sont les suivants : Mojo Pin , Grace, Last
Goodbye (anciennement appelé Unforgiven), Lilac Wine, So Real, Hallelujah, Lover, You Should Have Come Over, Corpus Christi Carol,
Eternal Life, Dream Brother (ce titre est un clin d'œil à la chanson Dream Letter que chantait Tim Buckley[60]
Les tournées
En juin 1994, Jeff et son groupe démarrent leur première tournée aux États-Unis. Mis à part quelques concerts dont notamment celui du « Fez » à New York, le 17 juin (des personnalités comme Chris
Cornell, Winona Ryder et The Edge sont présentes dans la salle), cette tournée ne fera pas grand bruit (principalement parce que l'album n'était pas encore sorti)[63]. Le 16 août 1994, ils feront
un concert d'adieu au « Sin-é ». Jeff part ensuite à Londres passer du temps en compagnie de Liz Fraser, la chanteuse des Cocteau Twins ; ils auront une brève relation et composeront également
une chanson intitulée « All Flowers In Time »[64].
Le 23 août 1994, l'album sort aux États-Unis mais Mick Grondahl, Matt Johnson et Michael Tighe rejoignent Jeff à Dublin (d'où est originaire son grand-père paternel) pour préparer une tournée
d'un mois en Europe. Le premier concert de Jeff pour cette tournée aura lieu au « Garage » à Londres, le 1er septembre. Le 22 septembre, Jeff fera son premier concert français au « Passage du
Nord-Ouest » à Paris[65].
Ce sont en fait deux années de tournées ininterrompues qui commencent. Grace reçoit un très bon accueil critique, plus encore en Europe qu'aux États-Unis (il sera récompensé par le Grand Prix
international du Disque 1995 de l'académie Charles Cros[66]), mais les ventes sont assez modestes, du moins pour Columbia. Jeff va ainsi s'épuiser dans des tournées interminables, dans des
concerts d'envergures diverses, des petits festivals partout dans le monde ou encore au Sin-é où il reviendra plus tard.
A la manière des musiciens de Jazz qui improvisent leur musique autour d'un thème musical, Jeff et son groupe interprètent toujours les mêmes chansons mais chaque fois différemment des soirs
précédents (ils rallongeaient certains passages ou jouaient de nouveaux arrangements)[67].
Les chansons qu'ils jouaient étaient principalement : « Mojo Pin », « Grace », « Last Goodbye », « So Real », « Lover, you should have come over », « Eternal Life », « Dream Brother », «
Hallelujah », « What Will You Say », « Kick Out The Jams » (reprise du MC5) ainsi que la fameuse chanson « Kanga-Roo » qui sera à l'origine d'un gros clash entre Jeff et les gens de Columbia qui
trouvent que le morceau est trop long (15 minutes en moyenne) et qu'il nuit à ses prestations. Jeff, lui, ne l'entend pas de cette oreille et continuera malgré tout de jouer cette chanson. Il ira
même, parfois, jusqu'à la dédier au personnel de sa maison de disques[68].
A cette liste de chansons, Jeff en rajoutait souvent quelques autres selon ses envies du moment. Ils ont ainsi interprété des morceaux de The Smiths, Led Zeppelin, Edith Piaf, Judy Garland ou
encore Siouxsie Sioux[69].
Dates Villes Salles
22 septembre 1994 Paris Passage du Nord-Ouest 8 février 1995 Toulouse Bikini
9 février 1995 Montpellier Salle
Victoires
10 février 1995 Lyon B52
11 février 1995 Paris
Bataclan
13 février 1995 Rennes Ubu
14 février 1995 Strasbourg La
Laiterie
6 juillet 1995 Paris Olympia
7 juillet 1995 Paris Olympia
La popularité de Jeff Buckley, sans être gigantesque à l'époque, lui posera quelques problèmes : le 4 juin, par exemple, il est photographié en compagnie de Courtney Love qui cherchait à le
séduire depuis quelques temps. Ces photographies entraîneront de nombreuses rumeurs alors que leur relation était strictement amicale[72]. Un autre événement le contrariera beaucoup quand le
magazine People le cite dans un classement des 50 plus beaux hommes du monde. À ce sujet, il déclara : « C'est facile d'avoir du succès, cela n'a pas grand chose à voir avec la musique, mais avec
le look, l'exposition médiatique... [...]. Je serai toujours musicien, je n'ai pas besoin d'avoir ma photo partout [...]. Ce que je veux vraiment c'est toujours pouvoir jouer, jusqu'à ce que je
tombe. »[73].
Avec la fatigue des tournées, Jeff n'arrive plus à écrire de nouvelles chansons (au bout d'un an de tournées à travers le monde, 207 concerts au total ont été donnés[74]). Malgré cela, sa maison
de disque exercera beaucoup de pression sur lui pour qu'il enregistre rapidement un deuxième album. En effet, à la fin de l'année 1995, Grace s'est vendu à 750 000 exemplaires dans le monde (dont
180 000 exemplaires aux États-Unis[75]), mais Columbia aurait avancé près de 2,2 millions de dollars en clips, tournées, singles et sessions d'enregistrements, si bien que les ventes de l'album
ne lui permettent pas de rembourser intégralement sa maison de disque et il doit ainsi éponger ses dettes[76].
« Depuis l'année dernière, je n'ai pas été capable d'écrire une chanson. Toujours en tournée, pas moyen de prendre la moindre distance. (...) Je me sens cheap et inutile. Il faut que je me
remette à écrire... Quand je me vois, j'ai honte, je ne suis plus qu'un pantin traîné de salle en salle. »
- Jeff Buckley au magazine Les Inrockuptibles[77]
D'autre part, le rythme très éprouvant des tournées viendra à bout du batteur, Matt Johnson. En plus ne plus supporter ce rythme, il commence aussi à être victime de problème auditif lié au
volume sonore des prestations répétées du groupe et des tensions apparaissent également entre lui et Jeff car il accepte mal le mode de vie excessif de ce dernier (forte consommation d'alcool, de
cigarettes et expérimentation de certaines drogues). Ainsi, en novembre 1995, voulant anticiper le départ dont leur parle leur ami, Jeff, Mick et Michael vont démarrer quelques répétitions avec
un nouveau batteur, Eric Eidel. Mais les choses en restent là pour l'instant[78]. Matt quittera ensuite le groupe au début de l'année 1996 après une dernière tournée de quinze dates en Australie.
Michael Tighe déclara à ce sujet : « Matt en a eu assez des tournées [...] Avec Jeff, il entretenait une relation particulièrement fraternelle, ils étaient similaire en bien des points. Cela a
été dévastateur pour le groupe quand il est parti. »[79].
Sketches For My Sweetheart The Drunk
Après le départ de Matt Johnson, le groupe ne tourne plus et (sous la pression de Steve Berkowitz et de Columbia) se concentre alors sur l'écriture et l'enregistrement de ce second disque. Eric
Eidel sera alors reconvoqué et le 15 juin, le groupe entre au studio Sorcerer Sound à New York pour tenter d'enregistrer ce deuxième album (déjà intitulé My Sweetheart The Drunk) avec Tom
Verlaine (leader du groupe Television) à la production. Tom Verlaine et lui se sont rencontrés la même année durant l'enregistrement de l'album Gone Again de Patti Smith auquel Jeff Buckley fut
invité à participer. Il joue sur le morceau « Fireflies » et fait des chœurs sur « Beneath The Southern Cross » (à noter que quatre célèbres musiciens de rock sont présents sur ce morceau : Tom
Verlaine à la guitare, John Cale au clavier, Patti Smith et Jeff Buckley au chant).
Cette première session d'enregistrement de My Sweetheart The Drunk est un échec : les conditions sont précaires, le temps est limité et Eric Eidel, leur nouveau batteur, ne parvient pas à
s'adapter à tous les morceaux[80]. Jeff Buckley décide alors de repousser l'enregistrement de l'album.
Durant l'automne 1996, Jeff décide de se séparer d'Eric Eidel. Le moral de Jeff est alors au plus bas et ses proches s'inquiètent de le voir boire autant d'alcool et le soupçonnent d'abuser
d'autres drogues (à noter que Jeff avait auparavant avoué avoir déjà pris des drogues tout en parlant de libération ou d'aide à la créativité pour se justifier)[81]. Les choses vont s'améliorer
au début de l'année 1997, quand Mick Grondahl lui présente Parker Kindred, un nouveau batteur qui, après quelques répétitions, sera rapidement embauché[82].
Le 5 février 1997, le groupe est de nouveau en studio, cette fois-ci en compagnie de Michael Clouse à la production, mais seulement pour quelques jours. Ils enregistreront une poignée de nouveaux
morceaux dont Haven't You Heard. Selon Michael Tighe, ces sessions étaient « juste des essais pour avoir des trucs sur bande et voir comment les arrangements fonctionnaient[83] ».
Fin février, le groupe retourne en Studio avec Tom Verlaine, mais cette fois-ci à Memphis. Ce sera un nouvel échec : Jeff Buckley, musicien extrêmement perfectionniste, veut sans arrêt reprendre
chaque morceau et Tom Verlaine râle après les musiciens. Au final, seuls quelques morceaux sont enregistrés, dont Opened Once que Jeff Buckley enregistre seul avec Tom Verlaine, tandis que le
reste du groupe est reparti à New York[84].
Le 22 mai, resté à Memphis pour s'isoler et composer de nouveaux morceaux, il envoie à ses musiciens une maquette contenant de nouvelles chansons et les invite à le rejoindre à Memphis pour les
enregistrer (au téléphone avec Michael Tighe il lui dira : « C'est la première fois que je me sens vraiment bien avec cette musique, je me sens comme quand nous sommes partis en tournée pour la
première fois pour Grace[85] ».)
Le 29 mai 1997, le groupe prend l'avion pour rejoindre Jeff Buckley. Attendant leur arrivée, il part se promener au bord de la Wolf River, fleuve boueux et affluent du Mississippi, avec son ami
Keith Foti et décide d'aller se baigner, tout habillé. Après le passage d'un bateau à roues, il disparaît dans les eaux. Son corps est retrouvé six jours plus tard[86], près de Beale Street dans
le Mississippi, par un passager du bateau de tourisme « American Queen »[87]. Il avait 30 ans.
Hommages et Carrière posthume
Portrait de Jeff Buckley« Techniquement, c'était le meilleur chanteur à être apparu depuis probablement vingt ans. [...] Plus j'écoute Grace, plus j'apprécie son talent absolu... Ce n'est pas
loin d'être mon album préféré de la décennie. »
- Jimmy Page à propos de Jeff Buckley[88]
C'est après sa mort que Jeff Buckley est le plus médiatisé : même si l'album Grace fut un succès à sa sortie, ses ventes ont explosé après sa mort, notamment grâce aux nombreux hommages qui lui
ont été rendus à sa mort et durant les années suivantes dans la presse musicale ainsi que par quelques artistes célèbres dont Jimmy Page (voir la citation plus haut), Brad Pitt ou encore Alanis
Morissette[réf. nécessaire].
Après la mort de son fils, Mary Guibert décida pratiquement tout de suite de prendre en charge la gestion de sa mémoire.Elle refusera, dans un premier temps, de se rendre à la cérémonie funéraire
organisé par les amis New Yorkais de Jeff (qui eu lieu le 11 juin 1997 à la St Mark's Church) et en organisera une nouvelle, plus "people", à la St Ann's Church de Brooklyn (où tout avait
vraiment démarré pour Jeff) le 31 juillet et 1er août 1997 où des personnalités telles qu'Elvis Costello, Marianne Faithfull ou encore Rebecca Moore s'y rendront[89].
Dès le décès de Jeff Buckley, les gens de Columbia, ne perdant pas pour autant leur sens des affaires, programment la sortie d'un album posthume pour octobre 2007[90]. Ils avaient récupéré les
enregistrements fait avec Tom Verlaine et projettaient de les faire mixer par Andy Wallace. Mary s'opposera à cette initiative jugée trop précoce et non respectueuse de la mémoire de son fils.
Elle reprendra alors ce projet en compagnie de Don Devito et de Chris Cornell (ex-chanteur de Soundgarden et ami de Jeff)[91].
Ainsi, en mai 1998, sort Sketches For My Sweetheart The Drunk[92], un double album composé de la 1re session d'enregistrement, dont Buckley n'était pas satisfait, et des démos 4-pistes qu'il
avait enregistré seul à Memphis plus tard, comme brouillon pour ce qui aurait dû être le nouvel album[93].
Après un procès intenté au manager de Jeff en juillet 1998 et remporté ensuite, Mary Guibert gèrera tout ce qui concerne la musique de son fils : de la publication de disques jusqu'aux
autorisations d'utiliser sa musique[94].
En mai 2000, elle publie, avec l'aide de Michael Tighe, Mystery White Boy, un album live enregistré durant les tournées de 1995 à 1996.
L'année suivante, ils publient en France uniquement, Live à L'Olympia[95].
Bien que certaines personnes commencent à critiquer le fait de voir autant d'albums posthumes être publiés[96], Gary Lucas publie Songs To No One en 2002. Cet enregistrement reprend les chansons
de ce dernier en compagnie de Jeff Buckley au sein de Gods & Monsters.
Pour les dix ans de la sortie de Grace, une version remasterisée de l'album est édité. Elle est nommée Grace Legacy Edition et est aug
menté d'un deuxième disque contenant la chanson Forget Her que Jeff avait
remplacé par So Real et quelques reprises que le groupe avait enregistré durant les sessions d'enregistrement de l'album.
Jeff Buckley a eu une influence considérable dans le monde musical des années 1990. En particulier, il est un des principaux inspirateurs de la vague pop/rock mélancolique et des groupes
Radiohead (leur chanson « Fake Plastic Tree » fut écrite par Thom Yorke en revenant, complètement bouleversé d'un concert de Jeff Buckley), Coldplay (lors d'une interview, Chris Martin a déclaré
: « Moi aussi, j'ai tout piqué à Thom Yorke ou à Jeff Buckley[97] »), Starsailor, Muse, Travis ou encore le chanteur Badly Drawn Boy reconnaissent tous son influence[98].
Chansons composées en hommage à Jeff Buckley[99]
Cocteau Twins[100] « Rilkean Hearts » et « Half Gifts » Milk And Kisses
Chris Cornell « Wave Goodbye » Euphoria Morning
PJ Harvey « Memphis » Good Fortunes
Aimee Mann « Just Like Anyone » Bachelor n°2
Brenda Kahn « Sidestep The Bullet » Hunger
Mike Doughty[101] « Grey Ghoste » -
Juliana Hatfield « Trying Not To Think About It » Please Do Not Disturb
Duncan Sheik « A Body Goes Down » Humming
Hole « Boys On The Radio » Celebrity Skin
Mark Eitzel « To The Sea » The Invisible Man
En 2008, la popularité de Jeff Buckley connaît un nouvel essor grâce notamment à des interprétations d'Hallelujah par Jason Castro dans l'émission American Idol. En effet, la semaine suivant sa
prestation, la chanson (la version de Jeff Buckley) devient n°1 des ventes par téléchargement aux États-Unis[102]. En France, dans l'émission La Nouvelle Star (la version française), Julien Raoux
(durant le casting) et Benjamin Siksou (dans un des Prime-Time) ont fait de même. La chanson passe depuis régulièrement à la radio et les ventes de l'album ont nettement augmenté[103].
Paradoxalement à ce succès, Jeff Buckley, lui, n'était pas satisfait de sa version (« Ma version est trop rapide. [...] Je devais choisir entre celle-ci et une autre que je détestais vraiment. En
tout, il doit bien exister vingt-deux versions qui traînent quelque part[104] »), et selon Gary Lucas, il n'aurait pas aimé une telle « mythification » de son nom (« Il n'aurait pas aimé ça, il
en avait suffisamment entendu sur son père. [...] Il ne se rêvait pas en héros, lui-même n'en avait pas. [...] Si Jeff a été et restera si marquant, c'est que sa musique a toujours été celle d'un
survivant. »[
Possible adaptation cinématographique de sa vie: En 2001, une rumeur annonçait Brad Pitt dans la peau du chanteur mais le film ne se fit jamais, notamment à cause du refus de Mary Guibert, la
mère de Jeff Buckley. Toutefois, elle aurait changé d'avis. Ce retournement de situation serait dû à deux points importants : la qualité des biopics (biographic pictures, films biographiques)
récents tels Ray ou Walk the Line, et la possibilité qu'un film se fasse sans son accord. Le film serait réalisé par un jeune metteur en scène du nom de Brian Jun[106].
Album
1994 : Grace (Columbia Records): Mojo Pin, Grace, Last Goodbye , Lilac Wine , So Real , Hallelujah , Lover, You Should Have Come Over , Corpus Christi Carol , Eternal Life , Dream Brother
Albums posthumes
1998 : Sketches for My Sweetheart The Drunk (Columbia Records)
Cd 1 : The Sky Is A Landfill , Everybody Here Wants You , Opened Once , Nightmares By The Sea , Yard Of Blonde Girls , Witches' Rave , New Year's Prayer , Morning Theft , Vancouver , You & I
,
Cd 2 : Nightmares By The Sea , New Year's Prayer , Haven't You Heard ,I Know We Could Be So Happy Baby (If We Wanted To Be) , Murder Suicide Meteor Slave , Back In N.Y.C. , Gunshot Glitter ,
Demon John , Your Flesh Is So Nice
Jewel Box , Satisfied Mind ,
Mystery White Boy (2000)
,
Live In Chicago (DVD/Video) (2000)
Live à L'Olympia
(2001)
Songs To No One 1991-1992 (2002)
Live at Sin-é Legacy Edition [archive]
(2003)
Grace EP's (2002) contient cinq EP
Grace (Legacy Edition)
(2004)
So Real : Songs From Jeff Buckley
(2007) (compilation)
Singles, EP
The Babylon Dungeon Sessions (EP enregistré en septembre 1990)[107] non édité.
Live at Sin-é
(1993)
Hard Lucky Tour Australia (1995)
Last Goodbye
(1995)
Live From The Bataclan (1996)
Everybody Here Wants You (1998) (EP
australien)
So Real (1999)
Eternal Life (1999)
Influences: Radiohead, Nick Drake, Pink Floyd In http://www.music-story.com/syd-matters,
by Sophie Rosemont
C'est Jonathan Morali qui est à l'origine de Syd Matters. Lauréat du concours CQFD organisé par Les Inrockuptibles en 2002, il sort un premier album très remarqué, A Whisper and a Sigh, en 2003.
Syd Matters devient un groupe lorsqu'il s'entoure de quatre musiciens pour Someday We Will Foresee Obstacles (20
05). Leur troisième album, Ghost Days (2008), entérine la magie des chansons mélancoliques de Moral
i.
Jonathan Morali naît à Paris en 1980. Bercé par le folk américain qu'écoutent s
es parents, il se plonge très vite dans les sonorités douces et étranges de Donovan ou de The Pink Floyd. Il apprend à jouer de la guitare grâce à des magazines mensuels spécialisés en la
matière, et commence à composer des chansons sans sa chambre d'adolescent. Après le bac, il débute sans grande conviction des études d'histoire, et commence à enregistrer, toujours dans sa
chambre, les morceaux qui deviendront ceux de son premier album. Et décide de s'appeler Syd Project en référence à Syd Barrett.
Le Lauréat
En 2002, Morali envoie ces morceaux-là au magazine musical Magic qui s'enthousiame aussitôt et l'encourage à persister dans sa démarche. Lorsqu'il prend contact avec le tout jeune Third Side
Records, dont il représente l'heureuse première signature, les dirigeants de celui-ci lui conseillent de changer de nom. En l'espace de quelques minutes, Syd Project devient alors Syd Matters. En
décembre de la même année, les Inrockuptibles, à qui il avait envoyé ses compositions, le rappellent afin de le faire participer à CQFD. Ce concours, organisé cette année-là pour la première
fois, sert à promouvoir les talents émergents. Sa chanson « End and Start Again » charme le public, et il remporte le concours.
A Whisper & A Sigh
Fort de cette reconnaissance à la fois critique e
t publique, il sort son
premier disque, un maxi joliment intitulé Fever in Winter, Shiver in June. Morali y assure le chant, la guitare, les claviers, les boîtes à rythme, etc. Les six chansons du disque se réclament
d'un folk et d'une pop savamment mêlées, flirtant avec le planant, et riches de paroles aussi romantiques que poétiques. A Whisper & A Sigh paraît quelques mois après, toujours en 2003. Le
joli « Black and White Eyes », déjà présent sur Fever in Winter, Shiver in June, remporte un réel succès d'estime. Pour sa tournée, Morali recrute quatre musiciens qui l'accompagneront dorénavant
en studio comme en concert. Il s'agit du batteur Clément Carles, du bassiste Jean-Yves Lozac'h et des guitaristes Rémi Alexandre et Olivier Marguerit. Syd Matters devient ainsi un groupe.
Sauts d'obstacles
Après des mois de tournée, il est temps pour Syd Matters de se concentrer sur un nouveau projet.
Le très attendu Someday We Will Foresee Obstacles sort en avril 2005. Même si Morali reste le principal compositeur et unique parolier de Syd Matters, c'est le premier album représentant le fruit
d'un travail collectif du quintette, et le résultat est convaincant. Une meilleure production, une instrumentation solide, un folk nourri de pop et de rock : Someday We Will Foresee Obstacles est
une incontestable réussite avec des chansons comme « To All of You », plus accessibles que les précédentes. Syd Matters part ensuite pour une longue tournée en France et à l'étranger.
Une bande originale presque victorieuse
En 2007, Syd Matters signe la bande originale du film de Nicolas Klotz, La Question Humaine, nommée aux Victoires de la Musique 2008 (catégorie « Musique originale de Cinéma de l'année »). Les
onze titres inédits qui composent la bande originale rappellent l'ambiance du film porté par Mathieu Amalric. Sombre à l'image du pessimiste long-métrage de Klotz, la musique de Syd Matters s'y
révèle plus triste qu'à l'accoutumée. Selon les dires de Morali, travailler avec Klotz lui a beaucoup appris, notamment sur la concentration et la détermination à mener à bien un projet de longue
haleine.
Ghost Matters
Le troisième album du groupe, Ghost Days, paraît en janvier 2008. Remarqué par sa pochette signée du plasticien new-yorkais Jason Glasser (également musicien du groupe FruitKey), le disque brille
toujours d'un travail soigné sur l'ambiance, l'onirisme et l'émotion. Présent depuis le début de l'aventure de Syd Matters, Yann Arnaud (qui possède à son actif de producteur Air, Christophe
Honoré ou Noir Désir) se charge du mixage et d'une partie de la production. Près d'une dizaine de musiciens s'y sont investis, ce qui est une première. Cependant, bien que Syd Matters soit
désormais un groupe à part entière, l'omniprésence charismatique de Jonathan Morali s'impose toujours.
William Cooper : Piano, Violon
David Roback : Guitare
Jill Emery : Basse
Keith Mitchell : Batterie
Hope Sandoval : Chant
ABOUT by François Alvarez, in http://www.music-story.com/mazzy-star/biographie
Mazzy Star colorent la scène de San Francisco de leurs étranges ballades, de 1989 à 2000. Seulement trois albums naissent de la collaboration de Hope Sandoval (voix) et David Roback (guitare)
mais ils sont fulgurants et indispensables. She Hangs Brightly (1990) So Tonight That I Might See (1993) et Among My Swan (1996) sont traversés de titres au tempo lent, portés par la grâce
subtile de la voix de Hope Sandoval. Mazzy Star est une étoile rock trop vite éteinte, disparue dans les limbes d'un néo psychédélisme envoûtant.
David Roback participe d'abord au revival psychédélique de San Francisco au sein de Rain Parade, il fonde ensuite Opal dont Hope Sandoval devient la chanteuse. En 1989, Opal cesse d'exister et
David Roback peut former Mazzy Star avec Hope Sandoval.
Ambiance dominante
Leur association donne lieu dès She Hangs Brightly, à une musique indéfinissable. Ils s'inspirent aussi bien du folk que de réminiscences psychédéliques, David Roback fait naître les ambiances à
partir de parties à la guitare sèche, Hope Sandoval pose sa voix désincarnée telle une Grace Slick sans les cris, le reste n'est qu'enrobage élégant. Mazzy Star sont maîtres d'une musique où le
climat est roi, où l'ambiance domine.
Voir le soir
So Tonight That I Might See est clairement à classer parmi les quasi chef d'oeuvre de la décennie, le duo fonctionne à plein. L'album dégage une beauté sauvage, languide, poisseuse, un blues
contemporain proche des ambiances des films de David Lynch. « Fade Into You » offre même à Mazzy Star un tube inattendu (No 40 au Billboard) en servant d'illustration à plusieurs séries
télévisées populaires telles Desperate Housewifes et Cold Case.
Chant du cygne
Leur chant du cygne est le majestueux Among My Swan, le groupe jouit alors d'une aura mystérieuse, entretenue par les personnalités secrètes des deux leaders. Au terme de la tournée de soutien
à l'album, Mazzy Star disparaît durant trois ans. En 2000, ils se retrouvent pour une nouvelle tournée, ils jouent même de nouvelles chansons et parlent d'un futur album.
Fjords norvégiens
Depuis Hope Sandoval participe à différents projets, Davis Roback fréquente les fjords norvégiens et est censé composer pour un futur album de...Mazzy Star. Ce groupe précieux a certainement
encore bien plus à offrir que trois albums nimbés d'une lumière froide.
Mazzy Star sont à eux seuls une version acoustique du trip-hop anglais.
ABOUT by, Raphaël Richard, in http://www.music-story.com/portishead/biographie-02
Si Portishead n'a pas inventé le trip-hop, le groupe lui a donné ses lettres de noblesse et a popularisé ce style plutôt intimiste avec notamment le titre « Glory Box » qui fait figure de
classique. En deux albums studios, les anglais se sont forgés une identité forte avec un son unique accompagné de la voix très particulière de Beth Gibbons. Presque disparus depuis 1998, et bien
que leur musique n'ait pas vieilli, ils n'ont pas abandonné l'idée d'un nouvel album.
Portishead est né de la rencontre de Geoff Barrow et de Beth Gibbons dans une agence pour l'emploi du sud-est de l'Angleterre. Lui, ancien batteur et fan de rap, a travaillé sur l'enregistrement
du premier album de Massive Attack, également avec Neneh Cherry et Tricky. Elle vient de la campagne et chante alors seulement dans les pubs de la région. Leurs permières productions pour la
bande originale d'un film, dont notamment « Sour Times », sont remarquées par Go ! Discs qui les signe en 1993. Le guitariste de studio Adrian Utley et l'ingénieur du son Dave Mc Donald
complètent le duo qui deviendra Portishead, du nom de la ville près de Bristol où a grandi Barrow. Cette collaboration aboutie à l'album Dummy qui sort en 1994. L'ambiance mélancolique et dense
alliée à une voix fragile détermine le caractère du groupe dont les membres touchent chacun à plusieurs instruments. Leur musique se construit sur des mélodies simples mais possessives, élaborées
à base de samples et de nappes envahissantes de Fender Rhodes ou d'orgue Hamond. Leur succès en Europe et aux Etats-Unis est couronné par un Mercury Prize Award et le disque est certifié or dans
plusieurs pays.
Portishead doit essentiellement sa réussite à sa musique car le groupe est assez réticent au contact des médias et tourne peu au regard de sa notoriété. Alors qu'un nouveau disque est attendu
rapidement après Dummy, il faudra attendre trois ans pour découvrir le second album éponyme du groupe, en partie à cause du perfectionnisme de Barrow. Portishead déçoit un peu malgré de bons
morceaux. Pourtant, le ton n'a pas changé et la méthode reste la même : des samples et des scratchs finement dilapidés et le chant toujours aussi touchant de Beth Gibbons. En juillet 1997 au
Roseland Ballroom de New-York, Portishead joue avec un orchestre symphonique de trente musiciens. L'enregistrement de cette prestation marquante sera publié en CD l'année suivante, puis en DVD en
2002. L'année 1998 marquera leurs derniers concerts après une tournée achevée en été dans divers festivals européens.
Leur activité devient ensuite assez floue. Malgré des informations sur la préparation d'un troisième album en Australie au début des années 2000, celui-ci ne voit pas le jour. Seule à faire
parler d'elle, Beth Gibbons sort l'album Out of season avec Rustin Man en 2002, en précisant que l'avenir du groupe n'est pas scellé. La chanteuse multiplie par ailleurs les collaborations avec
Tom Jones ou Jane Birkin et compose un titre pour la jeune anglaise à la voix soul, Joss Stone.
Le 19 février 2005 à Londres, Portidshead rejoue après un silence long de sept ans à l'occasion d'un concert donné en faveur des victimes du Tsunami qui a frappé l'Asie du sud. Cette date,
notamment partagée avec Massive Attack, reçoit une telle demande qu'un second concert est ajouté le lendemain. Un retour qui pourrait annoncer la sortie d'un nouvel album mainte et mainte fois
reportée...
DISCOGRAPHIE
2008 Third
1998 PNYC
1997 Portishead
1994 Dummy
MASSIVE ATTACK
Bristol, Trip hop-Electro, depuis 1988
massiveattack.co.uk
http://fabien.medina.free.fr/massive/massive4.html (PAROLES)
Membres: Robert Del Naja
Anciens membres: Grant Marshall,
Andrew Vowles, Adrian Thaws
BIOGRAPHIE WIKIPEDIA
Grant Marshall alias Daddy G
Andrew Vowles alias Mushroom
Robert Del Naja alias 3-D
Massive Attack est un groupe britannique originaire de Bristol et précurseur de la musique Trip hop. Il se compose à l'origine de Robert Del Naja (3D), Grant Marshall (Daddy G), Andrew Vowles
(Mushroom) et Adrian Thaws (Tricky). Le style du groupe, toujours en avance sur son temps, va évoluer : d'abord proche du Hip-hop, du Groove voire de la Soul, il se rapprochera de la musique
électronique à la fin des années 1990.
En 1994, après la sortie de l'album Protection, Tricky quitte le groupe et mènera une carrière solo par la suite. Car il ne se verrait pas faire partie du groupe disait il.En désaccord avec
l'évolution du style musical, Mushroom a quitté le groupe à la sortie de l'album Mezzanine, en 1998
Bristol, fin des années 1980. Cameron McVey, mari et manager de la chanteuse Neneh Cherry, et aujourd'hui membre du groupe CirKus, rencontre trois jeunes DJ et producteurs issus d'un sound-system
local : The Wild Bunch. Pressentant un succès discographique possible, il leur propose d'aller en studio pour composer un disque. 3D se souvient : « Cameron McVey a senti un potentiel en nous et
il nous a proposé de travailler ça. Nous ne le voulions pas vraiment, nous n'étions pas au bon endroit pour ça et ce n'était vraiment qu'un essai, mais ça a fonctionné. » Cet essai fût baptisé
Blue Lines et il posa ni plus ni moins que les bases du grand melting pot sonore des années 1990 et du trip hop en particulier.
Mais à peine le succès consommé que les contradictions les rattrapent. Après le succès de Blue Lines, le groupe décide de prendre son indépendance vis à vis de Cameron McVey, mais sans vraiment
savoir dans quelle direction aller. Le départ de la chanteuse Shara Nelson n'arrange pas les choses. « Nous avons alors été obligé de tout reconstruire à nouveau, c'était comme un essai en
perpétuelle évolution. Ça a vraiment été très stressant car nous n'étions pas une unité cohérente de personnes qui travaillent dans la même direction ou qui ont une vision commune. Nous n'étions
pas un groupe. »
Appuyés par leur ami et producteur Nellee Hooper, confortés par des chanteurs de talent, les trois musiciens s'enferment en studio, redéfinissant à nouveau les contours de leur musique. En 1994,
l'album Protection voit le jour. Moins révolutionnaire mais d'un génie mélodique et sonore remarquable, il marque une nouvelle étape pour le groupe. Alors que beaucoup d'autres artistes se
seraient installés dans ce style confortable et terriblement en phase avec leur temps, la remise en cause et le conflit deviennent presque le mot d'ordre au sein du groupe.
En 1997, le groupe participe à la bande originale du film Le Chacal en enregistrant "Superpredators (Metal Postcard)", un morceau contenant un sample de Siouxsie And The Banshees.[1]
En 1998, paraît Mezzanine, leur troisième album. Fruit de tensions incessantes au sein du trio, il surprend par sa noirceur et ses relents post-punk. Un nouveau chef-d'œuvre mais dont la
gestation a encore une fois été pénible, aucun morceau n'ayant été vraiment composé à trois. Certains désaccords deviennent même très difficiles à gérer. « Je pense que Mezzanine a été fait avec
l'envie de créer une musique plus live, avec plus de guitare et de batterie, explique 3D. Je souhaitais m'éloigner des éléments très soulful qui faisaient notre son, car je sentais que toutes les
musiques que j'écoutais m'apportaient une certaines chaleur et sécurité. Je voulais faire quelque chose de plus froid car c'est comme cela que je me sentais. En fin de compte c'est ce qui a
provoqué le clash entre Mushroom et moi, car nous étions en total désaccord sur ce point. » Malgré tout le groupe échappe de justesse à la séparation.
Après une tournée couronnée de succès, le trio réfléchit à son quatrième album. Lassé de ne pouvoir exprimer sa sensibilité musicale, plus proche des musiques noires, Mushroom quitte le groupe en
1999, laissant Daddy G et 3D seuls aux commandes. Les deux compères décident de reprendre le concept mis en œuvre lors de l'enregistrement de Mezzanine : « Nous avons essayé, enfin c'était
probablement entièrement de ma faute, raconte 3D, nous avons essayé de prendre un grand nombre de petites boucles et d'idées qui étaient principalement basées sur un jam retro-psychédélique entre
les musiciens de Lupine Howl (ex-Spiritualized). À partir d'environ vingt heures d'enregistrements, nous avons essayé d'en extraire des petits morceaux et de les disséquer pour en faire de la
belle musique, mais ça a été un désastre complet. Nous perdions l'essence même de ces sons, leur sens. »
Construisant en vain jusqu'à quatre-vingt morceaux, les deux musiciens finissent par sentir qu'ils ne vont pas dans la bonne direction. « Nous étions en train de perdre tout intérêt dans ce que
nous faisions, explique 3D, nous avions tous deux envie de vivre des choses différentes, en dehors du groupe. » Daddy G s'éloigne alors franchement de Massive Attack, préférant se consacrer
entièrement à sa vie familiale et personnelle. Pour 3D, c'est presque un soulagement : « Honnêtement, Grant avait de bien meilleurs choses à faire, commencer une nouvelle vie a vraiment été
merveilleux pour lui. »
3D se retrouve alors seul en studio, juste épaulé par le producteur Neil Davidge, qui avait déjà œuvré sur Mezzanine. Mécontents des nouveaux morceaux, ils décident de tout recommencer à zéro. 3D : « Nous
nous sommes mis au travail avec Neil, sans trop réfléchir... nous avons commencé à programmer des boites à rythme, à jouer du clavier, utilisant des tous petits extraits des jams, pour écrire de
nouvelles chansons. C'est comme ça que l'album est né, très rapidement, entre janvier et avril 2002. » Pour ce disque, 3D a également décidé d'abandonner complètement les samples provenant
d'autres disques. Lassé par les problèmes juridiques, il affirme aussi vouloir essayer de se séparer complètement d'une culture DJ dont les techniques ont été pillées à outrance. Certains fans trouvent The
100th Window moins bon que les précédents albums et d'autres reconnaissent en lui une succession logique et réussie.
En 2006, sort leur best-of Collected, et le groupe annonce la sortie d'un nouvel album pour avril 2007 qui sera finalement repoussé pour 2009.
2005 : Danny The Dog
2006 : Collected (Delabel/ Virgin)
2009 (Février) : Weather Underground (À venir)
Cinéma & Télévision
* En 1999, la bande originale du film Matrix, inclut le morceau Dissolved Girl.
* En 2000, la bande originale du film Snatch de Guy Ritchie, inclut le morceau Angel.
* En 2005, le groupe compose la bande originale de Danny the Dog
* Fin 2007, 3D compose avec son fidèle producteur Neil Davidge la bande originale du film Battle in Seattle, ainsi que le film In prison my whole life.
* En 2007, Angel est de nouveau utilisé dans le film québécois Ma fille, mon ange.
* En 2008, le réalisateur franco-irakien Abbas Fahdel utilise le morceau Hymn of the big wheel dans la BO de son film L'Aube du monde.
* En 2008, leur titre Herculaneum apparaît au générique de fin du film Gomorra du réalisateur Matteo Garrone.
* Le morceau Teardrop issu de leur album Mezzanine est utilisé comme générique d'ouverture pour la série américaine Dr. House, également dans de nombreuses autres séries dont l'épisode 21, saison
1 de Prison Break.
* La musique du groupe a également portée la bande annonce du jeu vidéo Assassin's Creed.
Collaborations
De nombreux artistes ont gravité autour de Massive Attack, notamment :
* Tricky pour les deux premiers albums (il mènera une carrière solo par la suite) ;
* Shara Nelson pour le premier album qui quitte le groupe et poursuit une carrière solo par la suite ;
* Nicolette pour le deuxième album ;
* Sinéad O'Connor (principalement sur l'album 100th window) ;
* Craig Armstrong qui a participé aux arrangements du second album ;
* Horace Andy, une des voix les plus étonnantes du reggae, qui chante sur les albums Blue Lines, Protection, Mezzanine, et 100th Window ;
* Tracey Thorn, chanteuse d'Everything But The Girl, invitée sur Protection ;
* Liz Fraser, chanteuse des Cocteau Twins, invitée sur Mezzanine.
* Damon Albarn leader de Blur , Gorillaz , et The good, the bad and the queen,
qui fait les coeurs sur Small time shot'em up , version alternative de Small time shot away, sorti sur 100th window
Massive Attack a entraîné dans son sillage un certain nombre de groupes comme Portishead et a créé le label Melankolik pour promouvoir des nouveaux artistes britanniques (Craig Armstrong,
Alpha...).
Massive Attack est considéré comme l'un des précurseurs d'un style de musique nouveau à base de samples, le trip-hop.Le leader « 3D » est connu pour ses engagements politiques altermondialistes,
ses positions pacifistes sur le conflit irakien et sur son engagement pour le développement de l'esprit écologique mondial. Il a défrayé la chronique en 2002 par de fausses accusations de
pédophilie et de détention de drogue. Il fait défiler par ailleurs des bandes annonces pendant ses concerts pour sensibiliser le public. En 2002 , il achète une page entière du NME dédiée
normalement à la publicité avec son ami Damon Albarn aka 2D afin de sensibiliser les gens sur la guerre en Irak.
Pour le prochain album à paraître en 2008 , une liste de collaborateur ont été cités par le groupe au fils des interviews :David Andrew Sitek du groupe New-Yorkais TV on the Radio, Mike Patton
Tricky
MORCHEEBA
UK, TRIP-HOP, 1996
Jody Sternberg : Choeurs, Saxophone
Ross Godfrey : Guitare, Claviers
Paul Godfrey : D J
Membres passés
Daisy Martey : Chant (Noonday Undergroud)
Skye Edwards : Chant
Morcheeba Biography, in http://www.cduniverse.com
Though they resisted the trendy "trip-hop" label, Artist were instrumental in popularizing the dreamy, soulful, down-tempo style that characterized electronica in the mid-1990s. Artist's mainstays,
the Godfrey brothers, first established themselves as producers, then formed their own electronic music act and recruited vocalist Skye Edwards to provide the key sensual, earthy element to their
sound. The group has remained consistently productive since their '96 debut, challenging listeners with an eclectic mix of ethnic sounds, infectious pop melodies, and that ever-seductive groove.
Although Edwards left the band in 2003 to pursue her own muse, vocalist Daisey Martey has proven a worthy successor.
ARCHIVE
England, Rock Progressif Symphonique, 1994 http://www.archiveofficial.com/ http://www.myspace.com/archiveuk
Darius Keeler, Danny Griffiths, Pollard Berrier, Dave Pen, Maria Q, Smiley, Steve Harris, Jonathan Noyce
Archive est un groupe anglais de musique alternative formé autour de Darius Keeler et Danny Griffiths.
Le premier album, Londinium, sorti en 1996 est un mélange entre du trip hop très sombre (Trip hop de Bristol dans la même lignée que le premier album du groupe Massive Attack), et du rap. Malgré
son âge, Londinium est un incontournable en matière de trip hop, le chant rap sur une musique exprimentale lui donne une sonorité particulière. Beaucoup de fans ont déploré le changement de style
que le groupe a suivi après cet album.
En 1999, le groupe recrute une jeune chanteuse pour l'album Take my Head ; cet album est beaucoup plus mélodique, un mélange entre pop et trip hop symphonique.
Depuis 2001, le groupe a définitivement tourné la page du trip hop en intégrant un troisième membre, Craig Walker, qui officie en tant que chanteur et change radicalement le son en faveur d'un
rock psychédélique ou progressif.
Les albums sortis depuis sont You All Look the Same to Me (Mars 2002) Noise (Avril 2004) et Unplugged (Novembre 2004), ce dernier étant une reprise de leurs derniers morceaux en acoustique.
Craig Walker a quitté le groupe en Novembre 2004, quelques jours avant la sortie d'Unplugged.
Entre temps le groupe a aussi composé une bande originale pour le film Michel Vaillant sorti en novembre 2003.
L'identité d'Archive est dure à saisir. Vous définissez-vous plutôt comme un rock band, ou un électro-rock band ?
C'est difficile à dire. Nous sommes entre les deux ! Aujourd'hui, nous sommes plus proches du rock, mais ça n'a pas toujours été le cas. Notre son évolue tout le temps. En fait, nous sommes plutôt
un groupe de progressive rock.
Sur l'un de vos albums, l'un de vos morceaux dure 20 minutes : un choix audacieux !
Oui. Nous voulions sortir des schémas attendus. Aujourd'hui, la plupart des morceaux sont formatés. Ils ont la même durée. Du coup, leur structure est prévisible, tout le monde la connaît d'avance.
Nous aimons sortir des cases, expérimenter.
On entendait beaucoup de voix féminines sur votre précédent album. Que sont-elles devenues ?
L'une d'elle étudie l'archéologie, l'autre s'est tournée vers l'électronique... Les gens participent à nos albums et partent quand ils veulent. Nous tenons à ce concept de liberté. Nous
fonctionnons par coup de cœur. Lorsque une sorte d'alchimie se créée lors d'une rencontre, on sait que ça va fonctionner.